Actualités | Homo homini lupus
French (Peon) Connection
Dans le tribunal correctionnel d’une ville moyenne de l’Ouest, il ne se passe pas un mois sans que des trafiquants de drogue soient condamnés. D’une affaire à une autre, d’étonnantes similitudes permettent de dresser le portrait-robot du dealer-type et le profil du trafic de base.
Les trafiquants sont jeunes, entre 18 et 25 ans, bien vêtus, bien portants quoiqu’un peu émaciés pour certains. Ils s’appellent Kévin, François ou Karim. Ils résident dans de petites bourgades campagnardes de quelques centaines ou milliers d’habitants. Ils ont quitté l’école à 16 ans, sans diplômes. Ils n’ont pu obtenir le bac qui leur aurait permis de quitter leur village pour l’Université de la grande ville. Les plus jeunes vivent encore chez leurs parents, les plus âgés réussissent parfois à vivre de travaux d’intérim. Certains, totalement désocialisés, sont à la rue. Avec d’autres jeunes de ces campagnes mornes aux taux de chômage affolants, ils égaient leur quotidien par des beuveries, des bagarres et des virées en mini-moto sur les routes de la région. Devenus toxicomanes au hasard de leurs rencontres et de leurs soirées, ils se lancent dans le trafic pour financer leurs besoins.
Leur professionnalisme est impressionnant : un « ami » toxicomane avec le permis et un véhicule conduit la voiture « ouvreuse » chargée de détecter les barrages douaniers. Elle précède d’un quart d’heure la voiture transporteuse. Des compagnes jouent parfois le rôle de « mules ». Certaines montent leur propre trafic.
Les trafiquants effectuent ainsi quelques dizaines de voyages dans l’année, entre la Hollande et leurs bourgades. A chaque voyage, 500 grammes d’héroïne et 80 grammes de cocaïne, en moyenne. Prix d’achat au gramme : une vingtaine d’euros, prix à la revente : le double ou le triple. Fonds de départ : le RMI ou les indemnités chômage. Certains contrebandiers sont conseillés par des « parisiens » qui ont acheté une maison, pas très cher dans ces zones sinistrées. Ils ne revendent pas la drogue dans les grandes villes, mais dans les campagnes. Tous les jeunes d’une zone se connaissent, se fréquentent, sortent ensemble. Facile de monter un réseau d’acheteurs/revendeurs dans ces conditions. Une part de la drogue est consommée par les trafiquants eux-mêmes. Les plus intoxiqués « tournent » à 2 g/jour avec une moyenne pour un héroïnomane ordinaire de 1g/j.
Les quantités acheminées surprennent magistrats comme journalistes. Il y a 10 ans, un trafic de 10 g envoyait le trafiquant en prison pour 8 ans. Aujourd’hui, un trafic de 10 kg mène à 4 ans de prison ferme. La vente/consommation d’héroïne semble en forte augmentation. Pourtant, selon les dernières publications de l’OFDT, de la MILDT et de l’INPES (réunies dans le livre d’information de l’OFDT), il est fait état d’une stabilisation voire d’une diminution de la consommation d’héroïne en France. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce décalage :
- Augmentation des interpellations favorisée en phase avec une politique plus répressive
- Des biais dans les enquêtes diligentées par l’OFDT : l’analyse est centrée sur les milieux urbains où notamment sont implantés les services médico-sociaux (CSST, CSAPA ) de proximité. Ouverts dans les grandes villes de chaque département, ces centres de soins (Méthadone, SUBUTEX, SUBOXONE), de réduction des risques, sont peu accessibles aux toxicomanes des campagnes. Dont les comportements sont plus opaques.
- Extrême actualité de l’inversion des tendances (la reprise du trafic et de la consommation d’héroïne.)
