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Dollhouse, la maison des êtres et des âmes

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Science-fiction. Complots. Manipulation d’identité. Femmes poupées. Joss Whedon. Moi je dis ok, et même wouah. Et j’ai bien raison.

Diffusé depuis le début de l’année, Dollhouse, la nouvelle série du créateur de Buffy the Vampire Slayer, porteuse de nombreux espoirs pour toute la communauté geek, tient effectivement ses promesses, et quelles promesses ! La Dollhouse, organisation non-gouvernementale et plus ou moins légale, met à disposition de ceux qui en ont les moyens des êtres humains préalablement vidés de tous souvenirs, personnalités ou caractères, et chargés de ce dont ils ont besoin pour la mission. Connaissances du close-combat, talent de hacker, mais aussi amour passionné et éternel, ou encore docilité sexuelle. Car la Dollhouse n’est pas qu’une simple agence de sécurité, ou une un harem d’escort-girl, non, la Dollhouse c’est bien plus que ça. C’est un rêve, un fantasme, la possibilité de créer un être humain selon ses besoins, ses envies, ses obsessions. Et c’est là où se niche le génie de Whedon.

Déjà dans Buffy, Whedon avait réussi quelque chose de magique. Une alliance impeccable entre la comédie et le drame, l’entertainment pur et énergique et à la profondeur narrative, des personnages légers et en proie à des forces supérieures. Et c’est dans ce balancement incessant entre le sérieux et le comique, le divertissement et le drame que se terre le travail de Whedon.

dollhouse1Dollhouse est et reste une série de science-fiction. Mais ici il faudrait plutôt parler de science prospective, d’extrapolation de technologie embryonnaire, d’interrogation sur ces conséquences dans nos sociétés, dans nos vies, mais aussi dans nos fictions. Pur série geek, les trames n’hésitent pas à flirter avec l’espionnage, la comédie, le survival, le thriller. Car à donner une nouvelle identité à chaque épisode aux personnages, Whedon peut créer un nouvel univers propre et cohérent à chaque fois, changer les règles, le ton, les ambiances. A nouvelle identité, nouvelle vie. Il interroge alors notre rapport à ce que nous sommes, à ce que nous faisons, mais aussi à ce que nous regardons, et comment nous nous impliquons dans un médium. La Dollhouse en elle-même est un pur lieu de science-fiction, paradigme de ces cliniques d’optimisation post-humaniste qui fleurissent de par le monde, mélange des technologies les plus avancées et de philosophie zen.

Les personnages ont tout particulièrement été soignés par Whedon. Troubles, manipulés, perdus, les identités sont brouillées, les choix pas si libres que cela, les limites entre le Bien et le Mal plus que floues, la morale fluctuante selon les possibilités technologiques. Topher Brink, le génie geek responsable de la machine à implanter des identités, est un type sympa, portant t-shirt et sneakers, et pourtant n’hésitant pas à effacer les dolls, à manipuler les êtres et les âmes. L’agent Ballard, qui mène une enquête personnelle sur la Dollhouse, a du mal à trouver la limite entre son devoir et son obsession pour Echo/Caroline. Sierra tient en même temps de la victime, du bourreau, de la femme enfant et de la maitresse. Et le docteur Saunders, jeune femme défigurée après la rébellion d’un des pensionnaires de la Dollhouse, est un personnage d’une profondeur et d’un trouble rarement atteints dans une série télévisée (d’autant plus américaine). Le tout dans l’ombre malfaisante d’Alpha, la plus grande réussite et l’échec le plus cuisant de la Dollhouse. Bref une galerie de personnages précis, cohérents et entierement voués à la création de l’univers de Dollhouse et à sa narration.

dollhouse2Dans cette première saison de trop peu d’épisodes, Whedon met en place son univers, pose ses personnages et ses enjeux, et comme à son habitude prend le temps de raconter une histoire, sans effet de twist trop à la mode en ce moment à Hollywood (J.J. Abrahms en tête), il sait où il va et où il veut emmener le téléspectateur. Alors que la saison 2 a été greenlightée malgré des audiences un peu faibles, on ne peut qu’être impatient à découvrir la suite des aventures de Echo, Ballard, Sierra, Topher et les autres.



