PRIDE FC opening theme music
Au Pride FC, ils savaient faire des musiques épiques.
Au Pride FC, ils savaient faire des musiques épiques.
Le retour de la vengeance du Welfare State
La France fut un des rares pays dans lequel l’eugénisme n’a jamais vraiment pris. C’est sans doute son catholicisme qui la protégea quand, au coeur des années 30, les théories eugéniques atteignirent leur zénith. Aux Etats-Unis, en Scandinavie et en Allemagne, elles allaient avoir les conséquences que l’on sait.
Du catholicisme et de son emprise sur la société, aujourd’hui, il n’en reste plus grand chose. Par contre, l’Etat est adoré de la population. « Aide-toi et l’Etat t’aidera ! », osait fièrement un Jean-Noël Jeanneney. Le phénomène n’est pas près de s’inverser, au contraire, crise oblige.

Aux Etats-Unis, la crise est l’occasion pour l’Etat d’accroitre son influence. Et la domination démocrate se fait sentir dans le domaine de la Santé avec le Health Care Bill (HCB). C’est un premier pas possible vers une étatisation de la Santé. Parmi les opposants au projet, Sarah Palin. La belle s’est lancée dans une critique sévère du projet démocrate, allant jusqu’à évoquer avec sa délicatesse coutumière des « tribunaux de la mort ». Réplique immédiate des défenseurs du HCB : on n’en trouve pas trace dans leurs projets. Soit. Mais quand les Anglais goûtèrent aux délices du Welfare state dans les années 40, peu d’entre eux s’imaginaient que, 60 ans plus tard, le gouvernement ficherait les parents qui ne donnent pas cinq fruits et légumes par jour à leurs enfants. Ou que l’on utiliserait des détecteurs de mensonges pour déterminer si untel ne ment pas quand il dit avoir besoin d’aides sociales.

SDX avait déjà abordé ici et là la problématique de l’eugénisme et du Welfare state. Il en ressortait la volonté d’adapter non pas les services sociaux à l’humain, mais l’humain aux services sociaux. C’était une des interprétations possibles de la sortie de Pelosi. Si la firme privée n’a a priori qu’une ambition, celle d’être rentable et de servir le client, l’Etat, lui, peut nourrir d’autres desseins*. Comme le métissage. Et ce n’est surement pas le catholicisme qui empècherait les Etats-Unis de revenir à leurs vieux démons eugénistes.

Un second écueil affleure sur la route du navire Amérique. La nomination comme « Tsar de la science » – conseiller scientifique du président-, de John Holdren. L’homme avait participé à un ouvrage d’anticipation écologique dans les années 70, dans lequel était préconisée une série de mesures assez radicales :
-Avortements forcés
-Stérilisations massives
-Dislocation des familles et partage des enfants
-Stérilisations des indésirables…
Le tout sympathiquement chapeauté par une police armée internationale.
En d’autres termes, la rencontre de l’eugénisme, du malthusianisme et d’une certaine écologie dans le coeur d’un ingénieur social américain.

C’est peut-être tout ceci qui est en jeu dans la bataille du HCB. Il y a, c’est indéniable, des dizaines de millions d’Américains qui souffrent. Mais faire appel à l’Etat pour résoudre le problème, c’est lui donner un pouvoir immense. Un pouvoir bien plus important que celui que possédait les guerriers ou les despotes. L’Etat va grossir, les difficultés qu’il est censé régler (troubles climatiques, demandes d’aides sociales et de soins…) vont se cumuler, s’entremêler et se renforcer. Tel un navire à l’inertie gigantesque, il va foncer toujours plus avant, décennies après décennies, vers des écueils qui, loin de n’être que des vues de l’esprit, affleurent déjà devant lui. Et par copiage mal compris, la France va s’empresser d’importer les solutions américaines. Il y a fort à parier que le catholicisme ne sera sans doute pas, le cas échéant, en mesure de faire barrage**.
* Il ne faut pas faire l’impasse sur l’existence de fondations privées promouvant l’eugénisme, telle la Fondation Rockefeller. Ou sur les sectes. Il y aura un eugénisme privé.
**Le fait que la Sécurité Sociale, d’après ce site, se soit portée partie civile lors du procès Perruche est très intéressant.
Les stéroïdes c’est dépassé

