Archive de Papouasie-Nouvelle-Guinée
Vous explorez les archives pour Papouasie-Nouvelle-Guinée.
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ABC News nous apprend que dans la région de Gimi, en Papouasie Nouvelle-Guinée, des femmes auraient pris la décision de tuer leurs nouveau-nés mâles afin de mettre fin à un de ces interminables conflits tribaux dont la Papouasie a le secret.
Fin novembre, lors de négociations de paix, deux femmes, Rona Luke et Kipiyona Belas, ont révélé cette pratique de l’infanticide. Le nombre d’enfants tués n’a pu être précisé, mais le résultat aurait été atteint puisque ce conflit qui a débuté en 1986 pour une affaire de sorcellerie s’achemine vers son terme.
Voilà les faits.
L’histoire est intéressante, mais elle ne peut que laisser dubitatif.
Tout d’abord, les pertes humaines dans ce type de conflits tribaux ne sont que rarement considérables. Les maladies frappent bien plus durement que les armes ennemies. De plus, ces morts et cette façon de mourir font partie d’une certaine normalité. Certes, papoue ou non, une femme qui perd son fils sera extrêmement triste, mais en quoi tuer son enfant est-il un remède à la douleur d’une mort hypothétique ?
Ensuite, peut-on imaginer que cet infanticide ait été suffisant pour mettre un terme à ce conflit ? Il faut en douter à moins de supposer qu’il ait été des plus répandus. Or, cela se serait depuis bien longtemps et sans doute les hommes auraient-ils réagi. Et puis, il est difficile de concevoir que toute les femmes, ou une grande partie d’entre elles, agissent en bloc pour tuer leurs fils.
En somme, même s’il faut se garder d’une image trop positive des sociétés primitives, cette histoire n’est franchement pas très crédible.
Quelqu’un aurait-il des éléments à apporter ?
J’aimais bien l’explication de la disparition de l’homme de Neandertal qu’avait trouvé Simon Underdown… Je trouvais que ça avait presque une allure biblique : Qui a vécu par l’épée périra par l’épée… Enfin, en l’occurrence, c’était plutôt : Qui a vécu en bouffant son voisin, périra par les prions ! Bon, je n’y croyait pas plus que ça, car, des hypothèses, il y en a des dizaines tous les jours sur les sujets, mais je dois reconnaître que la réfutation semble sans appel. Cela dit, ce n’était qu’une hypothèse, nous sommes donc là dans le jeu normal de la science qui progresse.

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Pourquoi, diable, l’homme de Neandertal a-t-il disparu ? Voilà une sacrée question. Est-ce la conséquence d’un changement climatique ? Le fruit, amer, de guerres intra ou interspécifique ? Le résultat de la concurrence avec plus moderne que lui ? L’aboutissement de terribles épidémies ? Les explications possibles sont nombreuses et ce n’est pas d’en rajouter une qui va arranger cela…

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Le nationalisme,
c’est la guerre !
François Mitterrand, au parlement européen, le 17 janvier 1995.
Et qu’est-ce donc que le nationalisme sinon l’exaltation déraisonnable de la solidarité (c’est-à-dire de l’altruisme réciproque) qui règne (parfois de façon exclusive) au sein d’un groupe partageant une origine commune ?

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Margaret Marabe, a known local activist in PNG, carried out an awareness campaign in the Tari area of the Southern Highlands earlier this year.
»I saw three people with my own eyes. When they got very sick and people could not look after them, they buried them, » she told reporters.
She described how one person called out « mama, mama » as the soil was being shovelled over their head.
Pour lutter contre le SIDA, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, on enterre vivants les malades. Et pour faire bonne mesure, on torture et on assassine des femmes accusées d’être des sorcières responsables de cette maladie.
Médecine traditionnelle, je suppose.
Source : BBC.
Il faut savoir que la guerre est ce qui est commun, et qu’elle est éprise de justice ; ainsi, toutes choses sont engendrées et rendues nécessaires par la discorde.
Héraclite, frag. 41 (= M 28 = DK B80).
Il y a des images qui marquent et que l’on n’oublie pas. Il y a à peu près 20 ans, j’ai vu, dans un ouvrage consacré au phénomène de la guerre chez les primitifs, une photographie d’affrontement entre tribus de Papouasie-Nouvelle-Guinée, prise dans les années 50, je crois. Plus tard, quand je me suis intéressé à l’histoire militaire, je me suis toujours aidé, pour comprendre ce que je lisais, du souvenir que j’avais de cette photo.

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