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Dalhia est une famille. Des êtres chers qui prient pour lui, avec lui. Car les ténèbres se dissiperont que le Grand Chaos aura posé ses yeux sur nous.
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10 commentaires pour “ Dollhouse, la maison des êtres et des âmes ”

  1. Oui enfin Buffy c’était sympa à voir mais en dehors de quelques épisodes
    restait en deçà de son potentiel : ton trop léger et caractère lassant
    des bastons avec les monstres , façon Jackie Chan tatane les vampires.
    Buffy ne faisait pas assez peur.  

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  2. Buffy est la plus grande série de tous les temps. Et ceci n’est pas discutable.  

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  3.   

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  4. Oui , j’ai revu cette épisode hier .
    Je dirais aurait pu être…
    Dollhouse passe sur quelle chaîne ?  

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  5. la Fox  

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  6. La série, qui montre un avion dans un orage, aurait offert un télescopage malvenu vu la disparition de l’Airbus A330… TF1 a décidé de déprogrammer le premier épisode de la série «Fringe», prévu mercredi à 20h45 et dont la première scène montre un avion pris dans un violent orage, ses passagers qui paniquent et les masques à oxygène qui tombent dans la cabine. Une séquence qui fait mauvais genre étant donné la disparition de l’Airbus A330 d’Air France entre Rio de Janeiro et Paris. «En raison de l’événement dramatique survenu» lundi, «TF1 a décidé de modifier sa programmation», explique la chaîne dans un communiqué. Montrer ces images mercredi, juste après le journal télévisé, «aurait été trop dur». Comme quoi, la fiction ne fait pas toujours bon ménage avec la réalité. A la place, les téléspectateurs pourront voir la série «Esprits criminels». Quant au premier épisode de «Fringe», qui en compte 20, il est décalé au mercredi 10 juin à 23h10. Les deux suivants sont décalés au 17 juin, à 23h10 aussi.

    Voila comment on traite les séries en France…  

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  7. Dans SFX :

    In an interview with EW.com Joss Whedon reveals quite a bit about Dollhouse season two.

    « I’m really proud of the second half of season one,” he says, “and we’re just expanding on that in a huge way: Finding out the different things that Eliza [Dushku] can be, at the same time as extending our mythology. Really, just every meeting is like, ‘What’s the most fun we can have with this actor?’ about the whole cast. All I can say — ’cause I’m gonna be Mr. Un-Spoiler — is that we’re having a crazy amount of fun, and usually, that tends to translate onto the screen. »

    He does get a bit spoilery, though, revealing that the search for Alpha won’t be picked up on straight away in season two. Alan Tudyk, who plays Alpha, has a role on ABC’s V, but Whedon hopes he’ll be able to use the character sparingly: « Alpha will always be a part of the equation. »

    Instead, says Whedon, Echo’s last word in the finale, « Caroline, » is the clue to her season two quest. « Echo wants to find not just Caroline, but what’s going on behind everything. She doesn’t have all of the skills. But she does have this weird super power of becoming a different person all the time, so she might start using that more specifically to find out who Caroline was and what happened to her and why this place exists. »

    With The Sarah Connor Chronicles having been cancelled, and Summer Glau back on the job market, some fans have been wondering if there might be a place for her in the Dollhouse? “We didn’t honestly go into the season going, ‘Now how can we figure out how to service Summer?’” says Whedon. “If something comes up that’s good enough, my God, I’d hound her. But the rumours of her becoming a big part of the show are greatly exaggerated. »

      

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  8. Retour de Dollhouse sur les ondes américaines.

    Je vous le rappelle : Dollhouse est la série la plus schizodoxienne du moment.

      

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  9. Et voilà Dollhouse est cancelled. Rien à ajouter.

      

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  10. Pardon !?

      

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