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Les enfants de Saturne
De Charles Stross, je n’ai lu que le Bureau des atrocités qui m’avait largement déçu, mais je viens de découvrir qu’il avait publié l’année dernière un nouvel ouvrage de science-fiction dont les présupposés me semblent autrement plus intéressants.
Dans Les enfants de Saturne, Charles Stross décrit un système solaire colonisé par l’homme puis abandonné par celui-ci, à sa mort, par ses serviteurs. Que deviennent ces machines élaborées pour servir les êtres humains si les êtres humains ne sont plus là ? Cette question qui est le cœur de ce livre est hautement stimulante, car elle est celle du legs de l’humanité au monde, à un monde d’où elle serait absente.
Quelles ruines laisserons-nous, quelles créations nous survivront, cela a-t-il même un sens ? Dans ce roman, les hommes ont disparu depuis des siècles. Seules restent les machines ancillaires. Ce sont ces machines qui sont les héros de Stross. Elles sont la continuation de l’homme par d’autres moyens. Au cœur de la narration, Freya, un robot sexuel, une gynoïde.
Dans cette société, tous les « êtres » sont la propriété de l’homme, mais l’homme est absent. Sans propriétaire, chacun ne devient-il pas propriétaire de lui-même d’autant que ce sont des machines ? On comprend donc les implications libertariennes. Elles sont d’autant plus fortes que ce monde est un monde où Dieu, c’est-à-dire le Créateur — en l’occurrence l’homme —, est mort. Sur quoi donc peut reposer le droit ou la morale pour peu que des machines en aient besoin ? On comprend donc que ce livre concoure au Prometheus Awards de la Libertarian Futurist Society.
Il ne me reste plus qu’à le lire le plus tôt possible…
Source : PanCrit.
















12 août 2009 à 11:53Sympa cette review ma foi, assez stimulante.
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