OTAN savoir à quoi ça sert…
Forgée à l’heure de la guerre froide contre le Pacte de Varsovie, l’OTAN se cherche un nouveau concept stratégique. L’ Alliance a actuellement pour but d’être capable de mener simultanément deux opérations majeures (60000 hommes) et 6 opérations mineures (25000 hommes).
Son principal apport technique est l’interopérabilité : l’Alliance est un intégrateur qui transforme les forces européennes en auxiliaires des troupes US. La subordination des européens n’est pas totale car dans son cadre des armes nucléaires US sont mises en oeuvre par des équipages européens, avec partage de la décision d’emploi (« détail » fondamental, inconnu des opinions publiques).
A l’heure où les missions de l’OTAN prennent la forme de corps expéditionnaires engagés pour longtemps (cf. Afghanistan), où une nouvelle course aux armements a lieu à l’échelle mondiale, où l’administration Obama souhaite se désengager et laisser les européens assumer leur défense (fait révélateur : le financement des études sur l’OTAN a disparu de tous les think tanks) le danger d’une dilution de l’Alliance, fondamentale pour la stabilité de l’Europe occidentale, est bien réel. Sachant que 5 pays assurent 75% de ses ressources, l’ère de la défense assurée gratuitement par le grand frère américain est terminée pour la plupart des 28 pays adhérents.
Dubaï et l’avenir de l’homme
Ces derniers jours, Dubaï a fait la une de l’actualité après deux incidents. D’abord un ascenseur de Burj Khalifa, la tour humaine la plus haute du monde, est tombé en panne, obligeant les visiteurs à rester au somment pendant plusieurs minutes, sans possibilité de redescendre. Ensuite l’aquarium du Dubaï Mall, le plus grand du monde, s’est fissuré et le centre commercial s’est rempli d’eau sur plusieurs centimètres. Loin d’être une simple fuite, il s’agissait d’un véritable tsunami dans le hall.
Alors que la plupart des médias voient ces incidents comme le revers de la médaille de la réussite, voire de la mégalomanie de l’émirat, il faudrait peut-être envisager ces problèmes comme des composantes intrinsèques de l’identité de Dubaï. Ces désastres nous invitent à repenser la destinée de la ville-État. Dubaï est un laboratoire, comme je l’ai déjà évoqué, un laboratoire de notre monde en devenir, une prophétie de béton et de verre. L’événement de l’ascenseur peut nous permettre de comprendre comment les hommes vont devoir affronter, et s’adapter à leurs propres créations. Comment survivre à plus de 800m du sol, apprendre à chasser les oiseaux, à collecter l’eau, à s’affranchir de la terre, de ses dangers, de ses ennemis. L’on peut imaginer des États décidant de se couper du monde à travers des structures toujours plus hautes, toujours plus autonomes. Alors que des conflits entre étages de super-structures peuvent se déclencher à tout moment, cette panne d’ascenseur, à première vue anecdotique, est un laboratoire du comportement humain en de telles situations.
L’eau montant le long du mollet, atteignant bientôt le genou, la panique, la fuite. Faut-il abandonner une structure parce qu’elle a des défauts ? Ou bien faut-il s’adapter à ce risque pour se couper du reste du monde ? Créer des colonies indépendantes autonomes basées sur le risque, risque que ne veut pas prendre une bonne part de la population. Le danger comme dernier rempart de la liberté ?
Ainsi l’homme peut retrouver un état premier de survie, au sein même de ses constructions. La nature, devenue compatissante, complaisante, n’étant plus un danger, ne peut plus souder contre elle les nouveaux Hommes. Ceux-ci doivent retourner leurs propres erreurs structurelles et scientifiques pour s’offrir une nouvelle étape sur l’escalier dans leur évolution. Et Dubaï en est la première marche.
« La prédiction est difficile, surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir »
L’ouverture d’une station pétrolière britannique au large des Malouines raviverait les velléités argentines concernant l’archipel.