Quand ils sont condamnés, au-delà de la peine de prison, les trafiquants écopent d’amendes douanières. Calculées au prorata de la quantité de stupéfiants transportés, elles atteignent souvent des montants considérables (article 414 du Code des Douanes) :
La peine d’emprisonnement est portée à une durée maximale de dix ans et l’amende peut aller jusqu’à cinq fois la valeur de l’objet de la fraude soit lorsque les faits de contrebande, d’importation ou d’exportation portent sur des marchandises dangereuses pour la santé, la moralité ou la sécurité publiques, dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé des douanes, soit lorsqu’ils sont commis en bande organisée.
Un jeune qui a ramené quelques kilogrammes d’héroïne se voit condamné à plusieurs dizaines de milliers d’euros d’amende. Difficile de payer quand on n’a pas, et c’est le cas de la grande majorité des trafiquants, économisé le moindre euro. En prison, le jeune aura sans doute suivi une formation de peintre en bâtiment ou de jardinier. En admettant qu’il trouve un travail à la sortie, ce n’est pas avec ses 1100 euros/mois qu’il paiera l’amende douanière. L’Etat fabrique des RMIstes à vie.
La campagne de l’Ouest de la France : ses fermes opulentes, ses châteaux renommés, ses bourgs aux imposantes maisons de notables… Et ses jeunes désœuvrés… Drôle de cohabitation.
















26 novembre 2008 à 13:01sympa le papier mais je trouve que le portrait que tu tire de ces régions manque de précision et de sources. On peut généraliser facilement avec des prases du type
« Les trafiquants sont jeunes, entre 18 et 25 ans, bien vêtus, bien portants quoiqu’un peu émaciés pour certains. Ils s’appellent Kévin, François ou Karim. Ils résident dans de petites bourgades campagnardes de quelques centaines ou milliers d’habitants. Ils ont quitté l’école à 16 ans, sans diplômes. Ils n’ont pu obtenir le bac qui leur aurait permis de quitter leur village pour l’Université de la grande ville. »
D’où viens ce constat ? De ta propre observation? as-tu un témoin, connais-tu un des dealer que tu cites, connais-tu son parcours. Et concernant la région. Tu parle de l’ouest mais on ne sait pas vraiment ce que ça désigne. Bref je pense que le papier pourrait être plus précis d’auta…
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26 novembre 2008 à 13:02dspike :
(suite)
d’autant que le sujet est passionnant.
Voilà, désolé de faire mon lourd.
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26 novembre 2008 à 13:23En dire plus viendrait à trop me dévoiler. Disons que j’ai l’occasion de croiser ces personnes par différentes voies qui me font bien connaître leurs parcours.
Et Ouest, c’est surtout pour pouvoir faire des jeux de mots minables.
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26 novembre 2008 à 13:56Juste deux mots : legalize it. Et on transforme en cinq secondes des dégénérés asociaux et criminels en petits commerçants. La popularité de votre président ne pourrait qu’y gagner.
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26 novembre 2008 à 14:15Il y a d’autres explications à la diminution de la consommation d’héroïne.
Celle-ci souffre d’une image moins glamour auprès des consommateurs, les effets de sa descente sont nettement moins agréable et la consommation de cocaïne explose influant sur le pouvoir d’achat des consommateurs.
Sur la surprise des magistrats et des journalistes provinciaux sur l’ampleur du trafic de stupéfiant dans leurs contrées(j’utilise ce terme non pas dans le sens péjoratif mais uniquement pour les différencier de ceux de la capitales ou des grosses agglomérations)çà vient aussi de l’approche des enquèteurs qui s’auto conguatulaient apres 15 jours d’enquètes et de filatures sur commission rogatoire pour un résultat de 250 grammes de haschich et quatres terreurs de cambrousse qui s’imaginaient dans scarface.
Par comparaison les patrouilles de banlieue sont tombés sur 800kg de la même substance de manière spontanée en surprenant une transaction sur un parking.
Le phenomene est le même pour les autres produits.
