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Une femme sur Mars

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Science

L’évoféminisme au feu de la critique

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Une insistance de Peggy Sastre qui me paraît particulièrement discutable : l’auteure affirme que selon la conception des sciences sociales, l’humain né dépourvu de tout déterminisme et de toute culture, c’est une « page blanche » qui se remplit au fur et à mesure. En gros, sa critique vise à décrédibiliser le reniement du patrimoine génétique très en vogue dans les sciences dites subtiles. Pour avancer son propos, elle utilise une théorie issue des sciences dures (autrement dit « sérieuses », n’est-ce pas?) dont les limites idéologiques avaient pourtant déjà été dessiné par la philosophie queer. Peggy Sastre écrit :

 »En octobre 2003, une équipe de l’UCLA identifie 54 gènes[1] expliquant les différences hommes et femmes, en particulier l’agencement différencié du cerveau. [...] En gros, depuis les années 70 les scientifiques pensaient que les œstrogènes et la testostérone était pleinement responsables des différences entre hommes et femmes. Se fondant sur des observations montrant que les personnes transgenres présentaient des taux hormonaux « normaux », Eric Vilain et son équipe ont alors eu l’idée d’analyser la production des gènes sur des embryons de souris, bien avant qu’elles ne développent leurs caractères sexuels. Ils trouvèrent 54 gènes se développant différemment selon les mâles (18) et les femelles (36). »[2]

Ces recherches sont très instructives, mais aussi très inquiétantes, d’un point de vue d’une analyse critique queer des sciences de la vie et de la médecine.

C’est ce genre de raisonnement que je trouve inquiétant, moi…

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Guerre, Homo homini lupus, Zeitgeist

Les lionnes veillent près du Tigre

The Lioness program is a Marine Corps all female Search Team, that was first formed a number of years ago to support a culturally sensitive approach when female Muslim and Iraqi women needed to be searched. Because it is not culturally possible for men to search females, a program was created where female Marine Corps members were used to search female members of the Iraqi population.

Independant lens, une série de documentaires, s’est intéressée aux lionnes  :

Les « adaptations au son du canon » prennent parfois des tournures étranges.

Source : USMilitary.

EDIT : Une correction : contrairement à ce que l’encart introductif laissait entendre, les lionnes ne sont pas issues que des Marines. Plus de la moitié d’entre elles sont de l’Army. Merci au vétéran pour cette précision.

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Vidéos

Histoire de femmes






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Actualités

Ordre socialiste et rapports entre les sexes

schizo-hopper-4La planification reste souvent entendue au sens économique. Elle n’en demeure pas moins étroitement liée aux relations sociales sur lesquelles elle a une influence prépondérante. Dans Le socialisme (première partie, chapitre IV), Ludwig von Mises expose cette idée forte et de façon très explicite :

Les idées socialistes sur la socialisation des moyens de production ont toujours marché de pair avec des projets tendant à transformer les rapports entre les sexes. Avec la propriété privée le mariage doit aussi disparaître et faire place à des relations mieux appropriées à l’essence même de la sexualité. Si l’homme doit être libéré du joug du travail économique, selon les perspectives socialistes, l’amour lui aussi doit être libéré des entraves économiques qui l’ont souillé jusqu’ici. Le socialisme n’annonce pas seulement le bien-être et même la richesse pour tous, mais aussi le bonheur dans l’amour. Il doit justement à cette partie de son programme une bonne part de sa popularité. Il est assez caractéristique qu’aucun livre socialiste allemand n’ait été plus lu ni n’ait plus fait de propagande pour le socialisme que l’ouvrage de Bebel : La Femme et le Socialisme, qui est avant tout une apologie de l’amour libre.

Le capitalisme comme source des maux du couple

Mises se charge par ailleurs d’exposer un préjugé tenace à l’encontre du capitalisme, système qui répandrait ses méfaits jusqu’au sein même du couple :

Au sujet de l’influence de l’ « économique » sur les relations sexuelles l’opinion est unanime. Cette influence, dit-on, a été néfaste. La pureté naturelle et originelle des relations sexuelles a été troublée par les considérations économiques qui s’y sont mêlées. Dans aucun domaine de la vie humaine l’influence du progrès culturel et surtout l’accroissement de la richesse n’ont été plus nuisibles. Les hommes des temps les plus reculés s’accouplaient dans l’amour le plus pur, avant l’ère capitaliste le mariage et la vie familiale étaient aussi simples que naturels. Il était réservé au capitalisme d’amener à sa suite les mariages d’argent et de raison d’une part et de l’autre la prostitution et le libertinage sexuel.

