Johnny Hardstaff, artiste futuriste
Johnny Hardstaff, artiste vivant et travaillant à Londres, explore le futur à travers différents médias et différentes formes artistiques. Le futur est protéiforme, lointain et proche de nous.

Designer et vidéaste, Hardstaff dessine un monde de robot, d’engins (il semble atteint de la même obsession que Mamoru Oshii pour le matériel militaire), un monde d’interface et d’êtres connectés.

Travaillant aussi bien pour des marques (Sony et ses publicités pour la Playstation), qu’à des fins purement artistiques, il a parfaitement intégré le monde à venir gibsonien. Alliance de commerce, d’art et de technologies, l’esprit de Hardstaff semble à l’aise pour manipuler les différents champs dans lesquels il officie. Au sein de l’écurie artistique de Ridley Scott, Johnny Hardstaff travaille pour le Royaume-Uni, les U.S.A. et l’Asie.
Son Future of Gaming parle d’un monde du jeu qui aurait fait sécession des graphismes et du design nouvelle génération. Interface low-tech, ultra rich media, plus proche des STRs et du RPG nippons que des jeux actuels misant tout sur une immersion superficielle (immersion visuelle et sonore pour la plupart), Hardstaff développe un monde de l’interface tribale, de la mutation codée du vivant, altération du propos marketing, répercussion dans le quotidien des avancées bio-technologiques.

L’univers Hardstaff est un assemblage de dessins industriels, d’imagerie manga et de retro-gaming. Futuriste car éloigné des tendances et des modes actuelles, Hardstaff propose une relecture de l’industrie vidéo-ludique, plus hardware, plus épurée, plus nébuleuse.
Son History of Gaming est une ode à la création ludique, du vectrex à la PS2, mais l’on sent poindre une certaine amertume quant au devenir du média.
Je pense que c’est un résumé limpide de ce qu’elle (l’industrie vidéo-ludique) a essayé de faire passer depuis des années, qui est essentiellement : “ce jouet n’est qu’une marchandise que l’on désire ardemment, elle doit s’imposer, et c’est ce que les gens veulent acheter”. Ce ne l’est pas. Cela n’encourage pas les gens à faire preuve de créativité et de faire des choses par eux-mêmes. Cela les encourage juste à s’assoir devant la télévision pour une durée terriblement longue.
Dans cette vidéo, éclate toute la colère de Hardstaff contre l’industrie vidéo-ludique, trop rentable, trop maintstream, presque dictatoriale, et qui est en train de prendre le contrôle sur les esprits des joueurs. A la manière d’un Hideo Kojima, peut-être en plus guérilléros, plus anar, Hardstaff nous alarme sur ce que nous sommes en train de laisser aux mains de grands groupes, où le marketing et la recherche cognitive sont bien trop avancés pour ne faire que de simples jeux.
Son Future of Gaming parle d’un monde du jeu qui aurait fait sécession des graphismes et du design nouvelle génération. Interface low-tech, ultra rich media, plus proche des STRs et du RPG nippons que des jeux actuels misant tout sur une immersion superficielle (immersion visuelle et sonore pour la plupart), Hardstaff développe un monde de l’interface tribale, de la mutation codée du vivant, altération du propos marketing, répercussion dans le quotidien des avancées bio-technologiques. Son Future condamne, mais ouvre aussi les portes d’un monde nouveau, organique, neuronique et ouvert.
Ayant quitté le staff de Ridley Scott, Johnny Hardstaff ne s’attacha plus, entre 2006 et 2007, qu’à l’écriture de livres sur la narration graphique. En 2008, il fonde HARDSTAFF, et reprend la production de publicité pour Sony, des interventions dans onedotzero, et des installations dans des musées londoniens.
Source : site de Johnny Hardstaff, KultureFlash.
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9 octobre 2008 Ã 13:39superbe
9 octobre 2008 Ã 21:08Excellent, en effet.
18 octobre 2008 Ã 1:02[...] Johnny Hardstaff, artiste futuriste [...]