Archive de cannibalisme
Vous explorez les archives pour cannibalisme.
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Kittiwat Unarrom a beaucoup d’humour. Tout d’abord, il sculpte de magnifiques cadavres. Réalistes, plus vivants que morts, on sent presque la chair se raidir petit à petit. Il fait des pieds, des mains, des têtes, des organes extraits de corps évidés, et les met sous vide ou bien les pend à des crochets. Dégoûtant non ? Et bien il y a pire. Tout est comestible ! Et oui il propose aux visiteurs de ses expositions de manger ses créations, qui sont en pain. Beurk miam slurp pourrait être sa devise.
Le travail sur les textures, les chairs, la pigmentation est incroyable de vérité. Troubler les sens et le sens moral des spectateurs est au centre du travail de Kittiwat Unarrom, artiste thaïlandais.
Repoussant les limites de ce qui est choquant, permis, accepté par la société, Unarrom cherche les limites de nos codes et de nos tabous. En fin de compte, qu’y a-t-il de mal à manger un peu de pain ? Il vient d’inventer le soft-cannibalisme en somme.
Source : Shape + Colour.
Contrairement à ce qu’affirment certains lieux communs tenaces, le cannibalisme n’est pas et n’a sans doute jamais été une pratique courante en Afrique noire. L’image du Noir avec un os dans le nez qui danse autour de la marmite où se trouve un explorateur à casque colonial et une starlette blonde nous vient de la RKO et du cinéma hollywoodien, pas des récits de voyageurs et encore moins du témoignage des anthropologues.
En revanche, en Afrique comme dans toutes les régions du monde confrontées à une famine extrême, le cannibalisme de subsistance peut exister. Le cas le plus général est, alors, de mentir et de se mentir sur la nature de ce qui est mangé. De ce point de vue, le cas du crash du vol 751 des forces aériennes uruguayennes en 1972 est très à part puisque là, des hommes ont débattu, discuté et réfléchi avant de se décider, pour survivre, de se nourrir des cadavres de leurs amis. De même, ce qui a pu se passer au sein de l’armée japonaise en 44-45, en Papouasie.
Toujours est-il que ramener la chair humaine à du cochon (y compris en mêlant les deux viandes) par exemple est une pratique courante dans ce type de situation, la Chine de la Révolution Culturelle (je ne parle pas ici du cannibalisme rituel des Gardes Rouges) ou l’Ukraine des années 30 en témoignent. Mais en Afrique, il y a eu une tout autre méthode.
Le cannibalisme consiste, pour un homme, à en manger un autre, mais si un homme n’est considéré que comme un singe, sa chair n’est plus que de la viande de brousse. C’est précisément ce qui s’est passé au Congo il y a quelques années, avec les Pygmées. Là, les armées engagées dans la guerre civile ont véritablement traité les pygmées comme ils l’auraient fait de singes, en les chassant pour se nourrir.
C’est que pour beaucoup en Afrique, les pygmées ne sont tout simplement pas des hommes. Cela n’a rien à voir avec le racisme tel qu’on peut l’entendre en Occident, c’est quelque chose de très différent et de très troublant parce que les auteurs de ces faits n’ont absolument pas conscience de faire quelque chose, de mal. Faudra-t-il leur dire, comme l’on fait les écologistes pour qu’ils épargnent la faune, qu’il leur faut garder des pygmées en vie pour faire venir les touristes ? En tout cas, cette histoire est l’occasion de se poser bien des questions sur l’universalité de nos évidences.
Source : SMH.
J’aimais bien l’explication de la disparition de l’homme de Neandertal qu’avait trouvé Simon Underdown… Je trouvais que ça avait presque une allure biblique : Qui a vécu par l’épée périra par l’épée… Enfin, en l’occurrence, c’était plutôt : Qui a vécu en bouffant son voisin, périra par les prions ! Bon, je n’y croyait pas plus que ça, car, des hypothèses, il y en a des dizaines tous les jours sur les sujets, mais je dois reconnaître que la réfutation semble sans appel. Cela dit, ce n’était qu’une hypothèse, nous sommes donc là dans le jeu normal de la science qui progresse.

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Pourquoi, diable, l’homme de Neandertal a-t-il disparu ? Voilà une sacrée question. Est-ce la conséquence d’un changement climatique ? Le fruit, amer, de guerres intra ou interspécifique ? Le résultat de la concurrence avec plus moderne que lui ? L’aboutissement de terribles épidémies ? Les explications possibles sont nombreuses et ce n’est pas d’en rajouter une qui va arranger cela…

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