Un épisode oublié

Vers le retour de l’hyperinflation ?


A l’heure où tous les économistes officiels agitent le spectre de la grande Déflation pour apporter une caution intellectuelle à l’impéritie des gouvernements qui par leur politique de déficit public « keynésien » ajoutent une couche d’endettement public à une crise de surendettement, Carl-Ludwig Holtfrerich nous rappelle dans son étude sur l’hyperinflation allemande de 1921-1923 qu’une autre issue est possible. Rappelons le contexte : le premier semestre 1921, les Alliés décident que les Réparations allemandes seront de deux milliards de marks or par an, plus 26% de la valeur des exportations. Rudolf Havenstein, président de la Reichsbank à l’époque, considérant que ces montants étaient insupportables pour l’économie allemande, décida de monétiser la dette publique : en août 1922, il se félicitait que la Reichsbank émette quotidiennement 20000 milliards de marks de nouveaux billets !

Quand le 15 novembre 1923 la dégringolade fut enfin stabilisée après l’invasion de la Ruhr par les Belges et les Français, le taux du mark or était de 1000000000000 marks-papier !

La fièvre de l’or sévissant actuellement sur les marchés, corollaire de la conduite irresponsable du tandem Paulson/Bernanke qui semble penser que l’octroi de subventions massives par le Gouvernement Fédéral aussitôt monétisées par la FED est la solution à tous les problèmes de l’heure, nous amène à penser qu’une déferlante d’hyperinflation est une conséquence prévisible des politiques suivies par les principaux gouvernements occidentaux en réponse à la crise actuelle, à l’exception notable de l’Allemagne.

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La crise et le mythe de la dérégulation

Plus de contraintes = plus de liberté ?


Michael Shermer nous donne quelques faits triviaux sur la fameuse dérégulation mère de tous les maux et seule responsable de la fameuse crise économique actuelle :

Epargnons-nous le mythe de la « dérégulation » ici. La liste des nouveaux règlements selon le Federal Register a été, en moyenne, de 72844 pages sous l’administration Carter, 54335 pages au cours de la présidence Reagan, a atteint 59527 pages sous Bush Ier, a escaladé, pendant les années Clinton, jusqu’à 71590 pages, et s’est fixé au niveau record de 75526 pages sous Bush IInd, à l’ère de la prétendu dérégulation totale. Voilà pour les républicains comme étant le parti de la non-intervention gouvernementale.

Il y a pire. Le nombre des employés à plein temps des agences gouvernementales de régulation s’est accru, aux Etats-Unis, de 63 % de 1980 à 2007, passant de 146139 à 238351, tandis que les dépenses du gouvernement des Etats-Unis sur la régulation du marché ont triplé, passant de 13,5 milliards de dollars en 1980 à 40,8 milliards en 2008 (en dollars de l’an 2000 dollars pour comparer). Pendant ce temps, la population des États-Unis est passée de 226,5 millions à 301 millions, soit une augmentation de 33 % (à comparer à l’augmentation de 63 % des employés des agences de régulation). Une dernière comparaison : les dépenses liées à la régulation ont augmenté, passant de 0,26 % du PIB en 1980 à 0,35 % du PIB en 2007, soit une augmentation de 35 %.

Edifiant, non ?

Source : Skepticblog.

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Quand le fisc entre dans les mondes virtuels

Les gold farms mises à l’amende


Le Financial Times du 2 novembre nous apprend que le Gouvernement Chinois va lever une taxe de 20% sur tous les gains en devises réalisés dans les mondes virtuels des jeux en ligne, World of Warcraft étant le premier visé.

Il faut dire qu’entre le gold farming et les épées magiques la base imposable est estimée
par les gabelous chinois à la bagatelle de 1.45 milliards de dollars. Nul doute que le Fisc français ne va pas tarder à s’emparer de l’idée, et que le Code Général des Impôts ne va pas tarder à s’enrichir d’une taxe forfaitaire sur la détention d’Orcs, qui donnera lieu à de vifs débats à l’Assemblée : un abattement pour les armées d’Orcs domiciliées dans les DOM TOM est à prévoir, de même que des exonérations en fonction de la situation de famille.

Ces taxes seront elles collectées par des avatars adhoc ? Pourra-t-on échapper à un redressement
fiscal en jetant un sort maléfique à l’avatar du contrôleur ?