Vous vous souvenez peut-être du documentaire de NationalGeographic consacré aux Arts martiaux ? Une équipe de scientifiques, bien dotés en capteurs, passaient au crible différentes disciplines martiales.
Ils ont récidivé, et cette fois-ci avec le MMA, Mixed Martial Arts.
Des résultats… Etonnants. A tel point qu’un des scientifiques étudiant les capacités de Randy « The Natural » Couture s’exclame :
Vous n’êtes pas humain !
Et les combattants de MMA risquent de le devenir de moins en moins.
Je ne parle pas que des prises de produits dopants. Je ne parle pas non plus de prothèses, comme celle qui équipe Barry Bonds.
Ce qui tend peut-être à apparaître, ce sont de véritables interventions chirurgicales ayant pour but non de soigner, mais d’améliorer l’efficacité au combat. C’est le thème d’un article de Courrier international intitulé « La chirurgie fait durer le combat » :
L’été dernier, Davis a donc contacté un chirurgien plasticien de Las Vegas pour qu’il lui renforce les arcades. Frank Stile, le chirurgien, a curé l’os autour des orbites, retiré le tissu cicatriciel présent autour des yeux pour le remplacer par du collagène issu de cultures cellulaires. Maintenant, quand Davis recevra un coup au visage, il risquera moins de saigner… du moins en théorie.

Nous ne sommes qu’au début de notre aventure, disait, en substance et avec fierté, l’UFC (la principale organisation de combats de MMA) lors de la commémoration de son centième évènement.
P & P
Le dernier Ligne de Front, le N°18 juillet-août 2009, nous offre un très bon article sur le bataillon français de la Guerre de Corée.
Rappellons que c’est embedded dans ce bataillon que Jean Lartéguy, selon son autobiographie, la Guerre nue, combattra pour la dernière fois, en tant que reporter-soldat.
Enfin, sur l’excellent site Persée, un article sur l’obusite et le socio-darwinisme, sous la plume d’Annette Becker : « Guerre totale et troubles mentaux ».
Ou comment toute une génération de médecins a expliqué les cas d’obusite en 14-18 par la prédisposition héréditaire.
…de l’Octogone au Pentagone

Les pratiquants d’arts martiaux et de sports de combat d’écoles différentes se sont toujours affrontés. Mais c’est en 1993 qu’eut lieu le premier véritable tournoi télévisuel et médiatisé opposant des combattants de disciplines diverses. L’évènement naquit aux Etats-Unis grâce à l’impulsion du légendaire Rorion Gracie, combattant de Jiu-Jitsu Brésilien.
Très peu de règles, pas de limite de temps, pas de juges, pas de catégories de poids et un affrontement dans une arène d’un nouveau genre (l’Octogone) : tels étaient les mots d’ordre de l’UFC 1, l’Ultimate Fighting Championship 1.
Conséquences simples et croisées : très grande violence, grande médiatisation et, évidemment, rejet par une partie des observateurs & politiques, comme John McCain.
L’opposition des politiques et médias à la violence de l’UFC obligea les organisateurs à réglementer le sport, à le codifier. On perdit une certaine authenticité au profit d’un gain en respectabilité. Qui porte, 16 ans et 100 UFC plus tard, ses fruits. D’autant que les chiffres montrent que le MMA n’occasionne pas plus de blessures que les autres sports de combat, et que les combattants subissent moins de KO qu’en Boxe, par exemple.
La popularité du MMA est énorme, elle a détroné celle de la Boxe aux Etats-Unis. La qualité des combattants (et combattantes), la variété des techniques et tactiques, tout contribue à faire du MMA l’art martial du XXIe siècle. On songe à son introduction aux Jeux Olympiques – n’est-il pas ce qu’il y a de plus proche du Pankration antique ?
Il suscita dès 1995 l’intérêt des militaires américains, un intérêt qui ne devrait pas faiblir – au contraire – avec les retex d’Irak et d’Afghanistan. Dans ces guerres, les soldats investissent des bâtiments et combattent dans les rues, affrontements permettant parfois le corps à corps.
Not too long ago, GI Joe, a real American soldier involved in life-or-death combat in Iraq, brought down his attacker with a mixed martial arts technique and captured him. It wasn’t too long ago that his only choice would have been to shoot — and kill — him.
»Instead of using my weapon, I choked him out and we were able to capture and interrogate him, » the soldier said.
[...]
While it still faces pockets of opposition in the mainstream — MMA competition is sanctioned in only 21 states — it is extremely popular in the military as a spectator sport, training regimen and intra-service competition. Even though the Army distinguishes between its « combatives program » and mixed martial arts, Brazilian jiu-jitsu and other techniques you see inside the octagon have become primary combat tools used when a soldier engages in hand-to-hand combat.
Many UFC stars — Royce Gracie, Matt Hughes, Randy Couture among them — have visited Army bases to train soldiers. The use of MMA gives soldiers who have lost their primary weapon, or who is in a fight and cannot access their weapon, more options to survive. It affords them effective strategies for fighting on the ground, standing up or with someone clinging to their back.
[...]
»Not only does it save the lives of U.S. soldiers, but it also saves enemy lives, » Larsen said. « When a soldier is well trained, he has the option to use a lesser amount of force. There are many situations now that involve soldiers restraining and detaining people whom they could clearly have killed under the rules of engagement. »
In an era of Shock and Awe campaigns and bunker-busting bombs, the general perception is that hand-to-hand combat was obsolete. Not true. Larsen has conducted 900 post-action interviews with service men and women who have engaged in hand-to-hand combat in either Iraq or Afghanistan.
»Because of the nature of the war, we are going into buildings more, » Larsen said. « When a soldier enters a building he doesn’t know if he will end up helping someone or fighting them for his life. »
Lire aussi cet article du New York Times
Un sport fascinant, omnubilant, qui rend addicte :
Tu sais que tu regardes trop de MMA quand…
Découvrez-le si vous ne le connaissiez pas déjà. Découvrez ce monde cosmopolite et transdisciplinaire, ce monde de sang, de muscles, de tresses et de crânes rasés.
Et n’oubliez pas le Strikeforce du 15 août, avec en tête d’affiche Cyborg vs Carano

