Kulchur | Chroniques | Lecture
Vous avez dit Identité ?
Souvent cité mais peu lu et encore moins compris, Huntington a eu le mérite de lancer le débat de manière tonitruante sur les défis engendrés par la fin de la guerre froide. Après le choc des civilisations, Qui sommes nous ? se penche sur le devenir de l’identité américaine, identité altérée par l’érosion du Credo national, sapé par une immigration de masse et la trahison des élites.
A la différence des autres vagues d’immigration, l’immigration latina et notamment mexicaine est concentrée géographiquement et refuse d’adopter l’anglais. Element intéressant car transposable au cas français, du fait de la proximité géographique l’intégration décroît au fil des générations, et ce à partir de la troisième génération qui a des résultats scolaires inférieurs aux deux précédentes. Les Hispaniques dans l’ensemble ont un niveau scolaire inférieur aux afro américains, c’est dire l’ampleur du désastre… Le processus de quasi sécession de la ville de Miami, qui mène sa propre politique étrangère, et le white flight concomitant sont impressionnants.
L’abandon de la souveraineté va loin, vu que dans les Etats à forte population hispanique ce sont les consulats des pays d’origine qui se chargent d’établir les permis de résidence !
Histoire d’aggraver son cas Huntington revient sur la menace de l’Islam politique, qu’il a le mérite de comparer au communisme par ses procédés et l’ampleur de son fanatisme, au lieu de piailler à l’Islamonazisme ou au Fâchisme vert comme d’autres commentateurs.
A la fin Huntington définit l’alternative des élites : soit le Monde refaçonne l’Amérique (voie cosmopolite) soit l’Amérique refait le Monde (voie impériale). Comme le peuple américain angloprotestant, Huntington préfère lui la voie nationale.
















2 novembre 2009 à 10:52Il est marrant de noter que le mot « identité » est à la mode en ce moment.
Citer
2 novembre 2009 à 11:13Effectivement, ça s’échauffe …
Citer
2 novembre 2009 à 20:15Ceux qui détruisent et annihilent ne s’intéressent généralement pas à la structure ou au fonctionnement de l’objet détruit, ni à son identité. Le débat français actuel a quelque chose d’illogique et de contradictoire.
»Contradictions do not exist. Whenever you think you are facing a contradiction, check your premises. You will find that one of them is wrong. » Ayn Rand
Citer
2 novembre 2009 à 22:41Citer Ayn Rand, voyons, voyons, est-ce bien raisonnable ?
Citer
2 novembre 2009 à 23:27Mieux vaut citer Rand que n’importe lequel de nos politiciens. Ah ben voilà je parle politique moi maintenant.
Citer
3 novembre 2009 à 8:43Oui, bon, c’est vrai que l’idée de nation, donc ‘d’état forcement et Ayn Rand ne font pas forcement bon ménage…mais la citation me plait beaucoup
Citer
3 novembre 2009 à 8:46Encore qu’on peut concevoir l’idée d’une société, d’une nation avec un état minimal. C’était l’idée des Etats-unis d’Amérique à leur origine.
Citer