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La Crise™ et la route de la servitude

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La route de la servitude…

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The Illustrated Road to Serfdom, inspiré, bien sûr, de La Route de la Servitude de Friedrich Hayek.

La Route de la servitude
La Route de la Servitude en dessins

Publication originale : Look Magazine
Reproduction d’un livret publié par General Motors (Detroit) dans la collection “Thought Starter” (N° 11 8 )

1 – La guerre impose la planification nationale.
La Route de la servitude
Afin de permettre une mobilisation totale de l’économie du pays, vous abandonnez volontiers de nombreuses libertés. Vous savez que les responsables sont les ennemis de votre pays.

2 – Beaucoup souhaitent que la planification survive à la guerre.
La Route de la servitude
Avant la fin de la guerre, on commence à entendre des arguments en faveur d’une direction de l’économie par temps de paix. Les « planistes » de guerre, qui veulent rester au pouvoir, encouragent cette idée.

3- Les « planistes » promettent des mondes meilleurs…
La Route de la servitude
Un plan alléchant pour les fermiers conviendra aux régions rurales, un plan pour les ouvriers de l’industrie sera populaire dans les villes – et chacun le sien. De nombreux « planistes » finissent par être élus.

4 – … mais ils ne peuvent s’entendre sur UN monde meilleur.
La Route de la servitude
Avec la paix, arrive une nouvelle ère politique, mais l’union due à la guerre a disparu. Les « planistes » en viennent presque aux mains. Chacun a son propre petit plan et n’en changera pas.

5 – Et les citoyens ne peuvent s’entendre non plus…
La Route de la servitude
Lorsque les « planistes » finissent par se mettre d’accord sur un plan temporaire plusieurs mois plus tard, les citoyens, à leur tour, se divisent. Ce qu’aime le paysan, l’ouvrier le rejette.

6 – Les « planistes » n’aiment pas forcer la main
La Route de la servitude
La plupart des « planistes » nationaux sont des idéalistes bien intentionnés, réticents à toute violence. Ils espèrent que, par un miracle quelconque, l’opinion publique acceptera leur plan consensuel.

7 – Ils essaient de « vendre » le plan à tous
La Route de la servitude
Dans un effort désespéré pour éduquer les citoyens à leurs vues uniformisées, les « planistes » mettent en place une gigantesque machine de propagande – que les dictateurs à venir trouveront tout à leur goût.

8 – Les crédules finissent par accepter
La Route de la servitude
Pendant ce temps, la confusion nationale provoque des manifestations. Les moins éduqués sont sous l’influence stimulante de l’éloquence d’un parti.

9 – Les « planistes » perdent peu à peu leur crédit
La Route de la servitude
Plus les « planistes » improvisent, plus la vie quotidienne en est bouleversée. Tout le monde en souffre. Les gens sentent maintenant – et à raison – que les « planistes » ne pourront pas réaliser leurs promesses.

10 – On donne le pouvoir à « l’homme fort »
La Route de la servitude
En désespoir de cause, les « planistes » autorisent le chef d’un nouveau parti à appliquer un plan, qui sera appliqué de manière autoritaire. Plus tard, ils en seront dispensés – du moins le pensent-ils.

11 – Le parti s’empare du pays
La Route de la servitude
A ce stade, la confusion est telle que l’obéissance au nouveau chef doit être obtenue à tout prix. Vous pouvez même rejoindre vous-même le parti, pour contribuer à l’union nationale.

12 – Un bouc émissaire assure la cohésion du parti
La Route de la servitude
Au début de toute dictature, il y a le recours à un bouc émissaire, une minorité contre laquelle la majorité pourra s’enflammer. En Allemagne, le repoussoir, c’était les juifs.

13 – Personne ne s’oppose au plan du chef
La Route de la servitude
Ce serait un suicide ; la nouvelle police secrète est impitoyable. Dans l’Etat « planifié », la capacité à contraindre est une qualité fondamentale. Maintenant, toute liberté a disparu.

14 – Votre métier est planifié
La Route de la servitude
Le grand choix de métiers, que promettaient les défunts « planistes », se révèle être une triste farce. Les « planistes » n’ont jamais délivré personne, et ne le pourront jamais.

15 – Votre salaire est planifié
La Route de la servitude
Les échelles de salaires doivent être arbitraires et rigides. Diriger un « Etat planifié » depuis un quartier général centralisé est inadapté, injuste, inefficace.

16 – Votre pensée est planifiée
La Route de la servitude
Dans la dictature que les « planistes » ont involontairement créée, il n’y a pas de place pour les divergences d’opinion. Les affiches, la radio, la presse – vous répètent à l’envi les mêmes mensonges.

17 – Vos loisirs sont planifiés
La Route de la servitude
Ce n’est pas un hasard si les sports et les loisirs sont soigneusement organisés dans tous les Etats planificateurs. Une fois lancés, les « planistes » ne peuvent plus s’arrêter.

18 – Votre vie entière est planifiée
La Route de la servitude
Ce qui était jadis une liberté est transformé en délit pénal. Ce qui passait pour une simple erreur est devenu un crime contre l’Etat.

Ainsi prend fin la route de la servitude.

Source : The Illustrated Road to Serfdom, Von Mises Institute.

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