Les fantômes du Mirai et les démons du Japon, de la fresque historique à l’uchronie
Ce qu’il y a de bien avec internet, et plus précisément avec Wikipedia, c’est qu’on peut passer des heures à divaguer, à sauter d’information en information. Tout le monde a pu en faire l’expérience.

Ainsi, en recherchant des données sur l’intéressant film Midway, suite officieuse du grand Tora Tora Tora, j’ai découvert l’anime japonais Zipang. Il reprend l’idée du film Nimitz, retour vers l’enfer, à savoir l’irruption, suite à une anomalie incompréhensible, d’un navire de guerre moderne dans une grande bataille navale du passé. Si, dans le film, c’était un porte-avions américain qui se retrouvait à la veille de l’attaque de Pearl Harbor, dans Zipang, c’est un croiseur/destroyer japonais du XXIè, le Mirai, qui apparaît lors de la bataille de Midway.

L’irruption du croiseur/destroyer des Forces d’autodéfense (un classe Kongo très amélioré et légèrement futuriste) ne passe pas inaperçue. Le bâtiment va très vite devenir un enjeu des deux belligérants. D’autant que sa puissance de feu dévastatrice est à elle seule capable de changer le cours de la guerre dans le Pacifique.
Dans Nimitz, retour vers l’enfer, se posait la question des perturbations susceptibles d’être causées au cours de l’Histoire, un classique de ce genre de productions. Mêmes interrogations chez Zipang, à ceci près que les 241 membres d’équipage du bâtiment sont japonais… C’est ce qui fait le sel de l’anime.

Car ce sont les enfants d’une société ouvertement pacifique qui sont plongés dans l’un des plus violents conflits de l’Histoire. Ce sont les fils d’un Japon travaillé par son américanisation et par sa nostalgie de l’Empire qui vont connaître le monde de leurs grand-parents. Ce sont surtout les habitants d’un pays vaincu, écrasé.
Une défaite suite à une guerre absurde, c’est ce que ne supportera pas Kusaka, un énigmatique officier de la marine impériale, recueilli par le Mirai. A cheval entre deux mondes, il va transformer l’Asie des années 40 en un gigantesque jeu d’échec, dont l’objectif final est la création d’un Japon idéal. Un grand échiquer où l’on croise l’amiral Yamamoto et le Général Vandegrift, et dont le Mirai est la plus puissante pièce.

Servi par un graphisme soigné, Zipang marque par sa gestion du temps, qui n’est pas sans évoquer La ligne rouge. Une lenteur qui contraste avec la tension extrême générée par les doutes qui assaillent les protagonistes à chacun de leurs pas. Le maître-mot de la série est : réalisme. Quasi-réalisme des scènes de bataille, exactitude des faits historiques (du moins ceux qui n’ont pas été altérés), soin apporté au développement de personnages crédibles…
Fans d’uchronies, connaisseurs de la Guerre du Pacifique, amateurs de kriegspiels, amoureux du Japon, experts en combat naval, regardez Zipang sur Schizodoxe.