Archive de facebook
Vous explorez les archives pour facebook.
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Au commencement il y a le site du Junsui Project. Il y est question d’augmentation génétique, de femme spéciale et unique, d’une forêt mystérieuse, d’un sentiment religieux. Et puis tout se ferme, on ne peut plus retourner sur ce site, nous y sommes interdits, ennemi de Junko. Une vidéo sur Vimeo, une femme, encore, éthérée, blanche comme la mort, nue, elle semble enfermée, captive, de notre regard, d’une cage de verre.
OUR ENEMIES SAY WE MUST BE SELLING A PRODUCT. IN THEIR SMALL VISION THEY CANNOT IMAGINE THAT WE SIMPLY LABOURING FOR BIRTH OF NEW IDEA. THIS EARTH AND ITS BEINGS WILL NO LONGER BE EXPLOITED. RATHER WE WILL CULTIVATE; WE WILL PROCREATE; WE WILL TENDER…LY NURTURE. WE WILL ERASE THEIR REALITY. STAY CONNECTED FOR THE CLEANSING
Et jaillit un groupe Facebook, une communauté de femmes qui se disent sœurs, sororité virtuelle avec des posts bien réels. The Junsui. De plus en plus de fans chaque jour. Dont moi. Elle publie des paragraphes énigmatiques, mi-paranoïaques, mi-prophétiques. Il y est question des Khozains, leurs ennemis, de Malte, où elles seraient, d’une soeur qui a disparu. Une page wiki apparaît. Rapport d’études et fausses pistes. Tout nous ramène à Junsui. On y parle de pureté, de manipulation génétique, de Guildo von List, d’une petite sœur.
Et cette adresse IP qui revient sans cesse sur les forums. Fake or not. Le jeu s’emballe.
http://174.133.240.117/, recherchez « the enemy »
Revenez sur http://174.133.240.117/ et recherez « alfa-tsentr », la vidéo se lance alors.
Mystérieuxgroupe de mercenaires, le Alfa Tsentr semble être l’ennemi de Junko. Mais est-ce aussi simple ?
On navigue de la Russie à Malte, de la Turquie au Japon, l’IP qui poste tout cela vient de Houston, certains pensent avoir trouvé qui se cache derrière tout cela. Le Man of Taste ?
Meta-fiction, marketing viral, délire webien ? Toutes les options sont envisageables pour essayer de comprendre le Junsui Project. Pour ma part, je continue à lire ses posts sur Facebook. Et à regarder cette belle femme marcher dans une forêt lointaine et mystérieuse.
Le web 2.0 c’est heu… tout simplement… heu… le… l’internet d’aujourd’hui, c’est à dire… heu… le… le… ce que… enfin… ce sur quoi surfent tous les Français, moi comme les autres.
Frédéric Lefebvre.
C’est pas moi qui le dit, c’est l’homme aux cheveux longs, à la langue bien pendue et au facebook à couteaux tirés. Eh bien oui, SDX aussi accède au web 2.0, aux réseaux sociaux, à la culture de masse, à la mise à jour quotidienne, aux vidéos LOL et autres trucs cybermachins. Parce que les mutations, ça nous connaît, on s’est dit « et nous aussi on veut y être, en avant, let’s go ». Donc une page SDX, où vous pouvez devenir fan, poster des liens, des vidéos, partager des articles, nous poquer ou être poqué par nous, réagir, nous insulter et nous vénérer. Ouais parce qu’on est comme ça à la rédaction de SDX, on aime bien être vénéré.
Hillary Clinton, speaking at a graduation ceremony at Barnard College in New York City, displayed an amazing degree of naiveté:
“We have two young women journalists right now imprisoned in North Korea and you can get busy on the Internet and let the North Koreans know that we find that absolutely unacceptable,” Clinton told the graduation ceremony.
Moi, ça me rappelle les rondes citoyennes pour la libération d’Ingrid Betancourt…
Les accords d’Oslo du milieu des années 90 ont tenté en restructuration territoriale et psychologique du conflit israëlo-palestinien. En créant des enclaves palestiniennes, les territoires occupés, parcelles d’un pays dans un autre, Israël, et l’autorité palestinienne, la communauté internationale posait les jalons, sans en être consciente, d’une nouvelle forme de géographisation de la nation.
C’est ce que reprend Viktor Ramos dans son projet intitulé The Continuous Enclave: Strategies in Bypass Urbanism (New Land) pour la Rice University. Il propose la notion d’enclaves continues pour les territoires occupés. Au lieu d’emprunter des routes et des terres appartenant à Israël, Ramos invente des ponts architecturés, qui seraient aussi bien des voies de communication, que des zones d’habitations, de commerces et de productions. Cela créerait donc un maillage dense et ininterrompu, une toile d’araignée-nation au dessus d’un autre pays. Les palestiniens ne seraient alors plus soumis à l’humiliation des checkpoints, de devoir traverser un pays ennemi pour circuler dans son propre pays. Dénonçant autant l’absurdité du conflit que les solutions apportées, le projet de Ramos ouvre aussi des portes sur une nouvelle vision de la nation, de la ville, du territoire. L’enchevêtrement des Etats pourrait devenir le futur de la territorialisation des espaces. Outre les zones de conflits qui nécessitent une partition des populations du fait de trop vive tension (Irlande, ex-Yougoslavie), une ségrégation sociale pourrait voir le jour, avec des zones riches enclavées, sécurisées, fermées, en autarcie politique, économique et sociale, au dessus de zones pauvres, industrielles, surpeuplées. En poussant le concept encore plus loin, on peut imaginer une superposition d’États réels ou fictifs. Facebook, 6ème démographie mondiale, pourrait de ce fait créer un territoire superposé à l’Europe de l’ouest et aux États-Unis, des enclaves de cyberespace pourraient apparaître dans les pays postindustrialisés, reliées entre elles par ces ponts high-tech.
La liberté ainsi apportée aux palestiniens signifierait la réussite du projet et la viabilité de la co-existence de deux états sur le même territoire. Ainsi la psychogéographie de la région en serait totalement bouleversée, d’un lieu de terreur et de haine à une zone d’expérimentations futuristes, de prospectives urbaines nouvelles.