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Le bâton chinois tombe à l’eau
Il n’y a guère de différence entre une fusée civile et un missile militaire si ce n’est dans l’intention de l’utilisateur et dans la nature des charges dont celui-ci dispose. Un satellite est en route vers l’espace ? C’est une fusée et on applaudit. Un peu d’uranium et dirigé sur une ville ? C’est un missile et on tremble.
Cette polyvalence intrinsèque rend la dissuasion encore plus aisée pour un Etat possédant ce type de technologie. Des sanctions sont à craindre ? C’est un projet civil, il s’agit juste d’aller pacifiquement dans l’espace. Des menaces permettent d’obtenir un avantage ? Ce sont des missiles pointés vers les villes ennemies. C’est, en quelque sorte, tout le problème des armes par destination…
Comprenant cela, il devient facile de saisir en quoi la politique d’un pays comme la Corée du Nord pourrait être un casse-tête pour les diplomaties. Ne rien faire passe pour de la faiblesse et agir pour de la lâcheté. Souvenons-nous du cas de l’Irak : quelle est la différence entre une usine d’engrais et une fabrique d’armes chimiques ? Cela dépend de qui se trouve en face.
Cependant, la Corée du Nord n’a pas vraiment joué cette carte de l’ambigüité et, au contraire, elle a presque tout fait comme pour faciliter la réaction des pays occidentaux, tous rangés derrière un Obama qui semble se sentir l’âme d’un Woodrow Wilson (sympathies pour le KKK exceptées) et être prêt à marcher sur l’eau. Pourquoi donc ?
J’y vois deux raisons. La première est liée à la nature profonde de la Corée du Nord : c’est un Etat en guerre qui ne désespère pas de voir la partie sud lui être réunie. La seconde est que ce pays est, en quelque sorte, le bâton de la Chine — ses yuans investis dans les économies occidentales en sont la carotte. Alors que la Crise™ prend une place de plus en plus grande dans la psyché collective, il sera intéressant de voir si le besoin de carottes est suffisant pour accepter quelques coups de bâton. En tout cas, les Russes ont rendu un bon service aux Occidentaux en confirmant l’échec de la tentative nord-coréenne…
Source : LA Times.
















6 avril 2009 à 13:16bah, pour la bio pareil :
- soit on fait des études épidémiologiques et on développe des technologies de vaccination
- soit on prépare des souches à virulence « adaptée » et on étudie leur mode de propagation
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6 avril 2009 à 21:52Mouais, la docilité de la Corée du nord n’est franchement pas assuré pour la Chine. L’ami Kim leur a déjà pondu des mauvaises surprises.
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7 avril 2009 à 8:38Bah, la docilité n’a qu’un petit rôle à jouer dans l’histoire.
En attendant, voilà la réaction de Gingrich :
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