Archive de hacker
Vous explorez les archives pour hacker.
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En France, on aime les rapports, les commissions, les comités consultatifs, les débats participatifs, les consultations populaires et les livres blancs. Ne me demandez à quoi cela peut bien servir, je n’en sais rien. En général, on a décidé avant pour des raisons idéologiques ou on ne décide, après, que suivant les moyens disponibles. Autant dire, que le plus souvent, tout cela ne sert à rien. Voilà donc que le gouvernement s’apprête à publier un nouveau livre blanc de la défense, le premier depuis 1994. Je ne sais pas quelles avaient été les conséquences du premier, mais on peut parier que le second n’en aura guère, faute de moyens et de volonté politique.
L’article du Figaro survole différents thèmes abordés dans ce livre blanc, nous, nous ne nous arrêterons qu’à ce qui est dit à la fin de l’article sur les « deux menaces d’un genre nouveau » et qui sont :
Oui, ça en fait trois ce qui est beaucoup pour faire deux, mais le journaliste, sans doute dérangé par la même constatation que nous, signale que les deux derniers sont mis dans le même sac par les experts (experts en sac, je suppose).
D’abord, les cyberattaques, c’est-à-dire les agressions menées via le réseau Internet qui ciblent les centres de commandement ou les données essentielles détenues sur ordinateur. «Le cyberespace s’est affirmé comme le cinquième espace de batailledans le monde», explique Bruno Tertrais. Les grands États, notamment les États-Unis, investissent massivement dans le cyberespace.
Certains pays, notamment la Russie, n’hésitent plus à lancer des cyberguerres. Parce qu’elle voulait retirer du centre-ville un monument à la gloire de l’ancienne Armée rouge soviétique, l’Estonie s’est attiré les foudres de Moscou en 2007. Pendant plusieurs jours, les sites stratégiques du pays ont été pris d’assaut par des pirates russes. Ces derniers ont lancé, de plus, plusieurs attaques contre le Pentagone américain.
J’ai parlé ici, plusieurs fois, de ce danger qui pèse sur les pays occidentaux hautement informatisés et webisés (joli néologisme) ; danger qui vient, pour l’essentiel, de la Russie et de la Chine. De la Russie, grâce à un grand nombre de hackers assez jeunes, plus ou moins indépendants de l’Etat (quoique tacitement soutenu par lui), et motivé à la fois par le goût de l’exploit, dans la tradition du hacking des années 80, et par de forts sentiments nationalistes ; de la Chine directement par l’APL.
La France n’est pas vraiment menacée. Pour les Russes, elle n’est ni un obstacle ni un adversaire, et rien n’annonce le moindre changement dans cet état de fait. Pour les Chinois, ce n’est qu’un nom de pays qu’on ne sait pas vraiment où situer sur une carte et dont la seule importance est d’avoir fourni des modèles architecturaux à certains de leurs parcs à thème.
Ça tombe bien, d’ailleurs, parce que la France a, depuis quelque temps, un problème (pour le dire pudiquement) avec l’informatique. Alors qu’elle était un des pays de pointe dans les années 70 et 80, tout cela s’est envolé et je ne crois pas qu’il soit très aisé, aujourd’hui, de recruter des éléments d’élite dans ce secteur qui serait prêt à se battre pour la « cause nationale », d’autant que celle-ci a, à tort ou à raison (plutôt à raison), mauvaise presse chez les jeunes. Le geek ultranationaliste existe bien en Chine ou, surtout, en Russie, mais en France c’est un animal plutôt rare.
Ensuite, le livre blanc s’inquiète des changements climatiques, dont les conséquences sur les agricultures des pays pauvres, au Moyen-Orient ou en Afrique, risquent d’affecter directement la France, en termes de pression migratoire notamment. D’un livre blanc à l’autre, beaucoup d’illusions ont été emportées par les eaux du tsunami qui s’est abattu sur les côtes du Sud-Est asiatique en 2004 ou balayées par le cyclone Katrina qui a ravagé la Nouvelle-Orléans en 2005.