Je réfute aussi l’argument sur le fait que l’etat fabrique des Rmistes a vie, c’est le même type d’antienne que l’on sort sur les prisons et leurs prétendues aspects formateurs criminogènes. Rien n’oblige les rmistes a investir dans l’héro, ni a fumer du hasch, ni a sniffer de la coke au même titre qu’un passage en prison n’oblige pas a récidiver.
Le papier signale bien que les substance sont dangeureuses, on parle pas des deux trois cartouches de clopes en rab au retour du pas de la caz.
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26 novembre 2008 à 14:19« En dire plus viendrait à trop me dévoiler. Disons que j’ai l’occasion de croiser ces personnes par différentes voies qui me font bien connaître leurs parcours. »
Bien sur on ne te demande pas de raconter ta vie ni de dévoiler tes sources. Mais apporter ce genre de précisions apporte plus de crédibilité à ton article.
En tout cas c’est cool de m’avoir répondu.
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26 novembre 2008 à 14:27Laurent :
Ce genre de discours est un peu simpliste à mon goût. Plutôt que d’encourager le trafic souterrain ou bien même la commercialisation de ce genre de produit, je suis plus pour la libre culture et consommation de marijuana et autre,comme les champignons par exemple. Attention cependant, je suis complètement contre l’usage ou la dépénalisation de produits type cocaïne ou héroïne qui sont pour moi de la pure merde rendant les gens addict. Les opiacé dans leur ensemble sont une grosse merde aliénante. Pour les substances psychédéliques c’est un autre débat.
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26 novembre 2008 à 15:00Allez, c’est parti pour le sempiternel débat… Who Godwins first ?
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26 novembre 2008 à 15:02On se détend les gars, on prend un fix et tout ira mieux…
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26 novembre 2008 à 15:03oh les casseurs de troll ! bande de nazi va !
(hop le goodwin est là)
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26 novembre 2008 à 20:30Sinon, pour les hommes, les vrais, il y a le MPPP, opioïde de synthèse qu’on peut faire dans sa cuisine et qui contient du MPTP à titre d’impureté. Une seule prise et vous voilà parkinsonien à vie.
http://en.wikipedia.org/wiki/MPPP
http://en.wikipedia.org/wiki/MPTP
Voilà une solution pour régler définitivement les problèmes de toxicomanie et rendre extrêmement rentables tous les services de neurologie de France et de Navarre.
A tous les toxicos: Quite à devenir une merde, soyez efficace et rapide, prenez du MPTP. Ca vous évitera une déchéance progressive (hépatite C, HIV, abcés cutanés, dents pourries, dénutrition)
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27 novembre 2008 à 10:01Je soupçonne Laurent d’avoir d’autres présupposés qui sont le respect a priori de la liberté de chacun, quelles que soient les conséquences.
Cela dit et même si j’ai tendance à partager cette opinion, je ne peux pas ne pas prendre en compte le fait que certaines de ces drogues ont un aspect désinhibant qui rend leurs consommateurs plus dangereux que s’ils n’en consommaient pas.
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27 novembre 2008 à 12:15@ Laurent
Vous croyez que ce type de petits commerçants est prêt à payer sa taxe pro, TVA, URSSAF, retraite, etc et de perdre ainsi plus de 50% de leur CA initial?
Et puis, même les hollandais semblent en revenir…
http://www.streetreporters.net/quicks/2326
http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2008/11/26/PLUS/ART1420941.phtml
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27 novembre 2008 à 12:19Citer
27 novembre 2008 à 12:33Je suis d’accord sur le principe à condition que ce soit la même chose pour moi et que j’arrête de payer les RMI, CMU, CAF etc… de ces pauvres « petits commerçants » avec mes impôts.
