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Guerre

Le devenir de l’OTAN

Forgée à l’heure de la guerre froide contre le Pacte de Varsovie, l’OTAN se cherche un nouveau concept stratégique. L’ Alliance a actuellement pour but d’être capable de mener simultanément deux opérations majeures (60000 hommes) et 6 opérations mineures (25000 hommes).

Son principal apport technique est l’interopérabilité : l’Alliance est un intégrateur qui transforme les forces européennes en auxiliaires des troupes US. La subordination des européens n’est pas totale car dans son cadre des armes nucléaires US sont mises en oeuvre par des équipages européens, avec partage de la décision d’emploi (« détail » fondamental, inconnu des opinions publiques).

A l’heure où les missions de l’OTAN prennent la forme de corps expéditionnaires engagés pour longtemps (cf. Afghanistan), où une nouvelle course aux armements a lieu à l’échelle mondiale, où l’administration Obama souhaite se désengager et laisser les européens assumer leur défense (fait révélateur : le financement des études sur l’OTAN a disparu de tous les think tanks) le danger d’une dilution de l’Alliance, fondamentale pour la stabilité de l’Europe occidentale, est bien réel. Sachant que 5 pays assurent 75% de ses ressources, l’ère de la défense assurée gratuitement par le grand frère américain est terminée pour la plupart des 28 pays adhérents.

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Homo homini lupus, Vidéos

Indect is watching you

Bon passé l’hilarité que provoque cette vidéo sur le nouveau projet de surveillance généralisée voulu par l’Europe, il faut se pencher sur les chiffres : 15 millions d’Euros de budget pour contrôler 300 millions de citoyens et 27 pays. 15 millions d’euros. Ils doivent bien rire chez Echelon.

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Le coffre à Picsou, Vidéos

Parce qu’un monde sans élection est possible


C’est volontiers que j’aurais moi aussi déchiré ma carte d’électeur, malheureusement, elle a déjà fini sa carrière vouée à des fins hygiéniques.

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Edito, Politique

Atlantropa…

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herman_1Une des choses les plus fascinantes qui soient concernant l’impact de l’homme sur son environnement est qu’il est d’autant plus grand que son ambition est modeste. Les cinquante dernières années ont été celles de l’impact maximum, du moins pour une période aussi courte. Pourtant, cela fait bien un demi siècle que l’homme a renoncé à vouloir changer la nature pour mieux la plier à ses exigences et faire de sa nécessité la loi du monde ainsi qu’il en rêvait auparavant, en un temps où il se percevait lui-même comme « maître et possesseur de la nature ».

landgewinnung-400-kopie-kopieCe paradoxe apparent s’explique aisément. Les grands projets pour changer le monde impliquaient une intention et une mise en œuvre uniques et concertées. Il fallait donc une volonté forte pour qu’ils passent du rêve à la réalité. Une nécessité indiscutée en était presque la condition nécessaire. A quoi bon de telles dépenses sur un si long terme si ce n’est pas dans un but précis ? A l’opposé, ce que notre modernité tardive nous offre, c’est la possibilité pour chacun de changer un tout petit morceau du monde, pour son confort, en toute innocence. Ce n’est qu’en voyant l’impact global de milliers de décisions individuelles que l’on prend la mesure des conséquences pour le monde.

afrika2Ainsi donc, si quelqu’un avait eu le projet d’abolir, pour ainsi dire, la nuit, sans doute l’aurait-on regardé pour fou. Certes, l’éclairage public urbain limite la criminalité (du moins, le faisait-il de par le passé — n’est-ce pas l’inverse aujourd’hui ?), mais à quoi bon parsemer la campagne de lumières qui défigurent les paysages et le ciel, assassinent la Lune, tuent les étoiles, troublent les rythmes naturels des animaux, des plantes et des hommes, etc. ? Pourtant c’est à cela que nous en sommes venus en diffusant l’éclairage public à chaque commune, en donnant la possibilité à tout propriétaire d’un pavillon d’y installer qui des veilleuses pour mettre en valeur ses nains de jardin, qui un puissant halogène pour éviter qu’on lui vole sa voiture.