Tout d’abord, je me demande s’il n’est pas possible de poursuivre en justice les auteurs de ce livre pour racisme, puisqu’ils classent la pression migratoire parmi les menaces, mais peu importe. Il y a un changement climatique aujourd’hui. Il y en a eu d’autres dans le passé, qui n’étaient ni irréversibles, ni de la responsabilité de l’homme, contrairement à ce que l’on dit de l’actuel, mais cela ne fait rien aux conséquences possible. On sait aujourd’hui le rôle prépondérant des variations climatiques dans ce que l’on appelle les « invasions barbares » (tant pour l’Empire romain que pour la Chine), c’est-à-dire dans de déplacement de peuples entiers et dans le remplacement de populations par d’autres. Même si le réchauffement actuel est purement naturel et cyclique, à l’échelle historique, il aura, s’il se poursuit, des conséquences considérables, d’autant que les populations concernées sont formidablement nombreuses.
Face à cela je ne vois rien, absolument rien (j’insiste) que le gouvernement français ou même un hypothétique gouvernement européen puisse envisager. Encore une raison de se réjouir, donc.
Dans la même catégorie de menaces, les experts classent aussi les pandémies, qu’elles soient d’origine naturelle, comme la grippe aviaire, ou terroriste, par le biais d’une attaque bactériologique.
Il faudrait avoir le document sous les yeux pour comprendre la logique de ce regroupement. Certes, les pandémies peuvent être à l’origine d’exodes et les déplacements de populations sont aussi des déplacements de maladies, mais le lien me semble malgré tout ténu. Non, le véritable danger que je vois au bioterrorisme est dans l’inadaptation des réactions étatiques des cibles. En effet, elles risquent, au nom de la recherche du trop fameux risque zéro, de faire bien plus de dégâts que les terroristes eux-mêmes… Nos sociétés sont d’autant plus fragiles qu’elles sont modernes. L’intégration des populations occidentales au système global d’un Etat tout puissant fait que le moindre vacillement de celui-ci peut les plonger dans le chaos.
Sommes-nous menacés, alors ? Pas vraiment, nous dit-on :
Le nombre important d’attaques terroristes qui ont été déjouées sur le sol français depuis 2001 et le fait qu’il n’y ait pas eu d’attaque majeure sur le territoire depuis 1995 rappellent que la France sait répondre au risque terroriste, en s’appuyant notamment sur le renseignement humain.
Mais c’est se rassurer à bon compte. Ce qui fait baisser le risque terroriste, en France, est surtout sa politique extérieure qui est, pour le dire poliment, extrêmement conciliante. La « home ground threat » dont il est question au début de l’article du Figaro n’est pas moins grande en France qu’ailleurs en Europe et elle peut se réveiller au moindre faux pas du gouvernement dans ses relations avec les pays du pourtour méditerranéen.
Mais laissons, pour conclure, la parole à Bruno Tertrais, plusieurs fois cité dans l’article du Figaro :
Sept ans après septembre 2001, le système et les procédures françaises ne me semblent pas optimisés pour faire face à une crise intérieure majeure, qu’il s’agisse de terrorisme, de pandémie ou de catastrophe naturelle
Nous sommes tout nu.
Source : Le Figaro.
…les hackers. Sous cet anglicisme, démocratisé en 1983 par le magazine Newsweek, se cachent des utilisateurs à part, qui préfèrent fouiller dans les entrailles d’un ordinateur plutôt que simplement l’utiliser. Ils apprennent seuls, vite, sont passionnés d’informatique et de réseaux, souvent très joueurs et curieux, et sont le cauchemar des administrateurs réseau, des services de sécurité et même du FBI.
Petite histoire du hacking en 18 chapitres.
Source : Tom’s Guide.
A cyber attack reported last week by one of the federal government’s nuclear weapons laboratories may have originated in China, according to a confidential memorandum distributed Wednesday to public and private security officials by the Department of Homeland Security.
Encore une attaque de pirates chinois… Ça devient une habitude.
Source : The New York Times.
Les autorités Neo-Zélandaises et le FBI ont mis la main sur un jeune Hacker accusé d’être à la tête d’un gros réseau de Botnet.
Les informations personnelles sur ce jeûne hacker n’ont pas été communiquées mais son pseudo serait “Akill”.
D’après les informations données par la police Neo-Zélandaise, Akill aurait détourné plus de 20 millions de dollars sur l’année 2007.
20 millions… Beau score !
Source : PluGeek.

Il fallait bien que ça arrive…
The simple little program appears to be the first downloadable program created for the iPhone, bypassing Apple’s « approved » method of developing software for the device: applications hosted on Web sites and accessed through the iPhone’s Web browser rather than its internal memory (see BusinessWeek.com, 6/12/07, « Apple Reignites The Browser Wars »).
Un événement aussi grave que le premier virus sur mac. Au fait, quelqu’un a-t-il croisé le second ?
Source : Business Week.