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27 novembre 2008 à 12:52Schizodoxe :
Non ce n’est pas forcément une question de dangerosité induite par le produit (même si on peut mourir d’une overdose d’héroïne) mais plutôt une question de dépendance. Les opiacés rendent le consommateur très fortement dépendant avec toutes les merdes que ça suppose derrière (isolement social, pensée uniquement tourné vers la drogue et non plus vers les autres…)
Au contraire, les hallucinogènes, s’il sont pris de manière responsable (pas tous les jours et dans de bonnes conditions) on tendances à rendre l’esprit plus ouvert. Cependant question dangerosité c’est peut-être moins les problèmes de désihnibition que de troubles psychologique qui peuvent survenir. Si on force la dose des psychotropes on peut avoir des problèmes psy. De plus les gens qui ont des problèmes psy lattent (dépression, schizophrénie…) ne doivent pas prendre ce genre de produit sous peine de voir leurs troubles mentaux ressurgir.
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27 novembre 2008 à 12:57« Au contraire, les hallucinogènes, s’il sont pris de manière responsable… »
J’adore ce genre de phrase
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27 novembre 2008 à 13:02Citer
27 novembre 2008 à 13:03ouais en me relisant ça fait un peu con. Il est clair que l’on peut aussi prendre des opiacés de manière responsable. Mais bon comme on à pu le souligner ce n’est que mon avis perso à moi et non une vérité absolue.
Mais j’aime bien le débat
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27 novembre 2008 à 13:14Schizodoxe : ah mais je n’interdit à personne de prendre de l’héroïne. Mais je ne fait qu’exposer mon jugement de valeur. Après on entre plus dans le débat liberté / prohibition.
Je n’en voudrait jamais à un héroïnomane qui arrive à parfaitement gérer sa dépendance au point que celle ci n’affecte en aucun cas sa vie et celle des autres. Mais bon les exemples sont rares et j’ai l’impression que l’héroïne est plus destructrice que d’autres substances.
Et en parlant de prohibition je ne pense pas que l’alcool puisse être comparé à l’héroïne. Même si l’alcoolisme fait des ravages le fait de boire un verre de vin est beaucoup moins dangereux à courts termes que de ce faire un fix.
Maintenant si je doit me faire traiter de prohibitionniste, j’accepte la critique car selon moi la liberté totale n’a pas de sens si elle implique la destruction de la vie
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27 novembre 2008 à 13:31Boire un verre de vin rouge par jour est même bon pour la santé. C’est en rapport avec les tanins et ça s’appelle le FRENCH PARADOX. Et je m’astreint à cette pratique « ascétique » quotidiennement (je laisse le shit aux mecs cools, quoi…).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_fran%C3%A7ais
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27 novembre 2008 à 13:35dspike :
« Et en parlant de prohibition je ne pense pas que l’alcool puisse être comparé à l’héroïne. Même si l’alcoolisme fait des ravages le fait de boire un verre de vin est beaucoup moins dangereux à courts termes que de ce faire un fix. »
Voilà exactement le type de pensée qui ruine le combat contre l’alcoolisme d’une part et donne à l’héroïne son coté marginal qui éloigne la prise de conscience publique.
La différence c’est que vous pouvez trouver des bars ou des bouteilles sur des mètres de rayonnages en supermarché, des gars qui se baladent une bière à la main tout le monde trouve ça acceptable. A contrario le gars qui se fait son rail avec une concentration proche de l’homéopatique c’est un dangeureux camé.
L’alcool stimule sur tous les récepteurs de la défonce en même temps alors que l’héro, si le résultat est plus élévé pour une plus faible concentration, est plus sélective. En celà ils sont tous les deux dangereux.
Et oui l’alcool est source de tas de maux sociaux.
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27 novembre 2008 à 13:57Je pense que chacun définit ses propres limites à la liberté. En ce qui me concerne je trouve la clope, l’alcool et la beuh acceptable. je trouve les champignons, cactus et autres hallucinogènes acceptable et enfin je trouve la coke, l’héroïne et le crack totalement inacceptable.
C’est totalement subjectif je le reconnait mais je n’impose pas ma façon de voir aux autres. je ne fait que l’exposer.
Et oui je persiste à dire que l’héroïne et l’alcool ne peuvent pas être comparé. Je ne fait pas là une reduction : alcool mieux que vilaines drogues, bouuuuuh.
