Mashup et délinquance

Berlin brûle-t’il ? En tout cas on peut le croire en regardant Google Maps


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A Berlin aussi les voitures brûlent. Un mystérieux groupe d’extrême gauche a pris l’habitude de mettre le feu à des véhicules dans la capitale allemande. A l’est rien de nouveau me direz-vous. Sauf que le dit groupe utilise internet pour signaler ses méfaits. Sur Brennede-autos.de (Les voitures qui brûlent à Berlin, en toute simplicité) le groupe a créé un mashup de Google maps croisé avec ses propres informations. Ainsi, sur le large territoire de Berlin, des petites icônes indiquent où les activistes ont mis le feu à une auto. Ils auraient pu modifier l’icône et mettre une petite flamme, mais bon ceci est de l’ordre du détail.

Seules des voitures haut de gamme sont prises pour cible, et les revendications des gugusses semblent porter sur l’anti-gentrification de Berlin, à croire qu’ils préféraient quand tout le monde était pauvre, sauf les cadres du Parti, quand le Mur était encore dressé entre les deux Europe. L’initiative aurait pu me paraître intéressante si les instigateurs de ces incendies étaient les propriétaires eux-mêmes qui avaient mis le feu à leur propre voiture, si dans un geste d’autodestruction ils avaient voulu mettre fin à leur vie d’opulence et d’ennui. Si une retribalisation de la suburbia berlinoise était en marche. Un long cortège de médecins, d’avocats, de designers, et d’architectes foulant du pied leurs valeurs bourgeoises et leur richesse matérielle. Ils danseraient autour de leurs BMW fumantes, leurs Mercedes calcinées, et leurs Porsches noircies, totems sacrifiés sur l’autel de l’autodestruction de classe. Au lieu de cela c’est une bande de fils à papa qui trouve que les loyers sont trop hauts. On a les révoltés que l’on mérite.

En tout cas, l’utilisation de Google maps à ces fins pas très morales montre le champ des possibles de l’intrusion de la criminalité réelle dans le monde virtuel. Et inversement.

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Attraction fatale


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Désastre roulant


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MDR or Die !


socialismOBAMA

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Rapide comme l’éclair


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Touche mon écran

Et je te dirai si tu es excité.


videodrome-se_shot3lAlors que je regardais le making of de Videodrome (oui je sais je n’ai rien d’autre à faire), cette video attendait que je la publie.

Le parallèle est flagrant entre les deux. Des interfaces molles, un rapprochement voire une symbiose entre l’utilisateur et la machine, un côté organique, presque charnel. Alors que les faux vagins, et les braquemarts en latex ont envahi les catalogues de l’industrie du sexe, ces objets restent désespérément inanimés (malgré quelques tentatives assez ridicules de mise en mouvement) et surtout cruellement non interactifs (pour reprendre un mot un peu passé de mode). Et quand je parle d’interactif, je ne veux pas parler uniquement de la volonté de l’utilisateur qui reste confiné dans le désir onaniste. On pourrait ainsi imaginer, à l’instar de tous ces réseaux sociaux qui marchent si bien en ce moment, des interactions avec l’environnement « numérique » de l’individu, sa sphère connectée. Et là on revient à ce serpent de mer du sexe virtuel. Mais si le sexe n’est qu’un rapport social comme un autre, pourquoi est-il toujours écarté, mis en minorité, par rapport aux autres liens sociaux. Sa marginalisation ne peut qu’entraîner frustration, violences, criminalisation. Couplons les interfaces molles, cet internet des objets, avec nos envies, nos attirances pour des personnes à l’autre bout de la connexion.
Imaginons une interface molle interagissant avec Facebook. Le poke, et le « deviens mon ami » deviendraient un peu plus biologiques. Humides. Nous toucherions notre écran, moi en l’occurence mon netbook et son écran si petit, si mignon, allongé sur le lit. Les trajets dans le bus ou le metro, iphone à la main et écran charnel, deviendraient moins longs. On pourrait discuter avec les doigts avec nos maîtresses virtuelles, sentir à travers cette peau artificielle l’excitation de l’autre. Faire passer à travers nos publications Twitter nos fantasmes, que tout à chacun pourrait ressentir. Bref faire entrer dans notre monde, ce réseau si froid, si « virtuelle » que l’on nomme Internet.

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