Archive de jeu flash
Vous explorez les archives pour jeu flash.
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— La meilleure stratégie est celle qui permet d’atteindre ses objectifs sans avoir à se battre.— Fastoche !
(Sun Tzu et Olaiv, « Dialogues constructifs », inédit)
Le 30 janvier dernier, Monsieur SDX s’enthousiasmait pour un jeu en ligne que lui avait conseillé votre serviteur : La Brute. Le principe en est simple : créez un personnage et faites le évoluer (amélioration des caractéristiques physiques et du matériel) en le faisant combattre trois fois par jour. Chaque combat rapporte des points, la perception d’un nombre de points donné permettant de changer de niveau et acquérir des caractéristiques supérieures.
L’auteur écrivait alors que ce jeu est fondé « presque exclusivement sur le hasard ». La seule place pour la volonté se résumait 1° au choix des adversaires de combat, 2° (s’agissant toutefois d’une volonté tierce) au nombre d’élèves, étant précisé que la possession d’élèves permet également d’évoluer, selon le même système de points d’expérience que le simple combat. En effet, contrairement à la quasi-totalité des jeux de combat, aucune intervention du joueur n’est possible durant le combat, qui se déroule, tel un match de catch, selon un scénario qui paraît écrit à l’avance.
Cependant, si Monsieur SDX avait justement opposé le hasard et la volonté, il manquait à son analyse le dernier pan du triptyque : le déterminisme. La bête chaîne des causes et des conséquences, sur laquelle n’ont prise ni la bonne fortune, ni le bon vouloir. Or, ce déterminisme est en réalité LE moteur du jeu. Pourquoi ?
La population des Brutes s’élève vraisemblablement à plusieurs centaines de milliers, dont plusieurs dizaines de milliers pour chacun des niveaux inférieurs. Chaque jour, le joueur se voit proposer un certain nombre de combats parmi les Brutes de même niveau que lui (3 combats par jour x 6 propositions d’adversaires d’un niveau équivalent = 18 adversaires potentiels par jour). Le joueur peut également sélectionner lui-même son adversaire au travers d’un moteur de recherche. Cette dernière hypothèse sera considérée comme marginale comme n’ayant pas un intérêt dingue (sauf à repérer des Brutes de même niveau mais inférieures en terme de caractères physiques ou mal dotées en armes et à n’affronter QUE ces Brutes). Le joueur moyen affrontant donc chaque jour trois Brutes proposées, d’une manière que l’on considérera (à tort naturellement) comme équitable (et non hasardeuse), il a, à terme, à peu près le même potentiel d’évolution que tous les autres joueurs, après avoir compris comment sélectionner ses adversaires parmi ceux proposés par la machine (exemple : un personnage peu doté en vitalité devra éviter les adversaires dotés d’un ours), soit un potentiel de victoire d’environ 50%, d’où une évolution régulière prévisible. De surcroît, un combat perdu rapportant également des points (1 point par défaite, 2 points par victoire), le rôle de la défaite est marginal, et le devenir d’un perdant chronique ne serait pas différent de celui d’un abonné à la victoire, sinon en terme de timing.
Cette évolution est justement la pierre angulaire de l’histoire. Pourquoi jouer à un tel jeu ? Pour faire évoluer son personnage, monter dans les classements, obtenir des armes supplémentaires ou des caractéristiques améliorées. Le moteur du jeu réside dans l’espoir du joueur d’obtenir, qui une hallebarde, qui un ours de combat, et devenir un Achille numérique. Or, l’attribution des améliorations est tout sauf aléatoire.
La création d’un personnage, doté d’un pseudonyme, génère l’attribution d’un numéro d’identité. A partir de ce numéro d’identité, il est possible de savoir d’avance quels seront 1° son apparence standard (bien qu’il soit possible, à la création du personnage, de modifier cette apparence selon ses propres perversion — notons d’ailleurs que la Brute de SDX ressemble furieusement à un personnage de manga), 2° ses caractéristiques physiques et son équipement de base, 3° ses perspectives d’évolution, du niveau 2 au niveau 1000. Un certain nombre de moteurs en ligne proposent ce « service », plutôt désespérant à vrai dire, comme ce site-ci.
Quelle est donc la place de la volonté ? Elle n’existe pas. Dans le principe est le pseudo, et le pseudo est tout. Le pseudonyme est à la Brute un souverain bien plus absolu que le gêne ne l’est au phénome, l’environnement et l’aléa étant totalement bannis. Le choix de l’adversaire, le nombre d’élèves, ne sont que des accidents dont le seul effet est d’avancer ou de retarder une évolution inexorable vers une apothéose bien hypothétique, puisque le jeu a été approprié par ceux que l’on pourrait appeler des tricheurs (ceux qui utilisent un bot pour se créer des centaines d’élèves par minute, donc vivent dans un temps accéléré par rapport aux joueurs « honnêtes », c’est-à-dire trop bêtes pour maîtriser l’outil) si toutefois il y avait des règles.
Alors si, comme l’écrivait SDX, ce jeu illustre « une certaine vision des lois d’airain de l’hérédité », il est bien éloigné du struggle for life darwinien. A la fin, tout le monde survivra et continuera, pour les siècles des siècles, à se mettre sur la gueule, à moins qu’une tempête venue du Poitou ne vienne, pour notre bien à tous, nous priver de ce petit espace d’absence totale de liberté.
I love Traffic est un simulateur en Flash de gestion d’un petit réseau routier. Vous contrôlez le passage au vert ou au rouge d’un ou plusieurs feux de signalisation, et ainsi le flux des véhicules (voitures particulières, camions, véhicules d’urgence) est soit continu, soit interrompu. Le but est de faire passer un nombre donné de voitures par niveau pour passer au suivant. Rapidement, on se met à provoquer des accidents terribles. Du moins pour ma part.
Alors que ce mois d’avril a vu une augmentation de 6,4% des tués sur les routes françaises, un tel jeu vous permet de simuler un véritable carnage autoroutier, fracassant la tôle et les corps dans un grand fracas de violence et de catharsis meurtrière. J’ai arrêté au niveau 12. J’ai commencé à avoir pitié de toutes ces pauvres âmes.

