Archive de QI

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Science

Civilisation et évolution

sdx_screenshot_01Le site officiel accompagnant la prochaine publication du livre de Greg Cochran et d’Henry Harpending vient d’être mis en ligne. The 10,000 Year Explosion : How Civilization Accelerated Human Evolution doit sortir dans une petite dizaine de jours et portera, comme son titre l’indique, sur l’influence de la culture sur l’évolution biologique.

En voici la table des matière :

  • Overview: Conventional Wisdom
  • The Neanderthal Within
  • Agriculture: The Big Change
  • Consequences of Agriculture
  • Gene Flow
  • Expansions
  • Medieval Evolution: How The Ashkenazi Jews Got Their Smarts
  • Conclusion

Autant de titres de chapitres, autant de sujets de polémique et de raisons de supposer que le livre ne sera jamais traduit en français. Je n’ose imaginer ce qui se dira à propos du dernier chapitre, par exemple, où il est expliqué, par la prédation religieuse et raciale, que la sélection naturelle a amené les juifs ashkénazes à avoir le QI moyen le plus élevé de tous les groupes ethniques…

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Guerre, Homo homini lupus, Zeitgeist

QI et survie au combat

Parmi les nombreuses questions que se posent ceux qui écrivent sur la guerre, celle qui porte sur ce qui fait que l’on survit ou non est l’une des plus fondamentales. Janie Corleya, Jeremy A. Crangb et Ian J. Dear ont apporté quelques éléments de réponse dans un récent article paru sur ScienceDirect : « Childhood IQ and in-service mortality in Scottish Army personnel during World War II ».

Il s’agit pour les auteurs de découvrir l’impact possible de l’intelligence sur les chances de survie. Pour ce faire, ils ont comparé les statistiques de QI établies en 1932 pour les enfants écossais nés en 1921 avec les registres de pertes de l’armée anglaise.

Le résultat est ambigu. D’un côté, parmi les morts, ceux qui ont un QI plus élevé que la moyenne sont surreprésentés, mais, ils le sont aussi parmi ceux qui n’ont pas participé à la guerre (et qui lui ont donc survécu).

Les explications sont multiples. Il est possible que certaines missions, plus dangereuses que d’autres, soient confiées à des soldats particulièrement dégourdis. D’autre part, il doit y avoir une surreprésentation des plus intelligents parmi les officiers, lesquels ont, dans certaines armées, des taux de pertes plus élevés que ceux de la troupe. Ces deux points peuvent expliquer que le QI n’aide pas les soldats à survivre ou, plutôt, qu’il les surexpose au risque.

En revanche, un QI élevé assure, en général — nous restons dans le domaine de la statistique —, un métier plus qualifié que celui obtenu pour un QI plutôt bas. Or, en temps de guerre, on remplace, afin de les envoyer au front, les employés peu qualifiés par des femmes, mais on laisse les plus qualifiés à leurs postes afin d’assurer la continuité de la production sans avoir à former des femmes.

Cela signifie aussi que les personnes ayant un haut QI, mais s’étant consacrées à des activités intellectuelles étrangères à la production, sont sans doute destinées à aller au front. Il y a des jours où certains ont dû se dire qu’ils auraient mieux fait d’être ingénieurs que professeurs de grec…

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Actualités

Cerveau et pauvreté

Des chercheurs de l’université de Berkeley semblent avoir démontré, dans une étude en attente de publication, que le cerveau des enfants varie dans son fonctionnement suivant le revenu de leurs parents.

Helen Wills du Neuroscience Institute et de la School of Public Health rapporte ainsi que des enfants ne différant que par leurs statut socio-économiques montrent des différences notables dans le fonctionnement de leur cortex préfrontal, lequel joue un rôle majeur dans la résolution de problème et la créativité.

Robert Knight, professeur de psychologie et directeur du Neuroscience Institute, explique :

Les enfants du plus bas niveau socio-économique ont des cerveaux dont les motifs physiologiques sont similaires à ceux d’un adulte qui aurait des dommages dans le lobe frontal. Nous avons constaté que les enfants sont plus susceptibles d’avoir un faible taux de réponse si ils ont un faible statut socio-économique, mais tous ceux qui sont pauvres n’ont pas cette faible réponse du lobe frontal.

[...]

