11 décembre, 2008
Confucius dit quelque part que par leurs qualités innées les hommes sont proches les uns des autres et que c’est par leurs qualités acquises qu’ils se distinguent. C’est l’opinion dominante, aujourd’hui, mais est-ce bien le cas ?
Holt International Children’s Services est une agence américaine spécialisée dans les adoptions internationales. Une des conditions fixées au contrat d’adoption est l’acceptation d’un enfant déterminé au hasard. Il ne s’agit pas de faire son marché.
L’avantage de cette procédure est de permettre aux chercheurs d’étudier la part de l’innée et de l’acquis. C’est ce qu’à fait Bruce Sacerdote dans un article intitulé « What Happens When We Randomly Assign Children to Families ? » (NBER) en étudiant les parcours des enfants coréano-Américains adoptés dans les années 70/80 par des familles de divers niveaux socio-économiques et ayant, par ailleurs, des enfants biologiques.
L’idée est de voir ce qui se transmet des parents aux enfants et selon quels processus. Prenons l’exemple des revenus des enfants biologiques ou adoptés une fois qu’ils sont devenus adultes et au regard de ceux de leurs parents (biologique ou non, donc) :

Il apparaît très clairement qu’il n’y a proportionnalité entre les revenus de l’enfant et ceux des parents que lorsqu’il y a un lien biologique. Quand il est absent, comme c’est le cas pour ces enfants adoptés, les revenus des enfants et des parents sont indépendants. Héréditaire semble ici doubler de son sens moderne son sens premier.
En fait, comme les revenus dépendent souvent du niveau d’étude, il est aisé de remonter à la source de cette inégalité. Le niveau d’étude des enfants biologiques est, en effet, très fortement corrélé à celui de leurs parents, mais pas celui des enfants adoptés. A moins de supposer que ces parents ne consacrent pas aux uns et aux autres de leurs enfants la même attention et le même budget, il faut bien admettre que tout n’est pas une simple question de milieu ou de contexte, mais que l’inné joue peut-être ce rôle qu’on lui conteste si souvent.
L’acquis n’est pas à négliger pour autant, car les comportements liés à l’alcool ou au tabac semblent tout aussi bien transmis aux enfants biologiques qu’aux enfants adoptés. Cependant, il faut noter qu’il s’agit juste de comportements (ayant donc une forte marque culturelle) et pas de pathologies.
En somme, l’argent ne fait donc pas le bonheur… ni l’éducation.
11 décembre 2008 à 16:29 LuccioCiter
Au début, les bras m’en sont tombés, puis j’ai réussi à les ressouder et me suis décidé, commentons.
« Confucius dit quelque part que par leurs qualités innées les hommes sont proches les uns des autres et que c’est par leurs qualités acquises qu’ils se distinguent. C’est l’opinion dominante, aujourd’hui, mais est-ce bien le cas ? »
Ah ah ah.. peut-être chez des marxistes vraiment fou, à l’époque des test de QI, je doute.
« Il apparaît très clairement qu’il n’y a proportionnalité entre les revenus de l’enfant et ceux des parents que lorsqu’il y a un lien biologique. Quand il est absent, comme c’est le cas pour ces enfants adoptés, les revenus des enfants et des parents sont indépendants. Héréditaire semble ici doubler de son sens moderne son sens premier. »
-où sont les enfants adultérins??????? l’étude n’en parle pas, parce que l’air de rien,ils sont à moitié adoptés.
- »proportionnalité » est un peu fort quand on voit la gueule du graphique
- »sens moderne », « sens premier », je vois pas quels ils sont, on ne l’a pas écrit avant, je cherche et je ne trouve pas (le pays qui me va…)
« En fait, comme les revenus dépendent souvent du niveau d’étude, il est aisé de remonter à la source de cette inégalité. Le niveau d’étude des enfants biologiques est, en effet, très fortement corrélé à celui de leurs parents, mais pas celui des enfants adoptés. A moins de supposer que ces parents ne consacrent pas aux uns et aux autres de leurs enfants la même attention et le même budget, il faut bien admettre que tout n’est pas une simple question de milieu ou de contexte, mais que l’inné joue peut-être ce rôle qu’on lui conteste si souvent. »
Voyons voyons…
« Le niveau d’étude des enfants biologiques est, en effet, très fortement corrélé à celui de leurs parents, mais pas celui des enfants adoptés. » je n’en sais rien et décide d’accepter.
