Archive de médecine
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HealthMap brings together disparate data sources to achieve a unified and comprehensive view of the current global state of infectious diseases and their effect on human and animal health. This freely available Web site integrates outbreak data of varying reliability, ranging from news sources (such as Google News) to curated personal accounts (such as ProMED) to validated official alerts (such as World Health Organization). Through an automated text processing system, the data is aggregated by disease and displayed by location for user-friendly access to the original alert. HealthMap provides a jumping-off point for real-time information on emerging infectious diseases and has particular interest for public health officials and international travelers.
L’actualité des épidémies dans le monde et dans différentes langues (bien sûr, en anglais, il y a beaucoup plus d’information), affichée en temps réel sur une carte grâce à Google map… Jamais nous n’avons été aussi informé sur tout.
Source : Health Map.
Des chirurgiens, des avocats et des philosophes de 78 pays ont dit « non » (non !) au tourisme de la transplantation. Il est jugé immoral que les riches occidentaux achètent des organes à de pauvres gens de l’hémisphère Sud… Voilà qui est une belle décision morale, reste à savoir si les donneurs potentiels qui ne recevront pas d’argent et si les transplantés en attente qui mourront faute d’organe en seront si heureux.
L’impératif catégorique kantien a pourtant ses limites. Cette décision est, certes, moralement défendable sur le terrain général de la soumission des pays du Sud à ceux du Nord ou que sais-je encore, mais elle l’est, sans doute, beaucoup moins dans chaque particulier. L’éthique et la morale sont des notions personnelles et personne d’autre, en dehors des religions constituées pour leurs fidèles, ne devrait décider à la place des individus.
Lutter contre ce marché international des organes ne peut guère avoir que deux conséquences, en augmentant les coûts : l’interdire aux demandeurs d’organes les moins riches et rendre éventuellement rentable le « vol » d’organes.
Maintenant, cela ne veut pas dire pour autant que cette pratique est « morale », ni qu’il n’y a pas quelque chose de l’ordre du cannibalisme (je dis ça dans un bête but de provocation), mais je ne vois pas de solutions. Les portes que la science ouvre ne peuvent guère être refermées par l’indignation morale, voilà tout.
Source : New Scientist.