Kulchur | Chroniques | Le coffre à Picsou

The pusher ou le crime comme activité économique

La remarquable série danoise The pusher nous rappelle que la délinquance est une activité économique comme les autres, et comme telle a un coût d’opportunité.

Point de tourment métaphysique chez les protagonistes, pas de châtiment ni de remords : le seul problème avec le meurtre, sous-produit de l’activité principale du deal de drogues, est qu’il génère des cadavres bien encombrants, et l’obligation de nettoyer les lieux souillés.

Comme nous sommes en Scandinavie pas de gunfights, mais une utilisation déviante d’objets du quotidien permet de se débarrasser du concurrent encombrant : on voit bien ici que l’interdiction de la vente d’armes à feu permet de mettre fin à la violence… au vu de la série, il est étonnant que les outils de bricolage soient encore en vente libre en Scandinavie, et qu’une députée socdem avisée n’ait pas déjà obtenu la prohibition totale des marteaux et autres scies.


Devant la banalisation du mal, le spectacle de la violence extrême infligée en quasi-impunité, il est permis de se demander si loin de toute moraline un accroissement du coût d’opportunité de nos entrepreneurs du crime soit en amont par un durcissement marqué des châtiments prévus par le Code pénal, soit en aval par une meilleure répression fiscale de ces enrichissements sans cause ne serait pas justifié.



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