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Rob’os
Parmi les raisons au développement relativement faible de la technique dans l’antiquité, il y a l’idée dominante à l’époque que la technè doit être une mimesis, c’est-à-dire que la technologie doit imiter la nature. Ainsi, on ne pouvait concevoir une machine volante que comme une imitation de l’oiseau, un automate que comme copie d’un être vivant.
Cette idée a freiné le développement technique, car les animaux, pour être imités dans leur fonctionnement, exigent une perfection dans la fabrication des organes qui nécessitent des connaissances et des savoir-faire dont on ne disposait ni à l’époque ni encore dans un passé récent.
Le grand développement technique commencé à la Renaissance s’est fait justement en rompant avec cette idée d’imitation de la nature. Cette cassure entre la technique et l’imitation s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Ainsi, aujourd’hui, l’avion ne vole pas comme un oiseau — l’hélicoptère encore moins — les robots ont des vérins et des rouages qui n’ont rien de commun avec les modèles vivants, etc. Les progrès les plus récents pourraient rendre cela caduc et réhabiliter la mimesis comme force dominante du progrès scientifique.
Eccerobot illustre fort bien ce possible tournant. Eccerobot est un robot doté d’un squelette construit sur le modèle du squelette humain et dont les servomoteurs agissent sur des muscles qui se contractent comme le font ceux d’un être vivant. Cette machine « anthropomimétique » montre sans doute la voie que prendra non seulement la robotique, mais certainement aussi d’autres domaines.
La mimétique qui avait été une impasse avec les moyens imparfaits de l’antiquité et du Moyen-Âge pourrait donc devenir le moteur d’une révolution technique sans pareil.
Source : New Scientist.
















21 septembre 2009 à 7:56D’ailleurs avec un nom pareil, Eccerobot devrait être un messie. Et crucifié, comme de juste.
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