Archive de Corée

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Homo homini lupus, Lecture

Parutions et publications

larteguyLe dernier Ligne de Front, le N°18 juillet-août 2009, nous offre un très bon article sur le bataillon français de la Guerre de Corée.

Rappellons que c’est embedded dans ce bataillon que Jean Lartéguy, selon son autobiographie, la Guerre nue, combattra pour la dernière fois, en tant que reporter-soldat.

Enfin, sur l’excellent site Persée, un article sur l’obusite et le socio-darwinisme, sous la plume d’Annette Becker : « Guerre totale et troubles mentaux ».

Ou comment toute une génération de médecins a expliqué les cas d’obusite en 14-18 par la prédisposition héréditaire.

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Pont sans retour, Vidéos

Masutatsu Oyama, un Coréen chez les Japonais


Fighter in the wind , training scene.


Fighter in the wind, final fight.


Mas Oyama vs bull.

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Pont sans retour, SDXmage

Frontière

dmz220509

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Guerre, Pont sans retour

Le problème des prétoriens

northkoreaimage1Le dirigeant d’un Etat totalitaire est l’homme le plus seul du monde. Par conséquent, sans doute est-il aussi le plus malheureux. Certainement est-il difficile d’avoir de la compassion pour une telle solitude quand c’est un tel homme qui l’éprouve, cependant, ignorer ce point est la meilleure façon de s’égarer dans la compréhension d’un Etat de ce type.

Privilégier la personne du dirigeant sous cet aspect ne me semble pas être l’erreur qui consiste à ramener la complexité d’un système à une personnalité singulière. Au contraire, c’est en ne prenant pas en compte ce vide central, ce moyeu autour duquel la roue de l’Etat tourne, que l’on risque le plus de négliger la sophistication de l’administration, des institutions, des lois, du Parti, etc…

Cette solitude du pouvoir totalitaire, j’en ai esquissé faiblement quelques gros traits. J’évoquais le rôle des serviteurs sans m’attarder sur leur nature et leur identité. Un récent article de Chosun Ilbo met en avant l’un des éléments fondamentaux du corps des serviteurs de tout Etat totalitaire (et pas seulement) à savoir l’élite militaire.

Selon ce journal, la Corée du Nord disposerait à ce jour d’une force d’élite de 200000 hommes. Sans doute sera-t-on tenté de remettre cela en doute et de dire que ce chiffre est le fruit de la mégalomanie du Nord et de la peur du Sud. Il est possible, en effet, qu’il y ait là un peu d’exagération, mais ce n’est pas certain du tout. La Corée du Nord consacre en effet une large partie de son économie à l’armée et, au sein de cette armée, aux troupes d’élite. Il n’est donc pas absurde d’imaginer qu’elle dispose d’un tel nombre d’hommes qui soient, dans l’ensemble, supérieurs au soldat moyen bien que l’état de délabrement économique du pays ne permette sans doute pas toujours de leur offrir un entraînement suffisant.

Sans entrer dans l’analyse détaillée des caractéristiques d’un éventuel conflit entre le Nord et le Sud, on peut néanmoins dire qu’il y a trois grands dangers immédiats pour la Corée du Sud :

  1. une frappe non-conventionnelle (nucléaire, chimique ou bactériologique), mais la Corée du Nord n’en a sans doute pas les moyens et elle se mettrait tout le monde à dos (sans pour autant, sans doute, que l’on use des mêmes armes contre elle),
  2. une prise éclair de Séoul (très proche de la frontière) qui aurait un impact politique, symbolique, démographique et économique considérable,
  3. une infiltration généralisée des arrières par des unités d’élite visant les infrastructures de commandement, mais aussi les personnes (chefs militaires, personnalités politiques, intellectuels, etc.) ce qui pourrait totalement paralyser le pays et le pousser à une paix de compromis infamante avant même que les instances internationales n’aient eu le temps de se réunir.

Ce troisième danger rend particulièrement sensible l’existence de cette force d’élite nord-coréenne, d’autant que parmi ces 200000 soldats il y a des groupes dépendant directement du département opérationnel du Parti des Travailleurs Nord-Coréens et dont l’infiltration est la vocation première.

Cette élite de l’élite consisterait en 2000 hommes formés à infiltrer les lignes ennemies (y compris par la mer — d’où un entraînement à la plongée débutant à 12 ans) pour frapper les centres de commandement militaires. Elle pourrait agir en parallèle avec le Bureau de Renseignement des Forces Armées du Peuple, les services secrets de l’armée, et décapiter l’armée de la Corée du Sud en très peu de temps.

Le danger de l’infiltration n’a rien de nouveau ni de spécifique à la Corée, bien sûr. Ce qui l’est, c’est que l’on appartient de part et d’autre de la frontière politique à la même ethnie, à la même culture, avec la même langue, etc. Une telle situation est fréquente en cas de guerre civile, mais rarement lors de conflit entre Etats. Je ne vois qu’un exemple qui évoque vraiment cela, c’est la guerre entre les Etats en Amérique du Nord (1861-1865). Cela dit, dans les deux cas — la Corée et les Etats-Unis — c’est une guerre entre entités politiques légales qui fait suite à une situation de guerre civile.

Mais au-delà de ce pour quoi ces unités ont été créées, et qui menace immédiatement la Corée du Sud, ces troupes représentent une autre forme de danger. En effet, elles sont un obstacle a tout changement en Corée du Nord. Ayant tout à perdre à une ouverture du régime, elles sont un élément de pérennisation du système nord-coréen. Pire, afin de maintenir le statu quo interne au pays, elles peuvent en pousser le dirigeant au déclenchement de conflits extérieurs — y compris si, pour cela, il faut changer le dirigeant. De plus, dans l’hypothèse d’une réunification, ces troupes évolueraient immanquablement en une sorte de mafia extrêmement puissante et violente.

Les troupes d’élite nord-coréennes sont donc à la fois une menace militaire pour la Corée du Sud, un frein à toute évolution positive en Corée du Nord, un acteur fondamentalement négatif des relations entre les deux Corées et, enfin, un danger très important pour la démocratie d’une Corée réunifiée.

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Pont sans retour, Vidéos

General Choi Hong-Hee

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Le nid

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