Bye-bye Dubaï ou les ruines d’un futur inachevé
La photo ci-dessus a été prise à l’aéroport international de Dubaï, et ces voitures ne sont pas que garées, elles sont abandonnées. Abandonnées par les expatriés qui ont perdu leur emploi dans l’émirat et qui sont partis en catastrophe, criblés de dettes, sans un sou, et sans avenir dans ce qui paraissait il n’y a pas si longtemps l’Eldorado du XXIème siècle. Alors que le Burj Dubaï doit être inauguré le mois prochain, la cité-état fait face à une crise économique mondiale qui risque bien de l’enfouir sous le sable du désert mégalomaniaque de son prince-PDG. Plusieurs centaines de chantiers sont au point mort, on parle de 100 000 chômeurs (pour 1,5 millions d’habitants), des ouvriers étrangers sont renvoyés chez eux (pas d’emploi, pas de visa), le tourisme est en chute libre, et même comble du luxe, la circulation est fluide, alors qu’avant la ville était saturée du matin au soir, de voitures haut de gamme.
Bye bye Dubaï, la fête est finie. Les rues se vident, la ville à la plus forte expansion de l’histoire de l’humanité sombre dans l’aridité de la crise, le désert reprend son dû à ses ambitieux qui pensaient pouvoir le dompter. Le Burj Dubai règnera sur un empire fantôme, royaume vidé de ses jet-setters et autres magnats du pétrole, les prostitués ukrainiennes sont déjà dans l’avion pour d’autres hôtels mondialisés. Village de pécheurs devenu Las Vegas mégalomaniaque, Dubaï va devenir le plus grand cimetière à ciel ouvert des espoirs d’un futur amputé. Le cristal est brisé, et l’humanité se coupe la peau avec ses éclats.
Encore une fois la Californie est en flammes, même images d’Apocalypse, Southland Tales révélé, le monde ne disparaitra pas dans un rumeur, non, il disparaitra dans un grand feu purificateur davidien, la Californie comme un Waco Vengeur de la taille d’un État, de la taille d’un mythe.
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