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Toute vie a un prix
Nous refusons instinctivement d’admettre cette évidence, et pourtant comme le rappelle Peter Singer nous tolérons un coût marginal de la vie infiniment plus élevé aux Etats Unis que dans le reste du monde par exemple.
Dans des pays où les services de santé sont « gratuits », il est encore plus difficile d’annoncer que le gouvernement ne payera pas pour le seul médicament ou appareillage médical qui pourrait contribuer à sauver sa vie ou celle de ses enfants : c’est pour ça que le NHS britannique joue sur le rationnement via la file d’attente là où les USA jouent sur le prix de l’assurance. Singer fait remarquer crûment que 27% du budget de Medicare est consacré à des patients dans leur dernière année de vie ou qu’une année de traitement au Cerezyme coûte 175000 dollars.
Avec le vieillissement des populations issues du Babyboom et le caractère de plus en plus global de la gouvernance politique, des écarts de coût marginal de l’année de vie humaine s’étalant comme actuellement de 5 dollars (pays les plus pauvres d’après l’OMS) à 200000 dollars (cas des USA) vont s’avérer insoutenables tant moralement qu’économiquement. L’explosion prévisible à court terme des systèmes de santé de la zone OCDE va obliger les Etats à des choix cornéliens.
















24 janvier 2010 à 16:10Relance de la conquête spatiale.
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26 janvier 2010 à 1:25Ouaip.
Je pense malheureusement aux euthanasies et avortements des potentiellement faibles. Avortements comme à Cuba, semble-t-il. C’est l’artifice qui permet à l’île de se prévaloir d’un taux de mortalité infantile faible, selon certaines sources. Sympa…
Bon, du côté français, à priori, le plus dur est devant nous : départ en retraite des baby boomers aux exigences en matière de soins très élevée, et ce sur une période allongée. Mais il se pourrait que le système, s’il a survécu, retombe un peu sur ses pattes après 2030-35, date de décès estimée des membres cette génération. Et avant cette date, travailler en tant qu’aide à domicile pourrait permettre à beaucoup de vivoter…
Outre l’exploration spatiale (maison de retraite sur Pluton, la classe…), la robotique, notamment médicale/à domicile, pourrait apporter beaucoup.
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26 janvier 2010 à 8:20Que j’aime cette statistique:
La conclusion est impitoyable: les médecins mettent plus d’un an pour achever une grande partie de leurs malades! Que font les pouvoirs publics ?
Ou bien il faudrait peut-être avoir la sagesse de mourir un an avant sa mort ?
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26 janvier 2010 à 9:45Singer est démocrate et conseiller d’Obama.
La dislocation des familles et la pression économique
vont conduire à une généralisation de l’euthanasie.
Les contrôleurs de gestion des maisons de retraite et
des compagnies d’assurances vont pouvoir jouer
à Dieu en toute bonne conscience grâce
à l’alibi fourni par des gens comme Singer ,
recyclage de l’argumentaire éculé sur la viande du
riche qui empêche le pauvre de manger des céréales à sa faim.
Hors de même que la consommation de hamburgers à Dallas
n’influe aucunement sur le nombre de repas de l’éthiopien ,
de même l’euthanasie de la mémé de Des Moines n’allongera
pas l’espérance de vie du congolais.
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26 janvier 2010 à 10:30Citer
27 janvier 2010 à 19:16Supposons que M Peter Singer réussisse à faire voter aux USA, une loi qui ferait que tout individu dont l’espérance de vie statistique qu’il aurait eu avec des soins onéreux (ces soins même qui font 27% du budget médicare) ne dépasse pas 1 an, ne soient plus autoriser à recevoir des soins. Il y a toutes les chances que ces patients qui malgré des soins très couteux n’avaient qu’un an de survie, mais qui sont désormais sans soins voient leur espérance de vie raccourcir à bien moins d’un an, quelques mois peut-être (un delta)…
Aussi les individus qui, avant cette loi, avaient une espérance de vie de deux ans, deviendront alors ce qui n’ont plus qu’une espérance de vie de 1 an + le delta dont je parlais plus haut.
M Singer se verrait donc obligé de leur couper à eux aussi l’autorisation de soins dés le delta passé. Ceux qui avant la réforme avaient 3 ans de survie n’auraient plus que 1 an + delta1 + delta 2. Il serait donc obligé de renouveler l’opération, etc etc….
et sa statistique ne changerait quasiment pas, c’est toujours les patients en dernière année d’autorisation de soins qui consommerait la majorité du budget santé.
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28 janvier 2010 à 9:44Exactement c’est de la logique shadok.
Les grands malades consomment la majorité des dépenses de santé.
Hors en général avant de mourir on est gravement malade.
Un vrai homme de gauche abolirait la Mort.
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28 janvier 2010 à 10:03C’est discutable: après tout, on n’est jamais plus égaux que lorsque l’on est mort.
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28 janvier 2010 à 11:46Quand la Mort sera morte, le transhumanisme remboursé par la Sécu sera au cœur du problème.
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28 janvier 2010 à 13:50Encore un coup à exploser les déficits !
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28 janvier 2010 à 13:52Oui et non car atteignant l’immortalité les assurés pourront cotiser à l’infini, pour l’éternité.
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28 janvier 2010 à 14:43En plus il ne seront pas souvent malades!
deux citations d’auteurs incertains:
»Vous apprenez que vous êtes immortel, que ferez vous demain matin ? » (Pierre Dac?)
»L’Eternité c’est long, surtout vers la fin » (Woody Allen ?)
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