Grâce à ce jeu, tout à chacun peut expérimenter son désir de destruction, sa fébrilité à provoquer la mort, son appétit de fusion avec le tableau de bord. Tranquillement, chez soi.
Un de mes amis m’a fait découvrir il y a quelque temps un jeu très amusant quoique s’appuyant presque exclusivement sur le hasard. Il s’agit de « La Brute ». Ce jeu permet d’opposer sa brute à d’autres brutes lors de combats féroces… et brutaux. A l’issue de chaque combat, on gagne de l’expérience, donc des compétences et des armes, lesquelles augmentent sa force pour de prochains combats. Idée intelligente, afin d’éviter le gros-billisme, le nombre de combats est limité à trois par jour.
J’ai donc créé ma brute et je fais, plus ou moins régulièrement, mes trois combats quotidiens. Je me suis rapidement rendu compte qu’il n’y avait que deux moyens de peser sur le hasard. Le premier en choisissant ses adversaires et le second en ayant le plus d’élèves possible, car leur mérite rejaillit sur le maître qui gagne de l’expérience en proportion des progrès de ses disciples.

Pourquoi parlé-je aujourd’hui de ce jeu ? Pas simplement pour recruter de nouveaux élèves, bien que ce soit une façon pour mes lecteurs de témoigner de leur amour pour moi… Non, je vois dans ce jeu l’illustration d’une certaine vision des lois d’airain de l’hérédité, une apologie du struggle for life darwinien et, enfin, une belle leçon de philosophie nietzschéenne — l’amor fati en flash sur ton écran…
En somme, allez-y voir et affrontez-moi, ce sera un geste aimable et je vous le rendrai au centuple en coups de massue sur la tête

La PETA met en ligne une parodie de Cooking Mama, le fameux jeu DS de cuisine, pour dénoncer l’holocauste carnivore de l’espèce humaine à l’encontre des animaux. C’est drôle, c’est gore, c’est coool !
Site de la PETA
« In 2008, the largest particle accelerator ever created, the LHC at CERN’s particle physics lab in Switzerland, was activated for the first time. The research obtained from this experiment has revolutionized the way we think about science. Un-answered questions that have puzzled man since the dawn of humanity are finally being answered. Are there extra dimensions? What is dark matter? Is time travel possible? Epsilon Experimental Sciences Research Facility aims to discover the potential of this whole new world of science, and you have been appointed as the primary test participant. »
Un jeu extrêmement bien fait, particulièrement intelligent et résolument addictif. Exceptionnel.
Source : Armor game.