Je pense que la démarche consommatrice n’est pas la même.
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27 novembre 2008 à 14:08Elles sont toutes acceptables, si vous le faites à l’écart, dans votre sphère privée, qu’elles n’ont aucun impact sur dans le domaine publique ou social et que vous acceptez et assumez les conséquences des prises.
Mais je ne cois pas à ligne développée par le billet.
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27 novembre 2008 à 14:25Acceptable dans quel sens ?
En gros ça veut dire que si un jeune se défonce à l’eau écarlate tu vas l’encourager en lui disant « vas-y mon petit, tant que tu fait ça dans ta cave et que tu sais que tu grille tes neurones tout ira bien. »
Mouais, pas top !
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27 novembre 2008 à 14:40Rien n’est mauvais en soi. C’est l’excès qui tue. Mais le problème avec les drogues c’est que certaines mènent irrémédiablement à l’excès (les drogues dures, héroine, cocaine) et que les autres sont prises par une population qui par sa démarche (accepter de fumer un joint, boire de l’alcool ou fumer du tabac) montre qu’elle est susceptible d’aller vers l’excès puisque, alors que les risques d’addiction sont parfaitement connus de tous, elle prête le flanc à ce type de comportement.
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27 novembre 2008 à 14:43Non, je l’encouragerai pas. Et d’ailleurs il le fera pas devant moi je le laisserai pas faire, car là ma responsabilité en tant qu’ individu serait engagé. Maintenant quand vous tendez la main faut que l’autre la prenne. Si il ne la prends pas, je vais pas aller la chercher dans sa poche.
Les drogues sont nécéssaires, je l’ai déjà développé, mais à 18-25 ans, vous n’êtes plus jeune, administrativement comme socialement, faut arreter de pleurnicher et se prendre en main, assumer sa responsabilité.
Après si l’envie lui vient de jouer à la roulette russe en toute connaissance, ben ma foi, je vois pas pourquoi j’investirai du temps de l’énergie ou des moyens pour le convaincre.
Et je ne propagerai certainement aucune idéologie ou concept économique permettant le développement dans la société de la drogue.
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27 novembre 2008 à 14:47Là on est d’accord ! ça fait bizarre…
Et pour reprendre ton discours (désolé, moi et le vouvoiement ça fait 3) je pense que la meilleur solution est de mettre au courant les gens de façon « objective » sur les effet à long et courts termes de ces substance, qu’il soit positifs ou négatif. Le problème c’est que l’objectivité est un bien grand mot…
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27 novembre 2008 à 14:51Pour répondre à thierry (et désolé pour les doublons) Je suis aussi d’accord avec le fait que l’excès de drogue est bien le véritable danger. Mais certaines substance sont bien plus addictive et donc bien plus susceptible de faire dériver son utilisateur vers la dépendance. La coke et l’héro bien sur. Mais aussi la clope ou bien l’alcool. Et là encore il faudrait s’appesantir sur la dépendance physique ou psychologique, mais bon là j’ai la flemme.
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27 novembre 2008 à 15:02dspike :
Pourquoi c’est bizarre ?
J’ai toujours préféré, même en service, quelqu’un qui tutoyait correctement qu’un type qui se foutait de moi en me vouvoyant donc pas de problème la dessus. Par opposition je vouvoies encore des amis(es) rencontré il y a vingt ans, c’est plus une marque de respect qu’une forme de distanciation.
Parenthèse fermée.
C’est bien le point de friction, l’information qui est trop souvent instrumentalisée aux profits des uns ou des autres et un perpétuel maintient de l’individu en situation de minorité dans un but de contrôle social ou politique.
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27 novembre 2008 à 15:18C’est marrant qu’on en vienne à ce point du débat (je suis journaliste donc j’aime bien parler de ça)
Faut savoir tout d’abords qu’un journaliste objectif, ça n’existe pas. Même sans avoir de pression de la part de sa hiérarchie, un journaliste aura toujours un avis sur son sujet et ce dernier se reflétera inévitablement dans son papier(c’est pas bien mais c’est comme ça).