« il faut bien admettre que tout n’est pas une simple question de milieu ou de contexte, mais que l’inné joue peut-être ce rôle qu’on lui conteste si souvent. »
Ah comme c’est joli, aucun lien avec la psychologie des enfants adoptés, un certain malaise qui peut les caractériser. Non non, c’est l’acquis.
Enfin je dois faire partie du clan des horribles qui contestent si souvent l’acquis, on se réunis le mercredi soir autour d’un diner, en général je défens la thèse, mais Clark Kent, qui lui aussi est présent, a l’air de rire sous cape.
Bon, et quand on est lancé, on ne peut pas plus s’arrêter facilement, et même si la suite est moins pire (et oui, là on peut parler de « moins pire »), le plus dur est fait.
Alors peut-être que je suis dans la mauvaise foi, mais à la fin, si les enfants réussissent comme leurs parents biologiques, on peut presque en conclure que ce sont les mieux adaptés qui ont réussi, et certains méchants vous soupçonneraient même de penser que ce sont non pas les plus adaptés à une société particulière qui réussissent, mais les plus intelligent, puisque l’innée devance tout. Mais là je chipote pour chipoter…
Soit dit en passant, vous devriez regretter la présence d’enfants adoptés ne changeant pas de statut social, même en nombre infime, ils faussent la courbe en la réajustant.
En tout cas merci, j’ai enfin l’explication du succès des membres de la lignée de Talleyrand, bâtards de père en fils, c’est biologique. J’espère pouvoir en conclure que l’intelligence concerne surtout les hommes puisque les non bâtards avaient moins de succès, la preuve en est qu’on ne s’en rappelle plus ; pourtant je ne peux aller si vite, peut-être puis-je compter sur vous ?
11 décembre 2008 à 16:43 DalhiaCiter
euh Luccio si je vous lis bien, vous ne dites strictement rien.
11 décembre 2008 à 16:48 A.g.Citer
En fait, c’est un Bot…
11 décembre 2008 à 17:00 LuccioCiter
Ben c’est pas loin, dans un premier temps j’étais abasourdi. Ensuite j’ai décidé de relever les idioties pour aider un peu l’âme perdu qui peut tomber là-dessus.
Si après on trouve que je ne dis rien, c’est pas faux ; je ne dis rien de positif, je me contente de dire que le post n’est pas rigoureux et donc ne vaut rien.
Après, si vous trouvez que je ne dis rien, c’est qu’effectivement je ne peux rien vous dire.
p-s: j’adore toujours les répondes d’A.g., tournées vers la blague, mais un bot, il me semble, écrit très vite de courtes phrases éculées (et des blagues déjà faites que certains redécouvrent parfois plein d’amour comme un bébé contemple ses productions quotidiennes), par exemple des blagues déjà faites sans rapport avec les propos tenus.
11 décembre 2008 à 17:08 DalhiaCiter
11 décembre 2008 à 17:12 LuccioCiter
En effet, je dois être une partie de la conscience susceptible d’émerger des fichiers dont on ne connait pas le pkoi, qu’on pourrait croire créés et échangés pour rien. En tous cas, ces traces internet de trop, on peut dire au moins que j’en provoque.
p-s: sans déconner, prenez au moins le temps e voir que l’article ne dit que des affirmations de trop.
11 décembre 2008 à 17:15 DalhiaCiter
11 décembre 2008 à 18:06 FounakyCiter
Je vois pas le rapport avec le rappeur et l’article, dalhia! cela dit le rappeur dans son ridicule devient drole et c’est peut etre poster une autre blague que tu nous offre cette video!
Alors loin de moi l’idée de prendre partie dans cette conversation par post interposé mais ne viens pas dire a luccio qu’il ne dit rien puisque tu en dit autant voir moins (si cela reste possible)!
Quoiqu’il en soit je me prend a mon propre piege en ne disant rien de plus constructif, cependant je n’ai absolument aucune opinion sur l’article en question! Et je ne prefer pas en donné sinon je risque de passer pour la pire des horreurs!
Bonne année
11 décembre 2008 à 18:31 A.g.Citer
Le rappeur c’est méchant, lui il dépend de la psychiatrie. Un rail mal coupé peut ètre.
11 décembre 2008 à 19:33 ZICiter
J’avoue que la corrélation me paraît éminemment foireuse.Un adopté est plus susceptible d’avoir un profil psychologique compliqué ce qui peut avoir un impact certain sur sa réussite social.
En plus il s’agit si je comprend bien d’enfant coréen adopté aux USA.Donc il y a les problèmes d’adaptation culturel.