La littérature socialiste elle-même n’est pas en reste puisqu’elle…

…a cherché à ranimer et à populariser la vieille légende avec beaucoup de pathos et avec l’insistance qui lui est propre. Aussi trouverait-on peu de personnes pour ne pas croire d’abord que la conception moderne du mariage comme contrat soit dommageable à l’essence de l’union des sexes, et ensuite que le capitalisme ait détruit la pureté de la vie familiale.

Mais Mises répond :

Si les mariages malheureux tournent mal, ce n’est point parce que les conjoints vivent dans une société capitaliste où existe la propriété privée des moyens de production. Le mal dans ces mariages ne vient pas du dehors, mais du dedans, c’est-à-dire des dispositions des époux. Si ces conflits n’ont pas existé dans la société d’avant le capitalisme, ce n’est point parce que le mariage offrait dans sa plénitude ce qui manque à ces mariages languissants, mais bien parce qu’à cette époque amour et mariage étant séparés, l’on ne demandait pas au mariage un bonheur sans nuages et sans fin. C’est seulement la conséquence logique de l’idée de contrat et de consentement qui fait que les époux demandent au mariage de satisfaire durablement leur désir d’amour. Et c’est demander au mariage une exigence qu’il lui est impossible de satisfaire.

En fait, le mariage « ne peut changer la vie en une suite infinie de jours heureux, de jours tout remplis des merveilleuses jouissances de l’amour. A cela le mariage ni les circonstances du milieu social ne peuvent rien. »

Dans une perspective socialiste, l’économie aurait donc « souillé » les relations entre hommes et femmes. Le capitalisme leur aurait été néfaste. Le socialisme propose quant à lui l’amour libre, par progressisme (ou par réaction ?). Celui-ci modifie considérablement les rapports entre humains au sein d’une société, jusqu’à la destruction de la famille :

La société socialiste fait disparaître la dépendance sexuelle et économique de la femme, réduite à compter sur le revenu de son mari. Homme et femme reçoivent les mêmes droits économiques et ont aussi les mêmes devoirs, à moins que la maternité de la femme n’exige qu’on lui accorde une position spéciale. L’entretien et l’éducation des enfants sont assurés par les fonds publics. Du reste ils sont affaire de la société et non plus des parents. Ainsi les relations entre les sexes sont soustraites à toute influence économique et sociale. L’accouplement, forme la plus simple d’union sociale, cesse d’être le fondement du mariage et de la famille. La famille disparaît ; il n’y a plus, d’un côté, que la société, de l’autre, des individus. Le choix dans l’amour est devenu entièrement libre. Homme et femme s’unissent et se séparent, comme bon leur semble. Le socialisme, dit-on, ne crée là rien de nouveau, mais ne fait que replacer « à un niveau de culture plus élevé et dans des formes sociales nouvelles l’état de choses qui régnait partout à un niveau de culture primitif et avant que la propriété privée ne dominât la société » (BEBEL, Die Frau und der Sozialismus, 16° ed. Suttgart, 1892, p. 343).

Le couple, la famille, et l’éducation des enfants s’en voient ainsi modifiés. Mais allons au-delà de ces extraits : de façon plus générale, en s’imposant souvent contre la charité (puisque la solidarité, devenue coercitive, la concurrence et la vampirise), contre la famille, et contre la religion, le socialisme modifie les rapports que peut avoir un individu avec ses semblables, ses origines et une entité supérieure. Mais il va au-delà : il détruit de ce fait les derniers remparts permettant à l’individu de se protéger contre un marché économique parfois très brutal (brutalité que beaucoup de libéraux ne sauraient nier). Ce sont en effet aussi bien la charité et la religion qui la prône, que le cercle familial, qui subviennent souvent à ses besoins. Aller à l’encontre de ces éléments salvateurs, c’est isoler l’individu et le laisser en proie aux vicissitudes du marché, suprême paradoxe socialiste.