Comme on peut le voir par ces quelques exemples, la matière à contentieux est aussi riche que la base imposable virtuelle. Plus sérieusement, un joueur revendant des devises virtuelles à des étrangers à déjà demandé une restitution au titre de l’exportation !

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Seul au monde, sur l’eau

Vivre libre, au soleil, au grès des marais ne sera peut-être bientôt plus une utopie.


L’ingénierie de la Silicon Valley et la vieille utopie libertaire d’une nation libre et neuve s’allient dans le projet du Seastanding Institute. Le fondateur de Paypal, Peter Thiel, vient de doter de 500 000 $ le projet d’un ingénieur de Google et d’un programmeur de Sun Microsystem. Ils ont en idée de créer, en premier lieu sur des plates formes pétrolières inutilisées, des états nouveaux, autonomes, dans les eaux internationales. Soumises à aucune loi ou juridiction, ces zones libres accueilleront quiconque voulant participer à l’aventure. Par la suite, les communautés veulent construire des structures propres, l’institut travaillant autant à sa survie qu’à son développement.

Seastandind est un projet technologique et civique. L’accession une nouvelle forme de gouvernance ne pouvant se faire que par une élection, ou une révolution, les habitants des plateformes libres, fortement influencés par la pensée de Milton Friedman, veulent recréer les conditions d’une vie libre et libérée de toute contrainte.

L’initiative n’est pas nouvelle. La principauté de Sealand, installé sur une ancienne plate-forme au large des côtes britannique, créée/découverte par Roy Bates est un pays libre, quoique non reconnu par les Nations-Unis, mais, juridiquement, rien ne s’oppose au statut particulier du lieu. Plusieurs projets de déterritorialisation sont en cours, notamment chez Pirate Bay, pour sortir les serveurs torrents des juridictions opposées au P2P.

Esperons que ces initiatives ne finissent pas comme sur Rapture

Source : Wired

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Espace privé

Il n’avait jamais cessé d’y croire. Elon Musk, milliardaire américain, et, entre autres réalisations, fondateur de la société de paiement par Internet PayPal, ambitionnait depuis 2002 de construire la première fusée entièrement privée capable de placer un satellite en orbite et ainsi d’entrer en compétition avec les plus grands, voire de desservir la Station spatiale. [...]


free

Il n’avait jamais cessé d’y croire. Elon Musk, milliardaire américain, et, entre autres réalisations, fondateur de la société de paiement par Internet PayPal, ambitionnait depuis 2002 de construire la première fusée entièrement privée capable de placer un satellite en orbite et ainsi d’entrer en compétition avec les plus grands, voire de desservir la Station spatiale.

La première fusée privée mettant un satellite en orbite… Les libertariens vont être contents. De toute façon, je suis de ceux qui pensent que la colonisation de Mars sera l’œuvre des entreprises privées (le PCC — Parti Communiste Chinois — en étant une…).

Source : Futura-Sciences.

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More human than human

Selon la cour de commerce internationale, les super-héros sont dans la catégorie des «animaux ou d’autres créatures non humaines (comme les robots ou les monstres)». En effet la tarification des importations des jouets fabriqués en Chine est différente qu’ils s’agissent de «poupées représentant uniquement des êtres humains» taxées à hauteur de 12% et les «jouets [...]


kingdom
Selon la cour de commerce internationale, les super-héros sont dans la catégorie des «animaux ou d’autres créatures non humaines (comme les robots ou les monstres)». En effet la tarification des importations des jouets fabriqués en Chine est différente qu’ils s’agissent de «poupées représentant uniquement des êtres humains» taxées à hauteur de 12% et les «jouets représentant des animaux ou d’autres créatures non humaines (comme les robots ou les monstres)» qui quant à eux sont à 6,8%. Ainsi Toy Biz arguant du fait que les super-héros étaient autre chose que des hommes, désiraient appliquer la taxation moindre pour Spider-man, Daredevil et autres Hulk (j’omets de fait Superman, Batman et Green Lantern, héros DC, car la firme appartient à Marvel). La cour lui a rendu raison.

Les super-héros sont autre chose que des hommes. Mais ça on le savait déjà.

J’ai sciemment mis Kal-El en illustration de cet article, car le fils de Krypton est le plus grand de tout les héros.

Source : Le blog du québécois libre.

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