Petit Musée des Horreurs, page 123
Page 123 du livre que je suis en train de lire, et non mon livre de chevet. 4ème ligne, et non phrase. Et oui je fais ce que je veux avec les règles. Je suis un homme libre.

Il s’avança jusqu’à la rampe, une main sur son cœur, l’autre décrivant un geste d’adieu suprême ; puis, prenant brusquement et d’un mouvement bien tragique son élan, il gravit les marches de l’échafaud et mourut aux bravos frénétiques de l’assistance, après avoir prononcé une dernière fois le nom de son infidèle.
“La Légende de la Guillotine”, de George Villelongue, dans Petit Musée des Horreurs, Nouvelles Fantastiques, Cruelles et Macabres, Bouquins Robert Laffont, 2008.
Ce gros livre, plus de 1100 pages, dictionnaire des auteurs inclus, est une mine d’or pour tout lecteur de fantastique, mais aussi de littérature française (et l’on peut être l’un sans l’autre aussi, ce qui est mon cas). Le passionnant travail de Nathalie Prince a été de réunir une légion de nouvelles qui, au tournant du XIXème siècle, de 1880 à 1900 pour être précis, ont inventé l’horreur moderne. Se détachant d’un fantastique folklorique et/ou (sur)naturel, les auteurs de cette fin-de-siècle ouvrirent la boîte de pandore de la littérature moderne. Inventeurs géniaux de scène macabre, découvreurs d’espaces intérieurs inexplorés jusque là, montreurs de monstres banals. Et ce pour encore très longtemps.
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