Archive de satanisme
Vous explorez les archives pour satanisme.
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En effet, la haine est une liqueur précieuse, un poison plus cher que celui des Borgia, – car il est fait avec notre sang, notre santé, notre sommeil, et les deux tiers de notre amour! Il faut en être avare!
Au détour de ma lecture de l’excellent blog Documents je suis tombé sur deux remarques fort judicieuses à propos du black metal, genre musical que j’affectionne comme mes lecteurs ont pu s’en rendre compte à de multiple reprises.
La première de ces deux réflexions concerne la place de la haine dans ce courant musical. Inutile de le rappeler, le black metal se veut — non sans succès parfois — une mise en musique de la haine. Walter de Documents, s’opposant à Baudelaire dont il cite le passage que nous faisons figurer en exergue, note que cette haine perd de sa force et de sa pertinence artistique quand au lieu d’être dirigée vers tout et tous (y compris soi-même — surtout soi-même — suis-je tenté de préciser), elle n’a qu’un objet simple, que ce soit une race, la religion ou un groupe politique.
En effet la haine d’un groupe exclusivement des autres, de soi ou de ceux auxquels on s’identifie, n’est qu’un sentiment banal. Elle est une petite haine qui s’accompagne d’une petite adhésion à un clan, une petite docilité à l’égard de son groupe. La haine pour être source d’art se doit d’être parfaite, absolue, sinon, elle n’est que ressentiment.
C’est justement ce ressentiment à l’égard du christianisme qui fait l’objet de la seconde réflexion de Walter. Il y voit une réaction puérile et inintéressante. Pire, ce ressentiment empêche de saisir ce qu’il y a de tragique (et par la même de si proche de l’esprit profond du black metal) dans le christianisme. Pour le dire autrement, le satanisme, dont se réclame beaucoup de groupes de black metal, n’est fécond que quand il part de cette compréhension tragique de l’esprit du christianisme. Sinon, il tombe dans le kitch et la pose, ce qui n’interdit pas le talent, mais le gâche.
En 1998 le chanteur danois King Diamond sort un album concept consacré au sympathique culte haïtien. L’histoire se passe en 1932 et narre les déboires de la famille Lafayette, qui s’installe dans une vieille maison coloniale bâtie près d’un cimetière vaudou. Horripilée par le bruit des cérémonies s’y déroulant, la famille décide de détruire le cimetière, ce qui déclenchera une série d’événements horrifiques.
Cet album est fort accessible dans la production de notre danois maboul, car très Thrash et agrémenté de la présence de Dimebag Darell de Pantera. La chanson éponyme et ses tambours est une tuerie, sur de nombreux titres les riffs rappellent le meilleur Metallica.
Avec ça, vous êtes armé pour pourrir les vacances de votre voisin de plage qui carbure aux Pussycat dolls.