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Jouer pour souffrir

A défaut de ressentir la souffrance dans les jeux vidéo (pour le moment) la tendance est aux jeux qui font mal, très mal.
Tout d’abord Pain. Simulation de fracassage de corps, ôde à l’immortalité des membres et scoring gore, Pain, dispo sur le PSN, est un jeu au principe extrêmement simple : une catapulte, vous, et le décor, ensuite il s’agit de vous projeter et de faire le plus de point en percutant le plus d’éléments du décor, en se faisant accrocher par le train et trainer sur des kilomètres, en étant happer par la ventilation, ou valdinguer par un manège diabolique. Le gameplay ? Il suffit de secouer la manette six-axis dans tout les sens pour provoquer des soubresauts tout le long de votre corps tremblant de souffrance. Gros scoring masochiste en perspective.
Ensuite Skate It, la nouvelle bombe de chez EA en matière de simulation de skate. Le réalisme extrême du jeu, bien loin de la licence arcade Tony Hawk, vous met dans la peau d’un skateur, dans un environnement photo-réaliste. Les figures et les tricks sont réalistes et inspirés de la « vraie vie ». De plus le cadrage est calqué sur la cinématographie des vidéos de skate, ultra codée et référentielle. Mais là où le jeu fait mal c’est dans sa simulation de buche, grand classique des films de skate. Véritable science de l’échec, de l’effort, de la douleur à passer un trick, les images des ramasses des skateurs sont aussi importantes que les réussites pour montrer que le skate est un sport, une pratique exigeante, qui requiert du talent mais surtout du travail. Un long et douloureux travail. Le moteur physique de Skate It offre une véritable simulation de dégommage de dents, de dépeçage de genoux et de vautrade bitumée. Enfin.
















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