Darkon


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Lamarck et Lovecraft

Lovemarck et Lamarcraft


sdx_screenshot_14On a pu lire le 7 juin dernier une très intéressante remarque sur le blog de Chris Perridas, H. P. Lovecraft And His Legacy. On lie souvent l’horreur lovecraftienne au darwinisme tel qu’il a été popularisé par Haeckel et on a incontestablement raison de le faire. Mais est-ce sa seule source en matière de biologie de l’hérédité ? Non, nous dit ici Chris Perridas.

Son hypothèse est la suivante. Dans sa jeunesse Lovecraft a eu l’occasion de fréquenter des professeurs de la Brown University parmi lesquels se trouvait Alphaeus Spring Packard, Jr. Ce professeur mort en 1905 était un néo-lamarckien et c’est par son influence que s’expliqueraient certaines nouvelles de Lovecraft dans lesquelles la transmission héréditaire des caractères acquis joue un rôle central (peu importe ici que cette transmission soit aussi présente chez Darwin que chez Lamarck). Perridas cite Les rats dans les murs qui en est un très bon exemple, mais il y a aussi La peur qui rôde qui me semble aussi valable pour illustrer le propos.

sdx_screenshot_15La première de ces deux nouvelles, Les rats dans les murs, montre que les pratiques cannibaliques de la famille de la Poer devenue Delapore ont modifié l’hérédité de ses membres tant et si bien que quand les conditions sont réunies, la pulsion cannibale ressurgit d’une affreuse manière dans la personne du dernier représentant de cette famille…

La peur qui rôde est assez semblable du point de vue de la lecture lamarckienne. Les Martense, une famille d’origine hollandaise, très isolée du fait de son refus d’entretenir des rapports avec les Anglais, dégénère d’une horrible façon. Là, l’évolution de cette famille est manifestement trop rapide pour être le fait de la sélection naturelle. De plus, la sélection naturelle retient les plus aptes, pas les plus fous. enfin, la peur de l’orage semble être, dans cette famille, un caractère acquis*.

OUTL012355Lovecraft n’a jamais caché que ses exigences scientifiques n’interféraient ni avec ses goûts littéraires ni avec son œuvre fictionnelle. Il serait cependant intéressant de faire une analyse comparée de la notion d’hérédité dans ses nouvelles, dans ses essais et dans sa correspondance**. En tout cas, la remarque de Chris Perridas nous oblige à réfléchir et nous donne envie de nous replonger dans ces deux textes !

* En passant, on notera avec profit que le présupposé de ces deux nouvelles n’est pas fantastique, mais scientifique. Lovecraft est essentiellement un auteur de science-fiction.

** Les yeux vairons des Martens dans La peur qui rôde feraient un excellent point de départ.

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Nawlz

La BD du futur ?


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Le monde change

Le temps d’une vie


h_4_ill_1208759_afd6_tanabeParfois quand je discute avec certains amis ou relations des choses dont il est souvent question ici, je me trouve confronté à une attitude ironique voire condescendante. Quoi, me dit-on, à ton âge tu crois encore aux robots ? Tu as trop regardé Goldorak, mon pauvre ami ! Ou encore certains m’expliquent avec le ton que l’on a quand on s’adresse à des enfants un peu bêtas que les bébés ce font d’une certaine façon et que toutes ces histoires de sélection génétique c’est de la science-fiction ; c’est comme croire que les garçons naissent dans les choux et les filles dans les roses…

Il y a quelques jours, un homme est mort. C’était l’homme le plus âgé du monde. Il avait 113 ans. Quel rapport avec ce que je viens de dire ? Celui-ci :

  • quand il est né, cela ne faisait que six ans qu’un plus lourd que l’air s’était arraché péniblement du sol.
  • A 20 ans, des aéronefs s’affrontaient par centaines dans le ciel de l’Europe.
  • Il a à peine plus de 30 ans quand Lindbergh franchit l’Atlantique en avion.
  • Il n’en a pas beaucoup plus de 40 quand son pays aligne des centaines de chasseurs Zero.
  • Il en a presque 50 quand Hiroshima et Nagasaki, deux villes immenses, sont détruites en quelques instants par un seul avion à chaque fois.
  • A 61 ans il lit dans les journaux l’histoire de Spoutnik.
  • 10 ans plus tard, on marche sur la Lune
  • Encore 10 ans et c’est la navette spatiale qui occupe les premières pages des journaux.
  • A 90 ans on commence à construire la station Mir.
  • Un an après son centième anniversaire, une sonde se pose sur Mars.
  • Juste avant sa mort, le Japon, son pays, envoie des sondes autour de la Lune. La Chine et l’Inde songent à Mars, les Etats-Unis aussi…

J’ai pris l’aviation comme exemple, mais j’aurais pu en prendre d’autres. Mon propos reste le même : ce qu’il a connu avec l’évolution de l’aviation, vous pouvez très bien le connaître avec la robotique ou les biotechnologies, par exemple…

Le monde change, vous dis-je…

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La Khovanchtchina


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Konya wa Hurricane


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