Et la guerre des Malouines (1982) de revenir sur le devant de la scène. Elle est l’exemple type d’un conflit ayant opposé deux pays pour le contrôle d’une île ou d’un archipel. Conflit dont on craint qu’ils soient amenés à se multiplier.
S’il est relativement peu probable que les Argentins rééditent l’expérience de 1982, des problèmes pourraient survenir en Asie du Sud-Est. Les eaux pullulent d’îles et d’îlots. C’est l’identité de leurs possesseurs, qui pose souvent problème. Et les anciens colonisateurs se sont souvent bien gardés d’être, lors de la décolonisation, très clairs sur ces sujets.
Résultat : ces îles sont des zones de tensions assez importantes. A titre d’exemple, certaines îles furent revendiquées par pas moins de 27 pays. Qu’est ce que la possession de ces îles apporte à un pays ? Pourquoi se battre pour elles ? Pour leur ZEE, Zone Economique Exclusive, avancent beaucoup d’analystes. Sous certaines conditions, posséder une île, pour un pays, c’est pouvoir souverainement exploiter les richesses contenues dans une zone de 200 milles autour de l’île. Ressources halieutiques, mais également ressources des fonds marins.
Le concept de ZEE a été élaboré en 1982, lors de l’achèvement de la convention de Montego Bay. Convention qui a duré une dizaine d’années et qui a élaboré une part importante du Droit de la Mer.
1982, c’est également la date de l’invasion des Malouines par les Argentins et de leur reprise par les Britanniques. Les années 80, c’est l’époque de la croyance en l’entrée dans « l’ère océanique », c’est à dire l’idée que l’on allait coloniser les océans, l’exploration spatiale faisant moins rêver. Cf Abyss, de James Cameron. D’où l’intérêt porté à l’époque pour les ressources maritimes. Exploitation des nodules polymétalliques, le krill (dont il existe d’énormes bancs aux abords des Malouines) en protéine de l’an 2000, autant d’idées irréalistes qui paraissaient crédibles lors de l’année de sortie de Star Trek II et de Dark Crystal…
Pour expliquer le coup argentin et la hargne britannique, l’explication par les ressources vint donc immédiatement à l’esprit des experts. Au delà de cette analyse contextuelle, l’explication par les ressources a ceci d’agréable qu’elle est simple et aisément compréhensible. Et marquée idéologiquement, même si cela n’est pas immédiatement perceptible. C’est l’analyse de ce que l’on pourrait appeler l’école marxiste d’analyse des relations internationales. Qui voit comme moteur essentiel aux guerres et conflits l’économie, i.e la gestion des ressources. La guerre était le fait des « marchands de canons » au début du XXè siècle. Elle est le fait, depuis les années 30, des pétroliers.
Une grille de lecture qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser à la lecture de l’actualité, s’avère peu pertinente dans le cas des Malouines. L’exploitation des îles avait bien été envisagée dès les années 70. En témoigne le rapport de Lord Shackleton, datant de 1976, actualisé en 1982. Mais l’exploitation était également perçue comme extrêmement difficile en raison notamment des conditions climatiques extrêmes de la zone.
Les causes de la guerre des Malouines sont plus à chercher dans l’orgueil des peuples et dans l’affrontement de deux adversaires schmittéens, plus que du côté du krill. Même si l’exploitation tardive pourrait sembler donner crédit à l’explication par les ressources, c’est oublier le coût élevé, non seulement de la guerre elle-même, mais également celui de l’installation de dispositifs militaires en permanence aux Malouines. La guerre aurait coûté aux Anglais 3 milliards de Livres, ses conséquences (dont la présence militaire aux Malouines) 20 milliards… En 1982, Margaret Thatcher exclut de son cabinet de guerre tout représentant du ministère de l’économie (ou son équivalent). Peu importe le coût, il fallait reconquérir les îles. Et l’Iron Lady n’aurait pas prit les risques liés à une guerre pour une exploitation pétrolière qui ne se concrétiserait que trois décennies plus tard.
