Archive de baleine
Vous explorez les archives pour baleine.
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En 1865, dernière année de la Guerre entre les Etats, la fameuse guerre de Secession, quatre baleiniers nordistes ont été coulés par un raider sudiste, la CSS Shenandoah. C’est cette histoire que nous rappelle une série de neuf émissions vidéo diffusées en ligne par le Hawaï Department of Education.
On s’appuie largement sur les témoignages de l’archéologie pour expliquer les événements, mais on s’interroge tout autant sur les rapports que les Etats-Unis avaient au Pacifique, au rôle des baleiniers (dans l’économie, la politique, le droit) et à la guerre de course dont certains ont voulu faire, après le 11 septembre, le modèle de la guerre contre le terrorisme.
Source : Stories to Tell.
J’ai toujours été très sensible à la souffrance animale. J’ai toujours détesté tuer un animal, même un moustique ou une araignée. Il m’est difficile, moralement, d’écraser un scutigère véloce même quand celui file tout droit sur moi (le scutigère est véloce, mais un peu simplet).

En même temps, je ne cache pas considérer la corrida comme une forme d’art supérieure et la chasse à la baleine telle qu’elle se pratiquait en des temps héroïques comme une véritable illustration de l’aventure à l’état pur. Sans doute ai-je trop lu Moby Dick, je le confesse. C’est D.H. Lawrence qui voyait dans le Pequod d’Achab la métaphore d’un Occident cosmopolite poursuivant l’âme faustienne de la race blanche (rien que ça) :
Qu’est-ce donc que Moby Dick ? Il [sur son genre] est l’être le plus profond du sang de la race blanche, il est la nature la plus profonde de notre sang.
Et il est chassé, chassé, chassé par le maniaque fanatisme de notre conscience de blanc. C’est lui que nous voulons traquer. Pour l’assujettir à notre volonté. Et dans cette chasse consciemment maniaque de nous-mêmes, nous emportons les races sombres ou claires, rouge, jaune et noir, de l’Est et de l’Ouest. Quaker ou adorateur du feu, nous obtenons de tous l’aide nécessaire à cette épouvantable et folle chasse qui fait notre malheur et notre suicide.
L’homme blanc une dernière fois ithyphallique. Chassé jusqu’à la mort de la conscience supérieure et de la volonté d’idéal. Notre sang lui-même soumis à notre volonté. La conscience de notre sang sapée par un parasite mental ou une conscience idéale.
Naissant de sa mer, Moby Dick au sang chaud. Poursuivi par les maniaques de l’idée.
Ô Dieu, ô Dieu, et après, quand la Pequod a coulé ?
Elle a sombré dans la guerre, et nous sommes tous des épaves.
Et là, que faire maintenant ?
Qui sait ? Quien sabe ? Quien sabe, senor ?
Ni l’Amérique espagnole ni l’Amérique saxonne n’ont aucune réponse.
La Pequod s’en est allé vers l’abîme. Et la Pequod était le navire de l’âme de l’Amérique blanche. Elle a coulé, emportant ses nègres, ses indiens, ses polynésiens, ses asiatiques et ses quakers et de bons entrepreneurs yankees et Ishmaël : elle les a tous emportés au fond, tous qu’ils étaient.
Boom ! comme aurait dit Vachel Lindsay.
Pour user des mots de Jésus, TOUT EST CONSOMME.
Consummatum est ! Mais Moby Dick a été publié pour la première fois en 1851. Si la Grande Baleine Blanche a coulé le navire de la Grande Ame Blanche en 1851, que c’est-il passé depuis ?
Les effets post-mortem, sans doute.
Parce que, dans les premiers siècles, Jésus était Céto, la baleine. Et les chrétiens étaient de petits poissons. Jésus, le Rédempteur, a été Céto, le Léviathan. Et tous les chrétiens, tous sont ses petits poissons.
Une baleine masculine, un navire féminin… Mais passons sur toute cette symbolique, pour être un peu plus complet, il faudrait citer le génial Land und Meer de Carl Schmitt et sa glose de La mer de Michelet, ou encore Hobbes, Grotius… Peu importe, c’est un grand livre qui permet de ne pas oublier la place singulière que la chasse à la baleine occupe en Occident.
De cette place, une récente publication témoigne : The Last Whale de Chris Pash raconte comment a vécu et a péri la chasse à la baleine en Australie. Ce n’est pas un livre neutre, c’est un livre écrit par un opposant à cette chasse et publié avec l’imprimatur de Greenpeace sur la couverture. Mais c’est aussi un livre qui accepte d’adopter au moins un instant la vision de ceux qui la chassaient.
The green dots on this map show locations of buoys listening for endangered right whales. If you see a red whale icon instead, it means a buoy at that location has heard a right whale within the last 24 hours. This information is made available to ship captains, who can slow to 10 knots and post a lookout to avoid a collision.
Pour éviter qu’un bateau ne heurte l’une des 350 dernières baleines franches de l’Atlantique Nord, il a été mis en place un système d’écoute de leur chant pour les localiser et tenir informé, en temps réels, les bateaux concernés.
Source : Listen for Whale.
Fossil hunters have discovered the remains of the earliest ancestor of the modern whale: a small deer-like animal that waded in lagoons and munched on vegetation.
The landmark finding represents a long-sought « missing link » in the 10m-year journey that saw ancient land mammals evolve into modern cetaceans, a group that includes whales, dolphins and porpoises.
On a pu lire, ici, que certains se demandaient si le singe ne descendait pas de l’homme, mais saviez-vous que d’autres étaient persuadés que la baleine vient d’une sorte de daim ? Ce dernier aurait évolué ainsi en se cachant des prédateurs dans l’eau. Si, si.
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