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2009, année de l’astronomie

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Science

La chance aux chansons

Petit best of des chansons scientifiques publiées sur SDX au cours du temps :


Alors, pour vous, quelle est la meilleure ?

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Au suivant !

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Vrooom 2.0

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La fosse aux Shoggoth, Lecture

Lovecraft, Raël et Barzun

raelIl y a bien des raisons d’aimer une lecture. J’ai aimé celle de The Cult of Aliens Gods. HP Lovecraft and Extraterrestrial Pop Culture parce qu’elle m’a rendu joyeux et triste. Joyeux parce que les croyances de certains prêtent à rire ; triste parce qu’elles sont parfois le symptôme de quelque chose de grave.

La thèse de l’ouvrage est de montrer la filiation qu’il y a entre les récits de fiction de Lovecraft et les cultes ufologiques actuels. Elle passerait par l’intermédiaire du Matin des Magiciens de Bergier et Pauwels et de Chariots of the Gods d’Erich von Däniken. Cette généalogie pour convaincante qu’elle est sur le papier paraît un peu fragile dans les faits néanmoins. Cependant, on ne peut nier l’influence de Lovecraft sur le Matin des Magiciens de ce livre sur celui de Däniken et enfin de Chariots of the Gods sur tous ces illuminés plus ou moins fous et rigolos qui croient à une origine extra-terrestre de la vie sur terre.

La grande différence est que chez Lovecraft il s’agissait de fictions très noires où des entités telles que les Anciens ne fabriquaient l’homme que dans un but égoïste qui leur était propre. Nul altruisme extra-terrestre. Les êtres venus de l’espace sont, au contraire, pour les adeptes des cultes ufologiques — de Heaven’s Gate à Raël — des réalités bienveillantes qui ont créé l’homme à leur image pour son plus grand bien et celui de l’univers.

Ce dernier point est central. Si pour Lovecraft le cosmos nous était indifférent pour ses ultimes héritiers, il est comme le dieu des chrétiens, créateur et bon. Lovecraft est doublement trahi à la fois philosophiquement, nous venons de le voir, et épistémologiquement, car le crible pseudo-scientifique qui fait d’un dieu surnaturel un extra-terrestre matériel n’a que le badigeon du matérialisme.

L’auteur de ce livre, Jason Colavito, a recours pour expliquer ce point au grand Jacques Barzun. Citant le tout début de L’Appel de Cthulhu de Lovecraft, il en fait une lecture profonde, From Dawn to decadence de Barzun en main. C’est bien le déclin de l’Occident qui se montre dans la recherche de ce « nouvel âge de ténèbres ». La science a vaincu partout tant et si bien que du créationniste au raëlien, tous ne veulent expliquer leur croyance que par elle. Mais la science a perdu, car si tout devient objet de science, rien ne l’est plus, car elle n’est plus qu’un argument, parmi d’autres, à la foi ou aux superstitions de chacun. Cette défaite de la science est peut-être ce qui illustre le mieux cette décadence de l’Occident dont témoigne Barzun.

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Science

Rob’os

Built like a human (Image The Robot Studio)Parmi les raisons au développement relativement faible de la technique dans l’antiquité, il y a l’idée dominante à l’époque que la technè doit être une mimesis, c’est-à-dire que la technologie doit imiter la nature. Ainsi, on ne pouvait concevoir une machine volante que comme une imitation de l’oiseau, un automate que comme copie d’un être vivant.

Cette idée a freiné le développement technique, car les animaux, pour être imités dans leur fonctionnement, exigent une perfection dans la fabrication des organes qui nécessitent des connaissances et des savoir-faire dont on ne disposait ni à l’époque ni encore dans un passé récent.

Le grand développement technique commencé à la Renaissance s’est fait justement en rompant avec cette idée d’imitation de la nature. Cette cassure entre la technique et l’imitation s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Ainsi, aujourd’hui, l’avion ne vole pas comme un oiseau — l’hélicoptère encore moins — les robots ont des vérins et des rouages qui n’ont rien de commun avec les modèles vivants, etc. Les progrès les plus récents pourraient rendre cela caduc et réhabiliter la mimesis comme force dominante du progrès scientifique.


Like looking in the mirror (Image The Robot Studio)Eccerobot illustre fort bien ce possible tournant. Eccerobot est un robot doté d’un squelette construit sur le modèle du squelette humain et dont les servomoteurs agissent sur des muscles qui se contractent comme le font ceux d’un être vivant. Cette machine « anthropomimétique » montre sans doute la voie que prendra non seulement la robotique, mais certainement aussi d’autres domaines.

La mimétique qui avait été une impasse avec les moyens imparfaits de l’antiquité et du Moyen-Âge pourrait donc devenir le moteur d’une révolution technique sans pareil.

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