Ensuite l’information utilisé comme instrument de pouvoir sur l’individu… J’en suis pas sûr. Un journaliste qui fait un reportage au nord kivu pour montrer les conditions de vie des réfugiés ne cherche pas vraiment à contrôler ton esprit. Peut-être qu’il espère te faire prendre conscience d’un truc mais ça s’arrête là. Tous les journalistes ne sont pas à la solde de politiciens ou de grandes firmes. Et mêmes quant il le sont, ce n’est pas toujours par choix. Je pense juste que c’est comme une dance : les politiques on besoins de nous pour justifier leurs salaires (regardez on à des chiffre et on gesticules) et les journalistes on besoins des politiciens pour remplir leur JT. mais bon on ne peut pas résumer la presse à ça.
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27 novembre 2008 à 15:57Bien sur que les journalistes intègres existent, avancer l’inverse c’est comme dire qu’il n’y a que des grévistes à la sncf. Le journaliste idéal pour moi donne juste la température, je décide si il fait chaud ou froid.
Mais précisément, je reprends l’exemple Nord kivu, quel est l’intéret, en terme de valeur de l’information ?
Je veux dire pour l’immense majorité des gens.
Le temps, l’énergie, le surface tenu par l’article dans les colonnes ou à l’écran.
Je ne parle ni pense à un complot organisé mais je m’interroge sur la nécessité de traiter ou développer cette information, si ce n’est de vouloir :
-se parer de vertu (je suis reporter, je vais là ou ça chauffe, je m’attarde sur les vrais problèmes…)
-faire diversion (le temps et la surface est déjà pris pour au hasard la corruption, le prix de l’essence qui ne baisse pas, la censure qui se développe…).
-culpabiliser (Comment vous osez pleurez pour le prix de l’essence alors que pas loin on se decapite a la machette ?!?, vous n’avez pas honte ?)
Je prends un autre exemple, chaque Tgv qui est en retards de plus d’une heure fait l’objet d’un article, avec les commentaires indignés des voyageurs qui semblent avoir vécu la traversé du nord kivu justement, un délégué syndical qui expose son affichette, et un responsable de la société qui se rase a rappeler que le train n’est pas magique et que oui, il arrive qu’un moteur lache, qu’un éguilage foire ou qu’un cable pète…
Quel est l’ interet de cette information ?
Après que des politiques se servent de ce mouvement oui çà je le crois.
Alors pour revenir à la drogue et son traitement, je vais m’appuyer sur le cannabis ou en fonction de la couleur politique, on a des ministres qui lâchent que oui ils ont consommés qu’ils en sont pas morts, des artistes (florent pagny, Doc gynéco, le fils depardieu, des rappeurs par paquet de douzes, guignols…) qui font la promotion du produit sous les rires ou la mansuétude de l’opinion, des tribunes pour le CIRC etc etc ou alors l’ado fumeur de joint finance le terrorisme international, vous devenez une loque après une semaine et quinze jours de plus on vous retrouve avec une seringues dans le bras, 110% des accident de la route sont dû au cannabis et celà doit devenir une lutte nationale.
Rien qui favorise une résolution correcte du problème.
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27 novembre 2008 à 21:58@Ag : CIRC ? A propos d’assumer ses actes, je suis naturellement d’accord. Mais se retrouver à devoir payer 75000 euros à 21 ans, ça me semble totalement excessif. Un jeune avec un tel boulet au pied ne va jamais travailler ni se réinsérer, il n’en a pas l’intérêt. C’est ruiner sa vie entière pour une -très grosse, certes- connerie faite à 20 ans.
Totalement d’accord sur l’explosion de la conso de cocaïne, mais, et je l’écris, l’héroïne semble faire son come-back.
