11 décembre, 2008
Miami, Floride, USA. La péninsule tournée vers le sud, coincée entre son rêve disneyien, la conquête spatiale et la médicalisation gériatrique, ne cesse de se projeter dans un futur chaotique, ultra-moderne, amnésique et frénétique.
La fête non-stop, drogue et break-core pour tous, sexe métallique pour irradier un pays en quête d’identité. On vient en Floride pour mourir, pour une rehab, pour voir Mickey, obsession de la mort et du temps suspendu. Point d’accès vers les étoiles, Miami, Cap Canaveral Kennedy Space Center, hommage à un président assassiné, terre du futur engluée dans son passé meurtrier, vampirisée par la culture latino, sex’n money, le low ride et la Miami Bass.
Modernité urbaine, soleil réparateur le jour, lune destructrice la nuit, Miami se vit à 100 à l’heure. Pas d’arrêt, en avant vers l’infini et au-delà. Te retourne pas, la mort t’agrippe si tu t’arrêtes.
La chaleur du sexe latino, ferveur de la nuit et du bonheur de faire la fête, gangsta attitude mixée avec le happy few east coast, la culture latino mute et transforme l’imaginaire américain. Télescopage des migrations, intégration en devenir, la Floride est le laboratoire de cette Grande Amérique, qui va du pôle nord au pôle sud.
Miami Fever, toujours sur le coup d’un bon cliché. Fille dans la rue affranchie, voiture de sport en apesanteur, on sent les basses de la ville dans son objectif. Ville qui vit, point nodale d’une modernité en fuite, entre les étoiles et les carrés V.I.P.
20 février 2009 à 10:40 DalhiaCiter
Superbe travail, comme toujours.
Miami Fever for ever.