Archive de Mexifornia

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Actualités

Les Etats-Désunis

igorIgor Panarin est un ancien du KGB. Il a commencé à y travailler en 1976. Aujourd’hui, il est docteur en science politique et enseigne aux futurs diplomates de la renaissante Russie postsoviétique.

Sans doute serait-il resté dans l’ombre avec les autres hommes de l’ombre s’il n’avait pas défendu une thèse qui heurte quelque peu le sens commun : les Etats-Unis sont destinés, selon lui, à s’effondrer, ou plutôt à être divisés, d’ici 2010 (ce qui est relativement court, convenons-en). En fait, cela aurait lieu fin juin. Au plus tard, début juillet. C’est précis.

Bien sûr, cela peut prêter à sourire, cependant, il ne faut pas omettre de prendre trois éléments en compte :

  1. la chute de l’URSS paraissait tout aussi hypothétique quelques années auparavant qu’elle n’advienne et Igor Panarin a raison de rappeler la solitude dans laquelle s’était retrouvé Emmanuel Todd lorsqu’il l’avait annoncé ;
  2. les arguments d’Igor Panarin ne sont pas absurdes en tant que tels. Ils rejoignent même les angoisses d’un Samuel Huntington récemment disparu ou d’un Victor D. Hanson (Mexifornia, etc.). Ces deux grands penseurs américains ont décrit en quoi le changement de population ne pouvait pas ne pas avoir de conséquences sur le destin des Etats-Unis ;
  3. la « prédiction » d’Igor Panarin n’est pas seulement une prédiction. Elle est aussi un acte politique s’inscrivant dans le cadre général de la politique de la nouvelle Russie à l’égard des Etats-Unis. En cela, elle doit être tout particulièrement prise au sérieux.

mexiforniaLe premier de ces trois points est à la fois le plus vrai et le plus contestable. Le plus vrai parce qu’en effet si les événements futurs sont le fruit nécessaire des causes présentes, celles-là sont souvent si mal connues que les conséquences qui en découleront sont humainement impossibles à déterminer. De plus, l’URSS étant un état centralisé, il suffisait d’un bouleversement à la tête pour que tout change en un instant. Il n’en va pas du tout de même avec les E.-U. Du moins pas encore, mais, sans doute, de ce point de vue, faut-il craindre le pire du new dealisme obamien. Enfin, quel que soit l’événement, aussi improbable soit-il, on trouvera toujours, a posteriori, un Todd qui l’aura prévu…

Le second point est le plus intéressant, car il met le doigt sur une chose évidente : les E.-U. subissent une mutation des plus rapides. Je lisais récemment, à propos de Providence, RI, la ville du très WASP Lovecraft, une ville au cœur de l’histoire des E.-U., que déjà dans les années 1920, les deux tiers de sa population étaient nés à l’étranger (ou de parents nés à l’étranger). Aujourd’hui encore, un quart de la population est né à l’étranger. Faut-il rappeler, aussi, que dans de nombreuses villes, les « minorités » représentent jusqu’au deux tiers de la population totale ? Autant dire que trouver un Américain — au sens où Lovecraft était américain — est encore plus difficile que d’attraper le Bigfoot. Or, il va de soi qu’à population différente, histoire différente et qu’à histoire différente, visions politiques et intérêts différents.

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Les Etats-Désunis que dépeint Igor Panarin deviennent, de ce point de vue, une possibilité, bien que je ne crois pas que ce soit la plus probable. Mais la probabilité de l’hypothèse n’est sans doute pas ce qui motive le plus son auteur pour l’avancer tel quel. C’est, je crois, un acte politique et c’est pour cela que je pense que le troisième point est le plus révélateur. Non pas tant révélateur du futur des E.-U. que des ambitions politiques de la Russie.

Reste que cette carte reflète d’abord et avant tout une peur latente chez les Américains, les derniers Américains.

Source : The Wall Street Journal.

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Kulchur

La mort de Samuel Huntington

102901_Huntington_Samuel_4Samuel Huntington est mort le 24 décembre à l’âge de 81 ans. Auteur de 17 livres et de plus de 90 articles il était une autorité — au sens le plus du terme, celui qui n’a plus guère de sens de ce côté-ci de l’Atlantique — reconnue, un homme estimé et un chercheur respecté.

En Europe, il a été mal lu, mal compris, peu traduit et caricaturé au possible. De lui, on n’a voulu retenir que le « choc des civilisations », un concept dans lequel les social-démocraties européennes ont voulu placer toutes leurs peurs et par lequel elles ont voulu justifier de toutes leurs inactions pour ne pas dire leurs lâchetés. Est-il nécessaire de rappeler que son évocation fut aussi un excellent moyen pour dévoiler les imbéciles ?

Peut-être était-il un vivant qui s’adressait aux morts et c’est les morts qu’il vient de rejoindre.

Source : Harvard University Gazette.

