Archive de organe
Vous explorez les archives pour organe.
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Le projet Miruko allie œil artificiel, réalité augmentée, jeu interactif. Étrange système que ce Miruko, où un œil autonome scane le monde en suppléance de votre vision, fixe les visages, les reconnaît, les analyse et les classe. Sans pudeur ni retenue.

Richard Batista, neurochirurgien, a donné un rein à son épouse en 2001, après l’échec d’une précédente transplantation. D’après lui, elle l’a récompensé de sa générosité en le trompant avec son thérapeute.Il a demandé le divorce en 2005, et prétend que [son épouse] ne le laisse pas voir leur trois enfants. Alors il réclame un million et demi de dollars, ou la restitution du rein.
Bien qu’un tel cas ne soit pas envisageable en France — les dons d’organe étant (officiellement en tous cas) anonymes — voilà une affaire qui passionnera les plus romantiques, intéressera les plus libéraux et comblera les amateurs de justice scabreuse.
Source : NY Daily News.
Des chirurgiens, des avocats et des philosophes de 78 pays ont dit « non » (non !) au tourisme de la transplantation. Il est jugé immoral que les riches occidentaux achètent des organes à de pauvres gens de l’hémisphère Sud… Voilà qui est une belle décision morale, reste à savoir si les donneurs potentiels qui ne recevront pas d’argent et si les transplantés en attente qui mourront faute d’organe en seront si heureux.
L’impératif catégorique kantien a pourtant ses limites. Cette décision est, certes, moralement défendable sur le terrain général de la soumission des pays du Sud à ceux du Nord ou que sais-je encore, mais elle l’est, sans doute, beaucoup moins dans chaque particulier. L’éthique et la morale sont des notions personnelles et personne d’autre, en dehors des religions constituées pour leurs fidèles, ne devrait décider à la place des individus.
Lutter contre ce marché international des organes ne peut guère avoir que deux conséquences, en augmentant les coûts : l’interdire aux demandeurs d’organes les moins riches et rendre éventuellement rentable le « vol » d’organes.
Maintenant, cela ne veut pas dire pour autant que cette pratique est « morale », ni qu’il n’y a pas quelque chose de l’ordre du cannibalisme (je dis ça dans un bête but de provocation), mais je ne vois pas de solutions. Les portes que la science ouvre ne peuvent guère être refermées par l’indignation morale, voilà tout.
Source : New Scientist.