Le mariage comme cible et la parenté socialiste du féminisme

Cela étant, le capitalisme n’est pas forcément la cible de choix. Il peut aussi s’agir du mariage lui-même. Le mouvement féministe du XIXème siècle s’est insurgé contre cette institution puisque celle-ci forcerait la femme à nier sa personnalité, sa dignité et sa liberté, au bénéfice de l’homme. Seule la suppression du mariage semblerait être une solution viable, pour permettre à la femme de s’émanciper, de se libérer, de se retrouver et d’affirmer son individualité. A la place du mariage seraient constituées des unions libres assurant liberté aux deux parties d’un couple. Mises répond :

Ce n’est pas l’institution du mariage qui entrave le développement de la personnalité de la femme. Ce qui gêne la femme dans le développement de ses forces et de ses facultés, ce n’est pas d’être liée à son mari, à ses enfants, au ménage, mais le fait que la fonction sexuelle exige beaucoup plus du corps de la femme que du corps de l’homme. La grossesse, l’allaitement prennent les meilleures années de la femme, les années pendant lesquelles l’homme peut concentrer ses forces sur de grandes tâches. On peut déplorer l’injustice de la nature qui a réparti inégalement les charges de la reproduction, on peut penser qu’il est indigne d’une femme d’être une faiseuse d’enfants et une nourrice. Mais cela ne change rien aux conditions naturelles.

Une histoire de « nature », encore une fois.

Mises révèle ainsi la parenté socialiste du féminisme :

Si [...] le mouvement féministe entend combattre des organisations de la vie sociale avec l’espoir de se débarrasser ainsi de certaines bornes que la nature a imposées au destin humain, alors le mouvement féministe n’est plus qu’un fils spirituel du socialisme. Car c’est le propre du socialisme de chercher dans les institutions sociales les racines de conditions données par la nature, et donc soustraites à l’action de l’homme, et de prétendre en les réformant réformer la nature elle-même.

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Actualités

Des discriminations au MIT ?

mitPour une raison qui m’est inconnue (et qui intrigue certains des commentateurs), The Scientist vient de remettre en avant un article publié le 31 juillet 2007. Dans cet article, Frank Douglas prétendait justifier de sa démission du MIT (Massachusetts Institute of Technology).

Selon lui, il régnerait au sein de cette prestigieuse institution un climat inacceptable de discrimination. Ainsi, les femmes seraient, dans l’ensemble, désavantagées. Leurs travaux seraient moins reconnus que ceux de leurs collègues mâles, par exemple. Elles seraient aussi l’objet d’une certaine condescendance de leur part.

Le présupposé de ces deux affirmations est l’absence de différences naturelles entre les sexes. Les travaux accomplis par les femmes sont-ils du même type, du même niveau ou seulement en même nombre que ceux des hommes ? C’est douteux pour le troisième point, au moins : que les femmes soient discriminées ou qu’elles se sentent moins concernées — pour des raisons culturelles ou naturelles — par ce genre d’activité, leurs travaux sont en moindre nombre que ceux des hommes et donc, pour des raisons bêtement statistiques, il y en a moins qui méritent de s’y arrêter.

Ce double point de départ de l’absence de différences naturelles entre les êtres humains et de la malignité des futurs dead white men trouve une autre illustration, paradoxale celle-là, dans leur réaction face à une présentation du BiDil faite par l’auteur.

Celui s’est en effet heurté à un mur d’indifférence causé par le refus de prendre en compte les résultats de l’époque — je ne sais ce qu’il en est aujourd’hui — lesquels démontraient que le BiDil était un médicament mieux adapté à ceux qui s’identifiaient comme étant afro-américains qu’aux autres.

Le même auteur reproche donc à la fois au MIT de discriminer les femmes, en s’appuyant donc sur la « différence sexuelle », et de discriminer les Noirs en refusant de prendre en compte ce qu’ils appellent une « race drug« , c’est-à-dire en ignorant la « différence raciale » si j’ose dire, pour faire pendant à ce qui précède. Il interprète cela comme étant deux formes complémentaires de discriminations à l’égard des minorités.

Il ne s’agit pas, pour moi, d’entrer dans le détail d’une affaire interne au MIT sur laquelle je n’ai aucune lumière. Je ne veux pas plus aborder en profondeur le cas du BiDil. Ce qui m’intéresse ici est de montrer comment aux Etats-Unis il est possible de défendre deux positions qui semblent incompatibles en France. Car loin de voir un silence coupable de la part de l’administration du MIT dans l’affaire du BiDil, c’est le contraire qui choquerait.

Ce sera ma dernière réflexion de l’année :)

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