Dubaï et l’avenir de l’homme
Ces derniers jours, Dubaï a fait la une de l’actualité après deux incidents. D’abord un ascenseur de Burj Khalifa, la tour humaine la plus haute du monde, est tombé en panne, obligeant les visiteurs à rester au somment pendant plusieurs minutes, sans possibilité de redescendre. Ensuite l’aquarium du Dubaï Mall, le plus grand du monde, s’est fissuré et le centre commercial s’est rempli d’eau sur plusieurs centimètres. Loin d’être une simple fuite, il s’agissait d’un véritable tsunami dans le hall.
Alors que la plupart des médias voient ces incidents comme le revers de la médaille de la réussite, voire de la mégalomanie de l’émirat, il faudrait peut-être envisager ces problèmes comme des composantes intrinsèques de l’identité de Dubaï. Ces désastres nous invitent à repenser la destinée de la ville-État. Dubaï est un laboratoire, comme je l’ai déjà évoqué, un laboratoire de notre monde en devenir, une prophétie de béton et de verre. L’événement de l’ascenseur peut nous permettre de comprendre comment les hommes vont devoir affronter, et s’adapter à leurs propres créations. Comment survivre à plus de 800m du sol, apprendre à chasser les oiseaux, à collecter l’eau, à s’affranchir de la terre, de ses dangers, de ses ennemis. L’on peut imaginer des États décidant de se couper du monde à travers des structures toujours plus hautes, toujours plus autonomes. Alors que des conflits entre étages de super-structures peuvent se déclencher à tout moment, cette panne d’ascenseur, à première vue anecdotique, est un laboratoire du comportement humain en de telles situations.
L’eau montant le long du mollet, atteignant bientôt le genou, la panique, la fuite. Faut-il abandonner une structure parce qu’elle a des défauts ? Ou bien faut-il s’adapter à ce risque pour se couper du reste du monde ? Créer des colonies indépendantes autonomes basées sur le risque, risque que ne veut pas prendre une bonne part de la population. Le danger comme dernier rempart de la liberté ?
Ainsi l’homme peut retrouver un état premier de survie, au sein même de ses constructions. La nature, devenue compatissante, complaisante, n’étant plus un danger, ne peut plus souder contre elle les nouveaux Hommes. Ceux-ci doivent retourner leurs propres erreurs structurelles et scientifiques pour s’offrir une nouvelle étape sur l’escalier dans leur évolution. Et Dubaï en est la première marche.
La Corée du Sud, les robots, et les vieux
La Corée du Sud va prochainement ouvrir un thème d’attraction entièrement consacré aux robots. On aurait pu penser que ce genre de projet allait plus rapidement aboutir au Japon, mais c’est bien la Corée qui va inaugurer une nouvelle ère de divertissement. Le parc nommé Robotland, en projet depuis 2007, semble être sur la bonne voie pour ouvrir ses portes en 2012.
Outre de nombreuses animations sur le thème des robots, le parc comportera aussi un incubateur d’entreprises travaillant de le domaine de la robotique, de l’intelligence artificielle et de la domotique. Robotland a pour ambition de développer une industrie locale dédiée à la robotique, mais aussi de faire rentrer dans les mœurs et les mentalités l’intégration des robots dans notre vie quotidienne. Car injecter des millions de won dans la recherche, le développement et l’industrialisation des robots ne servira à rien si la population refuse de vivre entourée d’êtres de synthèse.
Il est intéressant de lire, sur le site de Robotland, comment le divertissement et un véritable discours politique sur la place des robots dans la société sont mixés pour assurer la réussite du projet. Espérons qu’une telle entreprise verra le jour dans notre vieille Europe vieillissante quand nos politiques comprendront enfin que l’allongement des années de cotisations ou l’augmentation de celles-ci ne sont pas des solutions pérennes dans les prochaines années.
Les attractions rendront hommage aux grands robots de la culture contemporaine (Astro, Transformers, Star Wars, etc.), permettront aussi de manipuler des êtres synthétiques, et de les observer dans différents environnements. Par ailleurs de nombreux robots travailleront dans les restaurants, les boutiques, peut être même à la sécurité du public ou à la gestion des files d’attente.