Mon billet avait surtout vocation à montrer que les campagnes n’étaient pas épargnées par la consommation de drogue. Peut-être même surpassent-elles les villes. C’est une question que je me pose à force de voir défiler des affaires de trafic de stups dans les campagnes et pas dans la ville.
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28 novembre 2008 à 11:53Le CIRC, c’est le Comité d Information et de Recherche Cannabique. En gros c’était quatre personnes qui essayaient d’habiller leurs fumettes derrière des recherches scientifiques et dont le porte parole -je sais que l’apparence n’est pas primordiale mais bon- avec une mine et un physique de malade stade terminal venait vanter les bienfaits du chanvre sur la santé sur divers plateaux de télés ou médias. Je n’ai plus actuellement accès à des infos qui me permettrait de savoir où ils en sont. Je crois qu’ils avaient été condamnés y 2-3 ans mais c’est à confirmer.
Sur l’amende, le montant n’est pas arbitraire mais indexée sur la valeur du produit pour quelle soit dissuasive. Je vais prendre un exemple, avant le retrait de point pour le téléphone au volant quand les portables commençaient à envahir, l’amende était de 22 € si vous payiez sous trois jours. Un contrevenant non verbalisé au final,au volant d’une berline allemande imposante avançait à juste titre, sans agressivité ni ironie ni volonté d’en mettre plein la vue reconnaissant le caractère potentiellement dangereux, que franchement dans le cas présent ou le coup de fil était pour finaliser un contrat à 6 chiffres le montant de l’amende n’aurait aucun impact sur le comportement. Ensuite comme toute action dissuasive si vous ne l’utilisez pas quand elle est censée s’appliquer elle perd sa valeur, cf cannabis
Après 75000 euros par an sur trente an de vie active ça fait environ 200€ par mois. Donc en gros un abonnement canal plus, deux trois cartouches de clopes, deux trois bouteilles d’alcool titrée à 40° et une bouddha machine.
On a un retour de l’héroïne dû à un effet mécanique. L’augmentation des surfaces de cultures, des récoltes abondantes, une distribution mondiale efficace et une capacité de lutte en déclin. Donc plus une augmentation de l’offre que, même si cette première provoque la seconde, la demande.
Quand à l’ampleur de sa progression en milieu rural, que les dealers développent de nouveaux marchés c’est une évolution logique, profitant sans doute d’une moindre densité des forces de police et/ou de gendarmerie avec peut être un interet moins prononcé de celles-ci pour le sujet.
Par contre je me méfie toujours d’une sorte d’effet de loupe ou l’on trouve plus de phénomène parce que de fait on en cherche plus ou d’un effet de mode.
Sur mon ton j’ai peut etre froisser Scorpius dù à un mouvement d’humeur qui a rendu mes commentaires plus cinglant ou moins diplomatique, si c’est le cas je présente mes excuses.
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28 novembre 2008 à 22:26Pas convaincu pour les 200 euros/mois, mais je comprends l’idée.
Ceci dit, quand on gagne 1200 euros/mois, les 200 euros, ils passent difficilement. D’autant plus quand on n’a rien économisé, cas de la majorité des » terreurs de cambrousse » (j’aime beaucoup, je la ressortirai).
Je sais bien qu’il n’y a pas d’arbitraire dans le calcul du montant de l’amende. Je doute de l’effet dissuasif. La dissuasion devrait être du ressort de la prison, non ? Pas d’une amende absurde au vu des revenus des condamnés. Que le condamné aille en prison ne me pose pas de problème, qu’il continue à payer 20 ans après les faits m’en pose. Surtout s’il s’agit de créer un effet dissuasif.
Pas convaincu parce qu’il faut aussi vouloir travailler et se réinsérer. Quand on sort du tribunal avec 75000 euros à payer, pas certain qu’on ait la volonté d’entreprendre quoi que ce soit.
Quand à la conso de campagne, elle me frappe réellement. Plus que la conso urbaine. D’accord avec tout ce que vous dites à ce sujet. Je rajouterais, et je l’ai écrit, une clientèle sur mesure.
