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Homo homini lupus, SDXmage

PGM Précision

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Actualités

Les longues épines de la rose

Les femmes n’étant pas admises dans l’infanterie, les US Marines et l’US Army n’ont pas ouvert leurs écoles de sniping aux femmes. L’US Air Force, oui. Parce qu’elle forme des gardes de bases aériennes, et non des fantassins.

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CheyTac M200


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Comme dans les mauvais western…

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Actualités, Kulchur

Tueuses

Leigh Ann Hester a tué. Armée de son M4, elle a abattu au moins un « insurgent » lors de l’attaque d’un convoi en Irak. Jeune femme MP de la Garde Nationale, elle reçut pour cet acte la Silver Star. D’autres femmes soldats américaines ont combattu, une trentaine sont mortes, certaines ont été mutilées. Voilà qui pose cruellement la question de l’entrée des femmes dans le métier des armes. Initiée par la guerre du Viêt-nam en Occident, soutenue par les politiques plus que souhaitée par les militaires, la féminisation des armées avait néanmoins connu un illustre précédent. L’URSS envoya au front plusieurs dizaines de milliers de ses filles lors de la Grande guerre patriotique. L’une d’elles se démarque.
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Lyudmila Pavlichenko s’était engagée dans l’Armée Rouge à 24 ans, pour combattre les Allemands. Jeune Ukrainienne, étudiante en Histoire à l’Université de Kiev, rien ne la prédisposait à devenir la plus grande guerrière que le monde ait portée.

Elle intégra un régiment de snipers féminines et fut envoyée, sa formation achevée, combattre à Sébastopol et à Odessa. Elle excella, tuant le chiffre astronomique de 309 soldats ennemis, dont 36 snipers.

Blessée par un tir de mortier, elle fut évacuée du front. Bardée de médailles, Lyudmila servit la propagande soviétique, auréolée de son nouveau statut d’héroïne de guerre. Elle partit pour Washington, reçut de nombreux cadeaux : Winchester, Colt… Elle devint le premier citoyen soviétique introduit à la Maison Blanche, où elle rencontra Eleanor Roosevelt.

De retour en URSS, vers 1943, Lyudmila devint instructeur et monta au grade de Major. Elle ne devait plus voir le front. Après la guerre, elle travailla comme historienne pour la marine soviétique.

Leigh comme Lyudmila prouvent-elles que l’armée peut compter dans ses rangs des femmes ?


L’homme, si l’on suit les théories freudo-jungiennes, a besoin, pour son développement personnel, d’activités qui lui sont spécifiques. Les femmes en sont impérativement exclues. La guerre est sans nul doute l’activité la plus masculinisée, celle qui permet l’affirmation de la virilité, l’ultime séparation hommes-femmes. Sauf en dernière extrémité. Quand la survie de l’entité (tribu, cité, pays…) dont elles font partie est en jeu, les femmes combattent aux côtés des hommes. Dès que la situation s’améliore, elles quittent le front et reviennent à leurs précédentes activités.

Lyudmila a œuvré principalement en 1942, période désespérée pour l’URSS, et a quitté le front en 1943, pendant la montée en puissance de l’Armée Rouge renforcée des divisions sibériennes.

De même, aucune des femmes mécaniciennes de la machine de guerre soviétique n’a conservé son poste après-guerre. Ce départ est souvent le fait des femmes elles-mêmes. Un sondage effectué auprès de 500 femmes d’une division aéroportée US suite à la Guerre du Golfe montra qu’aucune d’entre elles ne souhaitait revivre de guerre, a contrario de nombre de leurs confrères masculins…

L’attirance du mercenariat chez les soldats hommes s’explique-t’il, au moins en partie, par son insensibilité aux pressions politiques qui ont féminisé l’armée ?

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Lidiya Gudovantseva

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