Place aux wargames.
Admettons maintenant que les Argentins souhaitent réitérer le coup de poker de 1982. Que se passerait-il ?
Amusant exercice qui occupera les quelques lignes qui suivent. Il s’apparente à l’uchronie, ces « et si ? » parfois brillants comme Tempête rouge ou Fatherland. Il en partagera sans doute un important défaut, c’est à dire l’ignorance de la nature dialectique de la Stratégie. Et il sera très partiel et centré sur les aspects militaires.
Dans le cas présent l’exercice met en jeu une armée britannique en proie à des difficultés budgétaires. Mais son équivalente argentine aussi.
Deux scénarios se dessinent.
Cas 1 – L’Angleterre agit avant que l’Argentine ne conquiert les îles.
Elle dispose de l’outil idéal pour ce genre de mission : le sous-marin nucléaire d’attaque, ou SNA. Véritable capital-ship des flottes modernes avec le porte-avions, il partage avec ce dernier un avantage qui se situe hors du domaine militaire « pur » : il est aussi un outil diplomatique/de dissuasion. Plus qu’une simple frégate, par exemple. Sans connaître les capacités ASM des Argentins, je doute qu’elles soient capables de palier une telle menace. En 1982, c’est un SNA, le HMS Conqueror, qui avait renvoyé l’Armada au port en torpillant le Belgrano.
Hors SNA, la présence militaire permanente aux Malouines est pour le moins plus étoffée qu’en 1982. Au moins un bâtiment type frégate ou destroyer, ce qui change du HMS Endurance, navire de patrouille antarctique armé d’un canon de 20 mm, qui dut faire face seul, en 1982 aux Argentins. Et quatre chasseurs Eurofighters. Cela peut paraître peu, mais c’est peut-être suffisant pour constituer une menace sérieuse pour les Argentins qui n’auraient à opposer que des appareils relativement anciens, quoique rétrofittés. Pour les Argentins, la conquête des îles passe par la neutralisation de ces deux menaces. En une ou deux décennies, équipée de chasseurs modernes, de sous-marins AIP et d’équipages chevronnés, elle pourrait éventuellement, d’un strict point de vue militaire, l’envisager. Si les Anglais ne s’adaptent pas entre-temps.
Cas 2 – Les Argentins sont maîtres des îles. Une flotte de reconquête anglaise approche de l’archipel.
C’est le cas le plus « sportif ».
Pour les combats à terre, les Anglais amèneraient sans doute plus de blindés qu’ils ne l’ont fait en 1982. Blindés légers type Scimitar/Scorpions, dont les quelques exemplaires présents au combat en 1982 s’avérèrent très utiles. Sans doute n’y aurait-il pas de « lourds », type Warrior ou Challenger 2, cauchemars logistiques ambulants.
L’infanterie britannique, et ce serait sans doute un combat d’infanterie, subit les doutes et questionnements inhérents aux armées occidentales. Certains anciens des Malouines la juge incapable de faire ce qu’ils avaient fait en 1982. D’autres diront sans doute qu’elle est trop orientée COIN et pas assez « choc frontal »…
Les combats aéronavals sont autrement plus intéressants. Les Anglais étaient partis en guerre en craignant les sous-marins ennemis, héritage du Second conflit mondial, obsession de la Guerre froide. C’est l’aviation qui constitua leur plus coriace adversaire.
Exit l’Eurofighter, à moins que les Anglais ne trouvent une base aérienne plus proche de l’affrontement. Les ravitailleurs en vol, c’est très bien mais c’est limité quand il s’agit d’offrir une présence permanente à 14000 km de l’aérodrome.
Si l’Histoire se répète, de très vieux Harriers embarqués affronteraient à nouveau des Mirages et A-4 également anciens. A ceci près que les Anglais, moyennant une aide américaine ou européenne, pourraient bricoler les Harriers pour qu’ils tirent le AMRAAM.
