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QI et survie au combat
Parmi les nombreuses questions que se posent ceux qui écrivent sur la guerre, celle qui porte sur ce qui fait que l’on survit ou non est l’une des plus fondamentales. Janie Corleya, Jeremy A. Crangb et Ian J. Dear ont apporté quelques éléments de réponse dans un récent article paru sur ScienceDirect : « Childhood IQ and in-service mortality in Scottish Army personnel during World War II ».
Il s’agit pour les auteurs de découvrir l’impact possible de l’intelligence sur les chances de survie. Pour ce faire, ils ont comparé les statistiques de QI établies en 1932 pour les enfants écossais nés en 1921 avec les registres de pertes de l’armée anglaise.
Le résultat est ambigu. D’un côté, parmi les morts, ceux qui ont un QI plus élevé que la moyenne sont surreprésentés, mais, ils le sont aussi parmi ceux qui n’ont pas participé à la guerre (et qui lui ont donc survécu).
Les explications sont multiples. Il est possible que certaines missions, plus dangereuses que d’autres, soient confiées à des soldats particulièrement dégourdis. D’autre part, il doit y avoir une surreprésentation des plus intelligents parmi les officiers, lesquels ont, dans certaines armées, des taux de pertes plus élevés que ceux de la troupe. Ces deux points peuvent expliquer que le QI n’aide pas les soldats à survivre ou, plutôt, qu’il les surexpose au risque.
En revanche, un QI élevé assure, en général — nous restons dans le domaine de la statistique —, un métier plus qualifié que celui obtenu pour un QI plutôt bas. Or, en temps de guerre, on remplace, afin de les envoyer au front, les employés peu qualifiés par des femmes, mais on laisse les plus qualifiés à leurs postes afin d’assurer la continuité de la production sans avoir à former des femmes.
Cela signifie aussi que les personnes ayant un haut QI, mais s’étant consacrées à des activités intellectuelles étrangères à la production, sont sans doute destinées à aller au front. Il y a des jours où certains ont dû se dire qu’ils auraient mieux fait d’être ingénieurs que professeurs de grec…
















18 décembre 2008 à 14:50Citer
18 décembre 2008 à 15:49Le taux de pertes élevé dans les hauts QI chez les anglosaxons peut
s’expliquer par les pertes dans l’aviation : chez les anglais , une génération de diplômés du supérieur est morte cramée dans les Lancaster et autres Halifax.
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18 décembre 2008 à 16:12Ce n’est pas faux, mais je crois que l’article ne porte que sur les troupes de l’armée de terre, ni l’aviation, ni la marine ne sont prises en compte.
Cela dit, ça revient au même : les missions dangereuses et techniques — comme piloter un avion — reviennent aux plus hauts QI.
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18 décembre 2008 à 16:28ce n’est plus de la chair mais de la cervelle à canon !
décidé, à partir d’aujourd’hui mon QI est de 50
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