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Simon James de l’université de Leicester en Angleterre a fait une intéressante hypothèse concernant la mort de vingt soldats romains découverts lors de travaux archéologiques sur le site de l’ancienne Doura Europos dans les années 30. Ce site se trouve aujourd’hui en Syrie, sur l’Euphrate.
Ces hommes étaient tous dans une contre-mine creusée sous les murs de la ville alors que l’armée romaine y était assiégée en 256. Jusque-là, il avait été supposé qu’ils étaient morts ensevelis dans l’effondrement de leur contre-mine.

S’appuyant sur le fait qu’une jarre contenant de la poix ainsi que des cristaux de soufre avaient été découvert au même endroit, Simon James fait la supposition que les Perses ont utilisé ces deux composés pour produire du dioxyde de souffre afin de tuer les hommes présents dans la contre-mine, mais aussi pour la neutraliser le temps que l’incendie qu’ils avaient allumé puisse faire s’écrouler leur propre mine ainsi que le mur sous lequel elle avait été creusée.
Cet usage d’une arme « chimique » n’est pas nécessairement surprenant à cette époque. On a d’autres traces, y compris d’armes « biologiques » avec l’emploi de cadavres contaminés comme projectiles de catapulte lors de sièges, par exemple.
Source : Scientific American.