Archive de astronomie
Vous explorez les archives pour astronomie.
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L’Eglise est obscurantiste, d’ailleurs, les églises sont obscures, ce sont des cryptes où la lumière naturelle de l’intelligence humaine ne pénètre jamais. La science ne l’intéresse pas, pire, l’Eglise et les papes l’ont toujours combattu. Nul regard pour le monde et ses merveilles n’est porté par ces hommes qui haïssent la vie et ceux qui ne la haïssent pas comme eux. Regardez Galilée, il a osé tourner ses yeux vers les étoiles, alors, ils l’ont brûlé.
Voilà ce que l’on entend souvent — l’erreur sur le châtiment de Galilée comprise — pourtant, tout cela est sinon faux, du moins infiniment caricatural.
J’ai reçu ce midi un livre que j’attendais depuis quelques temps : The Sun in the Church : Cathedrals as Solar Observatories de John L. Heilbron, paru en 1999 sous les presses de l’université d’Harvard. Inutile de mentir, je ne vais sans doute pas comprendre grand-chose de tout ce qui est dit sur l’astronomie et les mathématiques, quoique celles de l’époque me sont peut-être plus familières (disons, moins étrangères) que celles d’aujourd’hui, mais je me réjouis malgré tout de m’y plonger.
L’auteur se donne un but relativement modeste. Il veut juste rendre compte d’un fait connu au moins par les spécialistes : pour calculer la date de la Pâque il fallait que l’Eglise se donne des moyens astronomiques. Ces moyens, ce furent, entre autres, les cathédrales.
Voici de quelle façon :

Je vous en dirai plus une fois que j’aurai pris le temps de le lire, mais j’ai des tas de lectures en cours…