afrika31La solution n’est certainement pas dans l’interdiction. A vrai dire, je ne sais où elle se trouve. Tout cela m’est inspiré par une ancienne lecture qui m’a fait m’intéresser sur ce problème de la plasticité du monde face à l’action humaine. Au lendemain de la première Guerre mondiale, l’Europe était saignée à blanc, affaiblie, lucide sur la mortalité des civilisations, mais aussi sur leur létalité — l’ambiguïté était dans le célèbre mot de Valéry. Elle avait tout aussi conscience du caractère fondamentalement insatisfaisant d’une économie s’appuyant exclusivement sur l’industrie lourde, laquelle était aliénante pour les ouvriers les plus intelligents et impuissante à assurer l’autosuffisance alimentaire du continent. L’idée d’un relatif et partiel retour à la terre se faisait donc jour.

africa-1Né en 1885, à Ratisbonne, en Allemagne, Herman Sörgel était un architecte pacifiste qui a vu une solution à ce problème dans l’idée d’un grand projet, d’un projet d’une ampleur et d’une ambition sans précédent dans l’histoire humaine. Sans doute y avait-il dans le crâne de cet Allemand un peu de cette âme faustienne dont parlait Spengler, un soupçon de Prométhée déchaîné prêt à défier les dieux. Son idée ? Clore la Méditerranée par des barrages hydroélectriques, en faire une mer fermée, plus basse qu’aujourd’hui, libérant ainsi de nouvelles terres agricoles et ouvrant la porte d’une unité de l’Europe avec ses colonies du Sud. Après sa rencontre avec Oswald Spengler, en 1923, alors que ce dernier venait de publier l’année précédente la seconde partie de son maître ouvrage, Der Untergang des Abendlandes, Herman Sörgel a eu l’intuition profonde que ce serait « soit le déclin de l’Occident, soit l’Atlantropa comme tournant et nouvel objectif ».

spenglerL’Atlantropa, nouveau continent réunissant l’Europe aux immenses espaces vides de l’Afrique, voilà le rêve de Sörgel. Une Europe de Thulée au Cap en quelque sorte. Certainement, un tel projet était de l’ordre du rêve quoique sans doute du rêve réalisable, mais son ampleur témoigne d’une époque où l’humanité se pensait actrice de son destin et non victime de celui de chacun de ses membres pris individuellement. Certes, encore aujourd’hui il existe des mégaprojets, mais rien de comparable à la réalisation physique de l’assèchement de la Méditerranée ni à l’ambition politique de créer une nouvelle entité sur deux continents.

afrika1Le rêve d’une Méditerranée transformée en lac puis en terre arable par l’action commune des peuples occidentaux a été remplacé par le cauchemar de voir son niveau monter (ainsi que celui de toutes les mers et océans) par l’action égoïste de chacun. Peu importe la faisabilité de l’espoir ou l’irréalité de la peur, seul compte qu’il vaut mieux le premier à la seconde, surtout quand l’un témoigne de la plus haute expression de l’âme faustienne de l’Occident alors que l’autre émane de l’irrationalité de l’animal humain pris au piège.

George Sorel disait que l’homme, pour se révolter, avait besoin d’un grand rêve. De même, ce que je veux dire ici en prenant l’exemple d’Herman Sörgel, c’est que pour perdurer, il a besoin de grands projets. Il n’y a pas de marche en arrière possible. Le passé est le passé. L’innocence perdue ne se retrouve pas. Toutes ces évidences doivent nous amener à une seule chose : penser qu’en dehors de la marche de l’Occident vers lui-même sans doute n’y a-t-il point de salut.

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Société, Zeitgeist

Poubelle à roulettes

A l’occasion de la conférence européenne sur les technologies de l’information et de la communication qui s’est tenu à Lyon du 25 au 27 novembre 2008, a été présenté le projet DustBot. Alors que nos villes européennes se vident de leurs voitures et de leurs pauvres, ce projet vise à introduire deux formes de robot dans nos rues : le DustClean et le DustCart. Le premier est un système automatisé de nettoyage de la chaussée avec brosses et jet d’eau. Il déambule dans les rues, nettoie caniveaux et trottoirs, interagit avec ses compagnons pour ne pas passer deux fois aux mêmes endroits, et rentre tout seul à son garage pour se recharger. Le deuxième est une poubelle à roulette, qui ère comme une âme en peine, dans les mêmes rues de nos villes si authentiques, pour collecter les déchets que nous voulons bien lui offrir. On peut l’appeler de son mobile et il vient gentiment récupérer nos saletés. De plus il est équipé d’une interface à écran tactile (ouah !) pour que nous puissions lui signifier quelle sorte de déchet il s’agit et qu’il puisse les mettre dans le bon bac à tri.

Voilà c’est tout. Je n’ai pas trop été sarcastique ?

Site officiel du projet DustBot.

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Science, Zeitgeist

Génétique et géographie


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