Pas de problème quand au ton employé. Je ne l’ai pas pris comme étant cinglant.
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28 novembre 2008 à 22:42Ha ben oui mais bon, on a aussi l’option où le type passe un diplôme de géomètre, de cuistot, de paysagiste, voir d’avocat çà s’est vu aussi, pendant son passage en prison puis de 1200€ on passe au double, au triple ect et la durée de remboursement ou l’impact sur le revenu est moindre.
Parce que franchement, les mecs ont quand même la capacité d’organisation, de gestion, de commerce et d’entreprise.Donc grosso modo de la matière entre les deux oreilles. Je parle pas du toxico qui tient plus de la médecine et qui comme mon pêre le pensait avant moi n’a pas sa place en prison mais du gars qui monte sa petite entreprise.
Un prof d’éco génial qui donnaient des cours en prisons justement pour ceux qui souhaitaient se réinsérer avançait que si les gars mettaient la moitié de leurs énergies et de leur intelligences dans une activité légale ils s’en sortiraient.
On se rejoint sur le pivot majeur de la solution la VOLONTE.
On pourra en reparler mais je dois aller bosser justement.
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29 novembre 2008 à 0:17Oui, on se rejoint effectivement sur la volonté. J’ai vu des gars sans qualifications avec plusieurs centaines de milliers d’euros de redressement fiscal ou autre à payer. Ils ont la trentaine et ils se retrousse les manches, passe des formation et travaille très dur.
Mais à côté, y a des gars bosseurs, qui rêveraient de s’installer, mais qui ne le peuvent pas par crainte d’avoir le couperet économique massif qui leur tombe dessus.
Les dealers dont je fais le portrait, ils ont en général arrêté l’école en 4ème, et étaient toxicos. Je doute franchement de leur capacité à devenir avocat, même en admettant qu’ils s’acharnent en cours pendant leurs deux ans de prison. Après, que ça existe, je ne dis pas le contraire.
Au plaisir de continuer cette discussion à votre retour.
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29 novembre 2008 à 0:18Désolé pour les fautes.
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29 novembre 2008 à 15:00Ouais ben sur les fautes c’est pas moi qui vais donner des lçons.
Bien a vous.
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30 novembre 2008 à 4:24@Scorpius
Je confirme l’essentiel du contenu de l’article.
Je viens pour ma part d’un petit village (1000 habitants) du sud, pas de l’ouest.
Sauf qu’il ne me semble pas que le phénomène soit si nouveau : la mécanique y était déjà en place il y a 10 ans !
Maintenant c’est peut-être l’influence de la camorra locale, déjà grande à l’époque, qui a permis à cette région d’être « en avance sur son temps ».
(source : mes constatations directes et le témoignage de mon médecin-pompier qui me rappelait souvent qu’il passait son temps à traiter des O.D. à l’héroïne)
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29 mars 2009 à 13:41« On parle beaucoup du mal-être, bien réel, des banlieues, mais dans les petites villes, il se passe des trucs, on ne peut même pas soupçonner ! » Orelsan.
Né à Alençon, bled paumé. Monté dans la « grande ville » (Caen).
Le rappeur de cette jeunesse décrite dans l’article.
http://www.youtube.com/watch?v=6yVUieMRro8&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=etjbeybeZ24&feature=related
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11 novembre 2009 à 0:08http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/emission-08112009-emission-59593.html
Nouveaux trafics, nouvelles victimes : comment la drogue envahit nos campagnes ?
Au sommaire :
Mathieu
A 21 ans, Mathieu vit dans un petit village breton. Dépendant de l’héroïne depuis plus de deux ans, il est devenu dealer pour payer sa consommation. Jacques Jutelle est infirmier itinérant : il arpente les campagnes pour rendre visite aux jeunes toxicomanes et les aider à se soigner. Ici, par manque de prévention, la drogue reste un tabou. Même les parents des victimes d’overdose ont du mal à en parler.
SDX preums, comme d’hab. Nous sommes le futur.
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