Kulchur | Chroniques | Musique
Fêt’ Nat’
Tonight, tonight into the other world
Alone tonight, alright tonight
Tonight, into the other world
Alone tonight
Ah ! La Fêt’ Nat’, ses lampions, ses flonflons, ses accordéons, ses oh, la belle bleu ! ses ah, la belle bleu ! Dieu ! Je déteste ça.
Oh, pas seulement pour les raisons précitées, mais aussi parce que c’est l’anniversaire d’un événement ridicule commémorant une triste boucherie, mais passons sur tout cela. Le 14 juillet, c’est la Révolution française et la Révolution désormais, grâce à Dalhia, pour moi, c’est aussi Jucifer.
Juciquoi ? Jucifer, oui, Juice is Lucifer ou un truc dans le genre, mais peu importent les jeux de mot passablement foireux des métalleux et intéressons-nous à la musique de ce groupe, à son opéra rock, même.
Opéraquoi ? Opéra rock. Oui, opéra rock, comme dans Mozart l’opéra rock… enfin, pas vraiment et même pas du tout. Car si ce sont là deux opéras rock leur seul point commun est dans le siècle qui les inspire, à savoir, le XVIIIème.
Lorsque Dalhia m’a parlé d’un opéra rock, il y a de cela des mois, j’étais des plus méfiants, inutile de le dire. Plus méfiant encore quand il m’en a dit le sujet : les derniers jours de Marie-Antoinette… Diantre ! me suis-je dit en mon for intérieur qu’est-ce donc et à quoi donc cela peut-il bien ressembler (sinon à rien) ?
Eh bien, L’Autrichienne de Jucifer est une vraie et grande réussite. Eh oui, ça ne ressemble à rien, mais au bon sens du terme (alors que Mozart l’opéra rock ne ressemble à rien au sens le plus mauvais, mais ce serait compliqué de s’y attarder).
Tout d’abord, c’est moins un opéra rock qu’un concept album de metal énergique. Et quand je dis énergique… Prenons les passages évoquant la foule, par exemple — ils sont terrifiants. Ecoutons Thermidor et ses voix sauvagement grindcore :
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Quand il faut faire fort et barbare, Jucifer sait faire, mais son talent ne se borne pas à rendre la brutalité des foules. Il y a un vrai talent pour la douceur et la mélancolie. Les passages chantés en français par Amber Valentine (épouse de l’autre membre de ce groupe, Edgar Livengood) sont à la limite du ridicule, mais ils ne la franchissent jamais et restent dans le domaine du sublime et du touchant. Ce broken french rappelle que Marie-Antoinette était une étrangère, elle était une Autrichienne.
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Et on pleure sur cette Autrichienne comme on l’eut fait sur l’authentique Marie-Antoinette. L’écoute de la superbe ballade éponyme convraincra les plus réticents :
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14 juillet 2009 à 8:22Quelle horreur…
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14 juillet 2009 à 11:35Le morceau l’Autrichienne est sans doute la chanson shoegazer la plus réussie qu’il m’ait été donné d’écouter depuis des années.
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14 juillet 2009 à 19:51Désolé mais je préfère la bande son du Marie Antoinette de la Coppola… oui je sais c’est bobo mais je me soigne…
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14 juillet 2009 à 20:54Ouais à part Adam and the Ant, groupe sous-estimé, cette BO est aussi pauvre que le film qu’elle illustre. Aussi vide que le regard de la triste Kirsten.
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15 juillet 2009 à 19:24Bof , tant qu’à mettre en musique la triste fin et le courage de quelques femmes de cette époque, je préfère:
http://www.youtube.com/watch?v=cPvlwM61LJ4
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16 juillet 2009 à 9:38J’ai toujours eu du mal avec Poulenc, moi…
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5 août 2009 à 23:59Jolie ballade , le morceau grind n’est pas convaincant par contre.
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