Mais l’élément le plus déterminant, ce seraient l’AEW et les CIWS. Armes qui ont brillé par leur absence en 1982. Les CIWS, canons-mitrailleurs automatisés, prélèveraient un lourd tribut aux avions argentins qui tenteraient les attaques à la bombe comme en 1982. Et les Exocets argentins subiraient peut-être le même sort.
En admettant que les CIWS fonctionnent aussi bien que lors des exercices et prévisions. Parce qu’elles n’ont pas brillé au combat jusqu’ici. Il faut admettre qu’elles n’en n’ont pas eu souvent l’occasion non plus.
Par contre, les attaques argentines seraient réalisées en meute et ce coup-ci avec des bombes correctement réglées, contrairement à 1982.
Hors meutes de chasseurs-bombardiers, l’arme la plus efficace des Argentins serait sans doute le couple Exocet-Super Étendard. Et les Argentins l’auraient en cas de conflit surement prévu et acquis plus de missiles Exocets AM-39 qu’ils n’en avaient en 1982, c’est à dire 5.
Mais tant les meutes d’avions que les Super Étendards se heurteraient à un adversaire inexistant aux Malouines en 1982 : l’AEW, l’aéronef d’alerte avancée. L’avion radar, en somme. Les Anglais n’ont pas de quoi lancer le E2C Hawkeye. Mais ils en ont un succédané, tout droit sorti de l’expérience des Malouines : un radar monté sur hélicoptère.
Il détecterait les raids argentins, guiderait efficacement les chasseurs anglais et permettrait une meilleure défense de la flotte britannique.
Tout ceci suppose une réédition de 1982. Mais les Argentins ne commettraient pas deux fois la même erreur et rallongeraient la piste des Malouines pour qu’elle soit capable d’accueillir les Mirages et A-4. Ils attaqueraient ainsi les Britanniques bien avant qu’ils approchent des îles, contrairement à ce qui s’était passé en 1982. De leur côté, les Britanniques utiliseraient leurs missiles de croisière pour réduire à néant certains dispositifs argentins.
Bien équipés en sous-marins AIP et en mines navales, les Argentins pourraient également choisir une autre voie. Et cibler enfin la logistique.
Quoiqu’il en soit, Gordon Brown n’est pas Margaret Thatcher et Cristina Kirchner n’a pas grand chose à voir avec Leopoldo Galtieri. Parce que mener une guerre, cela suppose aussi un grand courage politique et une volonté d’acier.
J’ai hâte de lire les scénarios imaginés par d’autres et, pourquoi pas, les jouer sur ordinateur. Il me semble qu’une carte du mode multijoueur d’Operation Flashpoint permettait de combattre aux Malouines…
La Corée du Sud, les robots, et les vieux
La Corée du Sud va prochainement ouvrir un thème d’attraction entièrement consacré aux robots. On aurait pu penser que ce genre de projet allait plus rapidement aboutir au Japon, mais c’est bien la Corée qui va inaugurer une nouvelle ère de divertissement. Le parc nommé Robotland, en projet depuis 2007, semble être sur la bonne voie pour ouvrir ses portes en 2012.
Outre de nombreuses animations sur le thème des robots, le parc comportera aussi un incubateur d’entreprises travaillant de le domaine de la robotique, de l’intelligence artificielle et de la domotique. Robotland a pour ambition de développer une industrie locale dédiée à la robotique, mais aussi de faire rentrer dans les mœurs et les mentalités l’intégration des robots dans notre vie quotidienne. Car injecter des millions de won dans la recherche, le développement et l’industrialisation des robots ne servira à rien si la population refuse de vivre entourée d’êtres de synthèse.
