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La crise et le mythe de la dérégulation
Michael Shermer nous donne quelques faits triviaux sur la fameuse dérégulation mère de tous les maux et seule responsable de la fameuse crise économique actuelle :
Epargnons-nous le mythe de la « dérégulation » ici. La liste des nouveaux règlements selon le Federal Register a été, en moyenne, de 72844 pages sous l’administration Carter, 54335 pages au cours de la présidence Reagan, a atteint 59527 pages sous Bush Ier, a escaladé, pendant les années Clinton, jusqu’à 71590 pages, et s’est fixé au niveau record de 75526 pages sous Bush IInd, à l’ère de la prétendu dérégulation totale. Voilà pour les républicains comme étant le parti de la non-intervention gouvernementale.
Il y a pire. Le nombre des employés à plein temps des agences gouvernementales de régulation s’est accru, aux Etats-Unis, de 63 % de 1980 à 2007, passant de 146139 à 238351, tandis que les dépenses du gouvernement des Etats-Unis sur la régulation du marché ont triplé, passant de 13,5 milliards de dollars en 1980 à 40,8 milliards en 2008 (en dollars de l’an 2000 dollars pour comparer). Pendant ce temps, la population des États-Unis est passée de 226,5 millions à 301 millions, soit une augmentation de 33 % (à comparer à l’augmentation de 63 % des employés des agences de régulation). Une dernière comparaison : les dépenses liées à la régulation ont augmenté, passant de 0,26 % du PIB en 1980 à 0,35 % du PIB en 2007, soit une augmentation de 35 %.
Edifiant, non ?
Source : Skepticblog.
















11 décembre 2008 à 19:39Vous êtes de mauvaise foi : les autorités de régulation sont chargées de la dérégulation et les fonctionnaires étatiques, de la désétatisation.
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