Archive de Inde
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Il y a plusieurs arguments en faveur de la liberté d’avortement. Le plus évident est celui de la liberté, pour chaque femme, de disposer de son corps à sa guise. Indubitablement, c’est une liberté qu’il semble moralement difficile de contester, même si elle est à double tranchant. En effet, elle permet aux pères de se dédouaner totalement. Le phénomène est connu, mais il n’y a guère de liberté sans responsabilité. Toujours est-il, qu’à tout prendre, on ne sait pas, en fin de compte, à qui, des femmes ou des hommes, la liberté d’avortement profite le plus.
L’autre argument avancé est celui du malheur évité à l’enfant que l’on a ainsi empêcher de naître. Il se s’accompagne souvent d’un raisonnement social qui fait de l’avortement une conséquence de la pauvreté. Mais si l’on avance la nécessité d’éviter le malheur à l’enfant à naître, il faut admettre que la pauvreté n’en est pas la seule cause de malheur et que l’avortement peut avoir d’autres causes du même ordre.
En Inde, sur les 163 000 morts annuels dues à des « accidents domestiques » liés au feu, plus de 65 % touchent des femmes. Il s’agit essentiellement de jeunes femmes âgées de 15 à 34 ans. Ce ne sont des « accidents de cuisine » que pour la police et la justice, mais tout le monde sait ce qu’il en est : ce ne sont rien d’autre que des meurtres. Des meurtres prémédités, parfois sur le très long terme, et commis de sang-froid par la belle-famille ou directement par l’époux.
Alors qu’elle travaille à préparer le repas, la jeune femme est aspergée d’un liquide inflammable quelconque puis, si la présence de feu dans la cuisine ne suffit pas, une allumette ou un briquet est utilisé. Une fois qu’elle n’est plus qu’un corps calciné, on prévient les autorités. Les seuls témoins affirmant qu’il ne s’agit que d’un accident, même si le doute est grand chez l’enquêteur, celui-ci n’a guère d’autre choix que de déclarer la mort accidentelle.
Déterminisme culturel de l’Asie méridionale ? Peut-être, car il faut se rappeler que l’agresseur de Chahrazad Belayni, Amer Mushtaq Butt, récemment condamné en France à 20 ans de prisons pour avoir tenté de la brûler vive, était un Pakistanais — la même zone culturelle, donc.
Est-il donc surprenant qu’en Inde, on évite de donner naissance à des filles ? Ou qu’il en soit de même au sein de certaines communautés immigrées, y compris en Europe ? Franchement, il faudrait être malhonnête pour répondre par l’affirmative…
Mohamed Nasheed est le président des Maldives. Pas les PDG du camp de vacances des Maldives : c’est aussi un pays, vous savez… Toujours est-il qu’après bien des séjours en prisons et bien des ennuis, le voilà à la tête de l’Etat, mais peu importe la politique.
Une des mesures intéressantes qu’il envisage et pour laquelle il a déjà ordonné quelques démarches est l’utilisation des profits du tourisme pour l’achat de terres. De beaucoup de terres. C’est que les Maldives ne sont qu’un chapelé de 1192 îles ou îlots répartis en 26 atolls (le mot vient de là-bas) tous aussi peu élevés au-dessus du niveau de la mer les uns que les autres.
En d’autres termes, s’il y a bien un réchauffement climatique durable, il y a de bonnes chances que tout cela devienne sous-marin, ce qui ne manquerait pas de poser quelques problèmes aux habitants, il faut bien l’admettre. Alors, Mohamed Nasheed songe à l’avenir et à l’endroit où les 350000 habitants de l’Etat dont il a la charge pourraient se réfugier…
Les Etats plus proches, géographiquement et culturellement, sont ceux à qui on a songé en premier lieu. Ainsi, l’Inde ou le Sri Lanka sont venus les premiers à l’esprit. Cependant, tant l’Inde que le Sri Lanka ne sont pas des pays sans problèmes et l’arrivée d’une population de 350000 musulmans n’irait pas sans poser de problèmes, d’autant que ce ne serait pas une simple migration, mais l’installation d’un Etat sur le territoire national d’un autre Etat. A ce titre, l’Inde, grâce à sa structure fédérale, pourrait offrir une certaine souplesse.