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Actualités, Homo homini lupus

La guérilla américano-mexicaine

gojoeLa liberté d’expression qui règne aux Etats-Unis est vraiment quelque chose de… frappant. Vous regarderez la vidéo qui suit, on y voit des militants d’un groupe d’extrême-gauche hispanophone, Humanos Derechos, détruire l’effigie du shérif Arpaio du comté de Maricopa , AZ, et qui ne semble pas inquiété pour autant (alors que même sous la forme d’une piñata, cela revient à mimer le meurtre d’une personne vivante que l’on dit haïr, autant dire que c’est un appel direct au meurtre).

Toucher un agent de l’Etat, même en effigie ! Inimaginable en France :


Même Anne Denogean, du Tucson Citizen, une adversaire farouche d’Arpaio, est choquée et se demande bien jusqu’où tout cela pourrait bien aller.

arpaioEn face, les supporters d’Arpaio se sont contentés de brûler des drapeaux mexicains, ce qui est infiniment plus défendable dans la forme, mais qui sur le fond n’est pas beaucoup moins contestable. En fait, ce qui se passe là-bas illustre d’une façon peut-être plus criante qu’ailleurs le changement de population par substitution. En effet, de vastes et nombreuses zones du Sud-Ouest des Etats-Unis sont désormais peuplées majoritairement, quand ce n’est pas exclusivement, d’hispanophones installés très récemment et qui, souvent, n’ont même pas de statut légal ni aucune connaissance de la langue anglaise.

Au nom du politiquement correct et de la simple logique pratique, tout le personnel officiel (fédéral ou local) de ces zones est issu de la communauté hispanophone et ne parle souvent quasiment plus que l’espagnol. Autant dire que les gringos n’y sont plus forcément les bienvenus…

Les E.-U. ont conquis ces régions sur le Mexique à la suite d’une terrible guerre (1846-1848), aujourd’hui, ils sont en train de perdre ces territoires pour des raisons démographiques. Déjà, à la suite de V. D. Hanson, on parle de Mexifornia… Si Obama n’est pas élu cette fois, il n’y aura peut-être jamais de président noir, car le prochain sera peut-être bien un chicano.

Source : Tucson Citizen (voir aussi la notice wiki d’Arpaio).

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Vidéos

La Raza

Qui hubo aquí estoy and soy Kid Frost
Yo soy jefe matón yes the Big Boss
My gun is loaded
is full of balas
I put it in your face so U won’t say ‘Nada’
Vatos cholos you call as what you will
You say we are assessins si U wanna kill
Is it my blood be a nastyboy and go
Si en da street hold all betters
Chicanos and i’m brown and proud
Guantes chingazos simon se desquitan
Rigth now in the dirt
What’s da matter? Are you afraid, you gonna get hurt?
I’m with my homeboys, — my camaradas
Keepin’ back my millaje, y pa mi no valen nada
Yo soy chingón ese
Like Al Caponne ese
Controlo todo so never try to swept me
Some of you don’t know what’s happenin’ que pasa
it’s not for you, anyway…
Cuz this is for La Raza…

(Chorus)
This for La Raza, Raza… (x 2)

The form to I’m speakin’ is no descaro
Y sabes que loco? Yo soy muy malo
Tu no sabes nada y yo vienes haloh
you’ve been hit in the head to many times with a palo
Still you are trying to act cool, with that shit no
you are so cool that i’m going to call you a culo
Is just the big we can takin’ and ever
… you’re the lava
Your own barrio isn’t backin’ wa
Be just lookin’ your ass
And call to your prover
And so I’m lookin’ aleft es lo que pasa…
he he… yeah… this is for La Raza…
Raza, raza…

Crusin’ en la calle, I hate for the bolo
No want to go with me, so I have to go solo
And when I go out alone… attack
I touch all that cheladas when I don’t wanna absttrack
Everytime that I pack my Piece I pull all that quick
All the nazis desease
Just like a song when the 18 bullet
Got my finger on a trigger, I’m not afraid to pull it
If this bara had a not say ‘mafiosos’
When you pull it away, no seas stupid, eres baboso
some of you don’t you know what’s happenin’ que pasa… yeah…

This is for La Raza…
Raza… x 2

En écho à ceci

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Economie, Suburbia, Zeitgeist

Cyberfornia plutôt que Mexifornia ?

CyberforniaIl y a, au fond, que deux attitudes possibles face au besoin de main-d’œuvre : l’immigration ou la robotisation. Le Japon a choisi la seconde et les E.-U. pourraient abandonner la première pour faire de même. En effet, ce que Victor Davis Hanson a appelé la Mexifornia ne cesse d’inquiéter un nombre croissant d’Américains. La robotisation du ramassage des fruits en Californie pourrait entraîner un changement radical de paradigme. En effet, cette activité crée un immense besoin de main-d’œuvre bon marché et justifie donc la venue massive de Mexicains et, plus largement, d’Hispano-américains. Sans elle, il est très possible que la tendance générale subisse un fléchissement, mais cela sera-t-il suffisant pour éviter que la guerre américano-mexicaine revienne sur le devant de la scène ?

Source : Wired.

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