Abstentionnisme et génétique
Les personnes ayant une certaine variante d’un gène clef pourraient avoir 10% chances en plus de voter dans certaines circonstances, selon James H. Fowler et Christopher T. Dawes, deux spécialistes des sciences politiques de l’Université de Californie à San Diego, et Laura A. Baker, professeur de psychologie à l’Université de Californie du Sud. Leur étude a désigné deux gènes clefs, les MAOA et 5HTT, dont il a été montré qu’ils ont une forte influence sur le système de la sérotonine, qui régule la peur, la confiance ou les interactions sociales. Ceux qui ont la plus “efficace” des variantes de ces gènes […] sont probablement plus tournés vers le social, selon les auteurs. “Le vote est un comportement social”, dit Fowler, le principal auteur de l’étude, paru dans le numéro de juillet du Journal of Politics.
Voter est un acte social. Tous les hommes n’agissent pas à l’égard de la société de la même façon, ni se sentent également concernés par ce qu’il advient d’elle. La sociabilité humaine est un fruit de son évolution, elle a une base génétique. Les hommes n’ayant pas tous les mêmes gènes, certains sont plus “sociaux” et ont donc, le vote étant un acte social, ils ont plus tendance à voter que d’autre. En d’autres termes, l’abstentionnisme est corrélé à la présence de certains allèles liés aux comportements sociaux.
Source : The Journal of Life Science.
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23 septembre 2008 Ã 17:41Pas vraiment convaincu . . .