Il est intéressant de lire, sur le site de Robotland, comment le divertissement et un véritable discours politique sur la place des robots dans la société sont mixés pour assurer la réussite du projet. Espérons qu’une telle entreprise verra le jour dans notre vieille Europe vieillissante quand nos politiques comprendront enfin que l’allongement des années de cotisations ou l’augmentation de celles-ci ne sont pas des solutions pérennes dans les prochaines années.
Les attractions rendront hommage aux grands robots de la culture contemporaine (Astro, Transformers, Star Wars, etc.), permettront aussi de manipuler des êtres synthétiques, et de les observer dans différents environnements. Par ailleurs de nombreux robots travailleront dans les restaurants, les boutiques, peut être même à la sécurité du public ou à la gestion des files d’attente.
…destroying the last Dutch of defense
La domination du Cyborg continue. Cette fois, c’est la grande et belle Marloes Coenen, vétérante du MMA, qui s’est faite détruire, en trois rounds, par la reine du MMA féminin. Le combat a eu lieu le 30 janvier lors du Strikeforce : Miami.
Marloes, moins pétrifiée que Gina Carano en son temps, a opposé une belle résistance et déployé – en vain – tout son panel technique.
La haltière Néerlandaise, très grande grappleuse, strikeuse extrêmement rapide, a révélé chez l’impressionnante Brésilienne une capacité jusqu’alors inconnue. La Cyborg semble être une bonne encaisseuse. La Mark Hunt (combattant réputé pour sa surhumaine capacité à encaisser les coups sans tomber KO) féminine ? La perspective est effrayante, pour ses adversaires potentielles : elle est indestructible.
Les adversaires potentielles, justement, qui sont elles ? Gina Carano vaincue & vaquant à sa carrière cinématographique, Coenen détruite, qui reste-t-il ?
Mégumi Fujii est meilleure, techniquement, que la Cyborg. Elle est considérée comme la meilleure combattante P4P au monde.
P4P ? Pound for pound. Un excellent combattant de 50 kg se ferait sans doute pulvériser par un combattant médiocre de 120 kg. Pour déterminer qui est le meilleur combattant, ou la meilleure combattante, et comme on ne peut raisonnablement tous les faire s’affronter à cause de leurs différences de poids, on réalise une égalisation de poids imaginaire.
Donc, P4P, la meilleure combattante au monde, très technique, au palmarès impressionnant, c’est la japonaise Mégumi Fujii. Trop légère pour affronter la Cyborg. Il en va de même pour bon nombre de combattantes pesant aux alentours de 50 kg. Cyborg (64 à 74 kg) est tout simplement trop puissante.
A l’heure actuelle, deux adversaires crédibles pour la Cyborg viennent à l’esprit.
Erin Toughill, au physique évoquant un croisement entre Carano et Cyborg. Très bonne boxeuse, redoutée, redoutable, et pas le genre à être intimidée par la Cyborg.
Et Cindy Dandois. La judoka belge n’a qu’un combat à son actif en MMA. Une victoire, mais contre Marloes Coenen, la vétérante. Plus expérimentée, la Belge pourrait surclasser Cyborg dans le combat au sol.
Hors combattantes MMA, il aurait été intéressant de voir Lucia Rijker ou Laila Ali, entraînées en MMA, le temps d’un combat contre la strikeuse sud-américaine.
Prochain combat, sans doute Erin Toughill vs Cris Cyborg. Ca promet d’être saignant.
… in Haiti
Un nouveau pas vient d’être franchi dans l’immersion. Vous pouvez maintenant déambuler dans les rues haïtiennes dévastées par le tremblement de terre.
Tournez la tête où vous le souhaitez, regardez derrière vous, sur les côtés, fixez un immeuble détruit. Écoutez ces instants de vie haïtienne… Vivez, pendant quelques secondes, et via deux de vos sens, ce que vit un inconnu marchant dans une rue de l’île meurtrie.
Une expérience étrange, qui n’est pas sans rappeler le film de Katryn Bigelow, Strange days.