Bref, si l’étude repose sur cette seule courbe, c’est très insuffisant.
11 décembre 2008 à 19:34 VCCiter
Il faut quand même avouer que Luccio n’a pas tord quand il met en doute les corrélations que tu avances concernant le graphique. On observe peut-être une légère tendance, mais comment expliques-tu les deux chutes à 40 et 175? Tout ce que le graphique nous dit, c’est que les revenus des enfants non-adoptés est toujours supérieur à celui des enfants adoptés. Et encore une fois j’irais plutôt dans le sens de Luccio, à savoir que cette différence doit sûrement provenir des conséquences des troubles liés au fait d’être un enfant adopté, qui relève d’un acquis, mais une fois que l’enfant est adopté, prend plutôt la forme de quelque chose d’innée. Il aurait peut-être été judicieux de faire une distinction supplémentaire dans ce graphique pour connaître le réel impact de l’acquis: qu’en est-il en effet des enfants non-adoptés par rapport à leurs frères et soeurs d’adoption? Et ensuite, je pense que la courbe des enfants adoptés n’est pas la même suivant qu’ils savent qu’ils ont été adoptés, et à quelle moment de leur existence (enfant, adolescent, adulte?).
M’enfin…
11 décembre 2008 à 19:54 A.g.Citer
D’après l’auteur : »
« I use a new data set of Korean-American adoptees who, as infants, were randomly assigned to families in the U.S. I examine the treatment effects from being assigned to a high income family, a high education family or a family with four or more children. I calculate the transmission of income, education and health characteristics from adoptive parents to adoptees. I then compare these coefficients of transmission to the analogous coefficients for biological children in the same families, and to children raised by their biological parents in other data sets. Having a college educated mother increases an adoptee’s probability of graduating from college by 7 percentage points, but raises a biological child’s probability of graduating from college by 26 percentage points. In contrast, transmission of drinking and smoking behavior from parents to children is as strong for adoptees as for non-adoptees. For height, obesity, and income, transmission coefficients are significantly higher for non-adoptees than for adoptees. In this sample, sibling gender composition does not appear to affect adoptee outcomes nor does the mix of adoptee siblings versus biological siblings. »
11 décembre 2008 à 20:05 A.g.Citer
Je doute donc qu’un malaise provenant du caractère adoptif ne se manifesterait uniquement que par une moindre « réussite » alors que des expressions de mal ètre comme l’usage de stupéfiant (tabac-alcool) sont identiques.
Je n’ai par contre pas de connaissance ou d’avis sur l’intelligence.
11 décembre 2008 à 22:03 VCCiter
Effectivement, le malaise adoptif n’est qu’un facteur parmi d’autres de cette moindre réussite. Mais l’usage de stupéfiant comme tu dis peut également découler de ce malaise… On ne trouvera jamais d’individus que l’on pourra qualitativement étudier de manière unidimentionnelle, mais comme tu le dis toi-même, il serait peut-être intelligent d’étudier ces deux individus (l’adopté/le non-adopté) relativement à plusieurs critères, et pas seulement au regard de la dite réussite.
11 décembre 2008 à 22:21 A.g.Citer
Oui justement. Je pense qu’un déséquilibre émotionnel du à l’adoption se traduirait plus facilement par une conduite comme l’obésité ou la prise de stupéfiant, étudiée aussi et sans incidence d’après l auteur, que par un frein dans la réussite.
Par contre le « retard » (social, linguistique, culturel) à compenser joue peut ètre plus. Une même étude sur une population éthniquement homogène serait peut être plus pertinente.
11 décembre 2008 à 22:50 VCCiter
Ethniquement homogène je pense pas, mais le retard social, linguistique ou culturel jouerait certainement plus, encore faudrait-il savoir à quel âge a-t-il été adopté…
13 décembre 2008 à 11:44 SchizodoxeCiter
La seule question que je me pose vraiment est celle du rapport qu’il y a entre toutes ces « critiques » et l’article de Bruce Sacerdote.
13 décembre 2008 à 19:07 A.g.Citer
Schizodoxe :
Attention, attention, vous allez vous faire taxer au choix, d’imbécile, de hors sujet, de comique, ou d’étriqué. Le tout sur un mode victimaire.
27 janvier 2009 à 9:59 CouhoulinnCiter
http://www.sciam.com/blog/60-second-science/post.cfm?id=do-our-genes-make-us-popular–or-no-2009-01-26
Une news sur le sujet pouvant intéresser.
27 janvier 2009 à 10:48 SchizodoxeCiter