L’Australie, à cause des grands espaces laissés libres, intéresse aussi le président des Maldives, mais là, le problème culturel est encore plus prégnant. En fait, la grande question qu’une telle démarche pose est celle de l’essence d’un Etat. Est-ce un espace géographique indépendamment de qui s’y trouve (cf. mes récentes remarques sur les Etats-Unis) ou est-ce l’émanation juridique d’une communauté qui lui est antérieure et supérieure ? Ce n’est que si la seconde réponse est donnée qu’un tel projet a un sens.
En tout cas, le président Mohamed Nasheed est clair sur ses motivations :
Nous ne pouvons rien faire par nous-mêmes pour arrêter le changement climatique et nous avons donc à acheter une terre autre part. C’est une police d’assurance dans le cas où le pire arriverait. Après tout les Israéliens [ont commencé ainsi en achetant] des terres en Palestine. […] Nous ne voulons pas quitter les Maldives, mais nous ne voulons pas non plus devenir des réfugiés climatiques vivant dans des tentes pour des dizaines d’années.
Je ne sais pas pour vous, mais, personnellement, je trouve ces réflexions lucides et courageuses. Et puis, elles me permettent, je crois, d’en dire plus (et mieux) sur les événements actuels de Gaza que bien des spécialistes et le tout sans y toucher !
La sonde indienne Chandrayaan 1 a entamé son voyage vers la Lune. Après plusieurs échecs, elle a été lancée avec succès mercredi 22 octobre à 2 h 52 (heure de Paris). Deux autres sondes sont aujourd’hui en orbite autour de notre satellite : la japonaise Kaguya et la chinoise Ghang’e. Elles seront rejointes avant la fin de l’année par Lunar Reconnaissance Orbiter de la Nasa préparant le retour d’astronautes américains sur la Lune. L’Inde espère, vers 2015, devenir la quatrième puissance spatiale capable d’envoyer un homme dans l’espace, vers la Lune, puis Mars.
« Chandrayaan-1 doit fonctionner pendant au moins 2 ans autour de la Lune. Parmi les objectifs les plus importants, on citera la recherche de traces d’eau en surface et dans le sous-sol des régions polaires ainsi qu’une cartographie aussi précise que possible de l’hélium-3, un isotope non radioactif de l’hélium qui peut être utilisé pour la fusion nucléaire. Cet élément bien que très rare sur la Terre, se trouve en abondance sur la Lune. Il pourrait être une des sources d’énergie de la fin de ce siècle.
Chandrayaan-1 emporte par ailleurs un petit impacteur qui doit prendre des images pendant les 18 minutes de sa descente, avant de s’écraser à la surface de la Lune. Le nuage de poussières soulevé par l’impact sera étudié et analysé par la sonde. »
La sonde Indienne emporte également « une caméra capable de voir des traces laissées par les astronautes des missions Apollo ».
Source : Flashespace.
J’ai déjà plusieurs fois abordé ici le problème du sexe-ration, notamment en Inde. Dans certaines régions de ce pays, l’avortement sélectif suivant le sexe de l’enfant à naître est relativement commun. De nombreuses associations ainsi que l’Etat indien tentent de lutter contre le biais culturel en faveur des garçons qui aboutit à ne pas mener à terme la gestation quand il s’agit d’une fille.
C’est dans ce cadre là que la Cour Suprême de l’Inde a demandé à plusieurs compagnies dont Google et Yahoo, de ne plus faire la publicité pour des tests visant à déterminer le sexe de l’enfant à naître, car ceux-ci sont massivement utilisés pour éliminer les filles.
Il semble que les entreprises visées ne veuillent pas mener un combat impopulaire et se soient inclinées…
Source : Breitbart.