G-I-UK gap

Depuis le 5 mai dernier, 4 Mirage 2000-5 français sont basés en Islande, et assurent la défense aérienne de l’île. L’OTAN est présente sur l’île depuis la Guerre froide. Le caillou n’a pas, en tant que tel, un immense intérêt. Mais il constitue un maillon essentiel de la ligne G-I-UK (Groënland-Island-United Kingdom). En cas de [...]


Depuis le 5 mai dernier, 4 Mirage 2000-5 français sont basés en Islande, et assurent la défense aérienne de l’île. L’OTAN est présente sur l’île depuis la Guerre froide. Le caillou n’a pas, en tant que tel, un immense intérêt. Mais il constitue un maillon essentiel de la ligne G-I-UK (Groënland-Island-United Kingdom). En cas de conflit avec le Pacte de Varsovie, et comme pendant la Seconde guerre mondiale, l’Atlantique nord aurait constitué la route maritime vitale reliant les Etats-Unis et le Canada à l’Europe. Hydrophones sous-marins du réseau SOSUS et bases de chasseurs perlent sur la ligne G-I-UK. Elle aurait empêché les sous-marins et bombardiers à long rayon d’action soviétiques de couper le cordon reliant Vieux continent et Nouveau monde. En Islande même, les pays membres de l’OTAN ont déployé des avions de combat. On se souvient de la prise de l’Islande par les Soviétiques imaginée dans Tempête rouge, le roman de Tom Clancy, et de ses conséquences.

On sait que les Islandais sont une population d’une extrême homogénéité, ce qui avait poussé une entreprise, DeCode Genetics, à en effectuer un fichage génétique quasi-intégral. Ce que l’on sait moins, par contre, c’est que, l’île ayant accepté l’implantation de bases américaines pour sa défense dans les années 50, elle a introduit une clause secrète très particulière. Le gouvernement islandais a interdit la présence d’Afro-Américains parmi les soldats américains basés en Islande, les considérant comme une menace pour la pureté raciale islandaise :

The 1951 U.S. -Icelandic Defense Agreement paved the way for a permanent U.S. military presence at the Keflavik base in Iceland, an outpost that played a crucial role in U.S. strategy during the Cold War. The article explores two gender-related aspects of the U.S. -Icelandic Cold War relationship:the restrictions on off-base movements of U.S. soldiers, and the secret ban imposed by the Icelandic government on the stationing of black U.S. troops in Iceland. These practices were meant to « protect » Icelandic women and to preserve a homogeneous « national body. »

Quoi qu’il en soi, depuis l’arrivée de Vladimir Poutine au Kremlin, la Russie reprend du poil de la bête. Et elle le montre, en envoyant ses bombardiers croiser dans l’Atlantique. Rodomontades ? Peut-être. En attendant, on a droit à de belles images de Mirages et de Tu-95. Comme aux temps bénis de la Guerre froide, quand F-16 norvégiens et F-18 américains jouaient à chat avec les Tupolev.

Sources : The Mudville Gazette et Secret Défense.

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Ce qui marche (mal) en Irak peut-il (bien) marcher à Brooklyn ?


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Tueuses

Leigh Ann Hester a tué. Armée de son M4, elle a abattu au moins un « insurgent » lors de l’attaque d’un convoi en Irak. Jeune femme MP de la Garde Nationale, elle reçut pour cet acte la Silver Star. D’autres femmes soldats américaines ont combattu, une trentaine sont mortes, certaines ont été mutilées. Voilà qui pose [...]


Leigh Ann Hester a tué. Armée de son M4, elle a abattu au moins un « insurgent » lors de l’attaque d’un convoi en Irak. Jeune femme MP de la Garde Nationale, elle reçut pour cet acte la Silver Star. D’autres femmes soldats américaines ont combattu, une trentaine sont mortes, certaines ont été mutilées. Voilà qui pose cruellement la question de l’entrée des femmes dans le métier des armes. Initiée par la guerre du Viêt-nam en Occident, soutenue par les politiques plus que souhaitée par les militaires, la féminisation des armées avait néanmoins connu un illustre précédent. L’URSS envoya au front plusieurs dizaines de milliers de ses filles lors de la Grande guerre patriotique. L’une d’elles se démarque.
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Lyudmila Pavlichenko s’était engagée dans l’Armée Rouge à 24 ans, pour combattre les Allemands. Jeune Ukrainienne, étudiante en Histoire à l’Université de Kiev, rien ne la prédisposait à devenir la plus grande guerrière que le monde ait portée.

Elle intégra un régiment de snipers féminines et fut envoyée, sa formation achevée, combattre à Sébastopol et à Odessa. Elle excella, tuant le chiffre astronomique de 309 soldats ennemis, dont 36 snipers.

Blessée par un tir de mortier, elle fut évacuée du front. Bardée de médailles, Lyudmila servit la propagande soviétique, auréolée de son nouveau statut d’héroïne de guerre. Elle partit pour Washington, reçut de nombreux cadeaux : Winchester, Colt… Elle devint le premier citoyen soviétique introduit à la Maison Blanche, où elle rencontra Eleanor Roosevelt.

De retour en URSS, vers 1943, Lyudmila devint instructeur et monta au grade de Major. Elle ne devait plus voir le front. Après la guerre, elle travailla comme historienne pour la marine soviétique.

Leigh comme Lyudmila prouvent-elles que l’armée peut compter dans ses rangs des femmes ?


L’homme, si l’on suit les théories freudo-jungiennes, a besoin, pour son développement personnel, d’activités qui lui sont spécifiques. Les femmes en sont impérativement exclues. La guerre est sans nul doute l’activité la plus masculinisée, celle qui permet l’affirmation de la virilité, l’ultime séparation hommes-femmes. Sauf en dernière extrémité. Quand la survie de l’entité (tribu, cité, pays…) dont elles font partie est en jeu, les femmes combattent aux côtés des hommes. Dès que la situation s’améliore, elles quittent le front et reviennent à leurs précédentes activités.

Lyudmila a œuvré principalement en 1942, période désespérée pour l’URSS, et a quitté le front en 1943, pendant la montée en puissance de l’Armée Rouge renforcée des divisions sibériennes.

De même, aucune des femmes mécaniciennes de la machine de guerre soviétique n’a conservé son poste après-guerre. Ce départ est souvent le fait des femmes elles-mêmes. Un sondage effectué auprès de 500 femmes d’une division aéroportée US suite à la Guerre du Golfe montra qu’aucune d’entre elles ne souhaitait revivre de guerre, a contrario de nombre de leurs confrères masculins…

L’attirance du mercenariat chez les soldats hommes s’explique-t’il, au moins en partie, par son insensibilité aux pressions politiques qui ont féminisé l’armée ?

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Banque Palpatine ?


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Petit plongeon


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Du galion au sous-marin, de l’or aux papiers diplomatiques…

Le métal se dégrade plus rapidement que le bois, lorsqu’il est immergé dans les profondeurs. En raison de processus chimiques relativement complexes, le bois se fige au fond de l’eau quand le métal est progressivement rongé par les bactéries. La très célèbre épave du Titanic perd 45 kg de métal par jour, ce qui devrait [...]


Epave
Le métal se dégrade plus rapidement que le bois, lorsqu’il est immergé dans les profondeurs. En raison de processus chimiques relativement complexes, le bois se fige au fond de l’eau quand le métal est progressivement rongé par les bactéries. La très célèbre épave du Titanic perd 45 kg de métal par jour, ce qui devrait entrainer son affaissement, puis sa quasi-disparition.
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