C’est un signal d’alarme. Ce n’est pas simplement que les enfants les plus pauvres sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de santé, mais ils pourraient ne pas être parvenir au plein développement de leur cerveau du fait du stress et de l’environnement relativement appauvri qui va de pair avec un faible statut socio-économique : moins de livres, moins de lecture, moins de jeux, moins de des visites de musées.

[...]

Ce n’est pas définitif. Nous pensons que, grâce à une intervention adéquate et à la formation, vous pouvez obtenir à la fois l’amélioration du comportement et des indices physiologiques.

On notera que l’on passe vite d’un premier paragraphe descriptif à deux autres qui sont de l’ordre du normatif. Non seulement, il faut fonder la politique sur la science, mais cela justifie l’intervention de l’Etat et la mise en tutelle bienveillante des plus pauvres. Leur mise en tutelle pour leur bien, mais avec les moyens de l’Etat, c’est-à-dire au détriment des autres.

En somme, l’utilisation politique de cette étude que l’on voit déjà se dessiner avant même qu’elle ne soit publiée, réussit le tour de force de faire passer les pauvres pour des demeurés tout en insinuant que les autres sont des salauds de ne pas les aider à ne pas l’être.

Source : Science Daily.

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Science, Zeitgeist

Sélection sexuelle et intelligence

belle geek
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Actualités

Le second enfant de Julie Peterson

Privée du sperme de son donneur préféré, au nom de la lutte contre la vache folle, Julie Peterson, ex-playmate février 87 de Playboy, ne décolère pas et part pour le Danemark…

Julie Peterson
Aujourd’hui âgée de 43 ans, Julie Peterson a derrière elle une carrière qui va bien au-delà d’avoir posée pour finir dénudée sur papier glacé. Elle est devenue un médecin spécialiste en chiropraxie (en février 2002, 15 ans après avoir été la playmate du mois, elle est nommée chiropraticienne de l’année) et l’animatrice de show sur CNN. En somme, une femme accomplie à la carrière bien remplie. Il lui manquait juste une chose arrivée à 40 ans : un enfant. Mais comme c’est une femme indépendante, vouloir un enfant ne signifiait pas être la femme d’un homme.

Elle a donc sélectionné un donneur de sperme sur des critères assez stricts, parmi lesquels l’origine ethnique et le QI — elle est membre de Mensa — ont joué un rôle majeur.

Il se trouve que son donneur est danois (la même origine ethnique que la sienne, donc), mais que, dans le cadre de la lutte contre la maladie de Creutzfeldt-Jakob — et bien que les chance de contracter cette maladie ainsi soient infimes — les banques de sperme américaines ne peuvent plus importer de sperme venant d’Europe (on veut même étendre cela aux donneurs américains ayant séjourné en Europe plus de trois mois !)… D’où la situation de Julie Peterson qui ne peut donner de frère ou de sœur du même père à l’enfant qu’elle a déjà eu de lui il y a deux ans.

Mais plus largement, cela crée une très forte hausse des prix du marché. Les donneurs scandinaves sont très demandés (pour des raisons d’apparence physique et de QI moyen) ; les stocks congelés par les banques américaines sont devenus de véritables trésors. On dit souvent, ironiquement, que mis à part Ikea et Nokia, les pays Scandinaves ne produisent que du Black Metal, eh bien c’est faux, ils exportent aussi leur patrimoine génétique !

Malheureusement pour Julie Peterson, le sperme de son donneur n’est plus en stock et pour ne pas avoir à renoncer à un second enfant de la même lignée génétique, elle est partie pour le Danemark. Bien sûr, en France tout cela paraîtra fantaisiste, absurde ou marginal, mais il n’en est rien là-bas (et dans mal d’autres endroits). Alors, qui a raison de notre morale ou de leurs pratiques ?

Source : The Washington Post.

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Science, Zeitgeist

Le bonheur rend aveugle (et inversement)

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Psychologists at the University of Virginia and the University of Plymouth in the UK have conducted experimental research that contrasts with the belief that happy children are the best learners. The findings, in the journal Developmental Science, indicate that where attention to detail is required, happy children may be at a disadvantage.

Ce n’est pas, en soi, surprenant. Déjà dans le livre de Qohélet on pouvait lire « plus de sagesse, plus de malheur » et l’idée que les esprits mélancoliques sont supérieurs aux autres se trouvent tout au long des grands textes classiques.
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