Steve fait-il bien son job ?

Steve Jobs achète-t-il des produits apple ?

Lorsque j’ai acheté mon premier iPod (et unique, puisque j’en suis à mon second iPhone, donc plus besoin d’un baladeur qui ne fait pas téléphone), le choix était simple : un produit, plusieurs capacités (512 Mo, 1 Go etc.) et, plus la mémoire de la machine était importante, plus le prix était élevé. En d’autres termes, il y avait une corrélation entre les performances et le prix.



Or, Monsieur Schizodoxe envisageant d’acquérir l’un de ces engins et sollicitant mon modeste avis, je fus frappé de surprise. D’une part, parce que je croyais que Monsieur Schizodoxe était un cerveau baignant dans une cuve reliée au monde extérieur par des fibres optiques. D’autre part, parce que la consultation de l’Apple Store révèle une curieuse politique de prix.

Jugez-en plutôt. Prenez un iPod Schuffle, modèle de base. La version 1 Go est à 49 euros, la version 2 Go, à 69 euros. Par déduction, on peut conclure que le 0 Go est à 29 euros et que, s’il n’est pas vendu, c’est qu’il n’a aucun intérêt. Ce qui est tout à l’honneur d’Apple. En revanche, l’iPod Nano 8 Go est à 199 euros, alors que l’iPod Classic 80 Go coûte 249 euros (les engins étant a priori relativement semblables). 50 euros de plus, et la mémoire est multipliée par 10. 50 euros de plus, et vous passez d’un machin sans intérêt à une véritable annexe de vos neurones fatigués. D’où la question suivante : comment justifier que l’on puisse vendre un produit dix fois moins puissant qu’un autre pour 50 euros de moins ?

Ce n’est pas une exclusivité : Apple est connu pour ne pas savoir vendre ses milieux de gamme, ou plutôt les hauts de gamme des petits modèles. La question ne se pose d’ailleurs pas que chez Apple. Ainsi, lorsqu’un constructeur automobile sort un modèle d’une gamme intermédiaire à celles existant auparavant, il prête toujours une attention particulière à ne pas se concurrencer lui-même. Ce qu’Apple ne semble pas avoir assimilé, sauf à obéir à une logique non humaine.

Afin d’améliorer la stratégie commerciale d’Apple, je vous suggère l’expérience suivante. Rédigez une consultation de marketing d’une page et demie, et une autre consultation de deux pages. Envoyez la première consultation à Apple, accompagnée d’une facture de 1 000 dollars. Envoyez la seconde consultation, accompagnée d’une facture de 100 000 dollars. Et attendez.


Les conclusions ?

  • si Apple vous règle la première facture (1 000 dollars pour une page et demie), alors leur service marketing est aussi intelligent que leurs clients ;
  • si Apple vous règle la seconde facture (100 000 dollars pour deux pages), alors leur service marketing est aussi stupide que leurs clients ;
  • si Apple ne vous répond pas… demandez-vous si Steve Jobs achète ses Macs !

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Olaiv
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12 commentaires pour “ Steve fait-il bien son job ? ”

  1. toute façon apple c’est de la merde

  2. dit il alors qu’il a un ipod………..

  3. ouais et je confirme

  4. tel est trollé qui croyait troller

  5. ceci étant dit, apple n’est pas une marque “milieu de gamme”. Leurs prix me semble logiques en terme de marketing.

  6. Entre iPod nano et iPod classic, une différence qui justifie les prix, le premier ayant un ‘disque dur’ en mémoire Flash, le deuxième un disque dur, bien moins coûteux (et moins rapide d’accès et de vie, a priori, plus courte).
    Simple !
    Ce qui donne raison à Tokk quand il dit que les prix sont ‘logiques’.

  7. Remercions tous Steve Jobs d’avoir tuer dans l’oeuf la vente de musique en ligne. En ayant aliéner ses clients à un hardware (ipod) et à un software (itunes), en imposant un prix unique (1 € ou 1 $ par chanson, il est d’ailleurs étonnant de voir le système de conversion des devises façon apple), et en faisant croire à tout le monde qu’un album n’est qu’une suite de chansons qu’on peut écouter seul (la vente à l’unité imposée, et en ne signant pas les artistes qui refusent de saucissonner leurs albums), Steve Jobs s’est tiré une belle balle dans le pied, une balle en or certes, mais une balle tout de même qui a gangrené l’économie numérique pour des décennies (P2P=pirates, logiciels libres anti-concurrentielles, etc.).
    De toute manière les éditeurs indé s’en sortent très bien sans lui et ses baladeurs ultra-polluants.
    Que des bolos continuent à acheter Carla Bruni sur Itunes pour le foutre dans leur godmichet-Pod ultra stylisé blanc, et le monde continuera sa route vers le Grand Abîme.

  8. On sent dans les propos de Dahlia la rage de celui qui a cru faire une bonne affaire en achetant un 8Go à 199 euros.

  9. En fait, le Shuffle est parfait pour l’usage que j’en veux faire, mais le clip ne me convainc qu’à moitié. Je trouve que ça fait un peu comme les pins des 80’s.

  10. C’est soit le clip, soit une grande cordelette autour du cou. Quitte à choisir, je préfère être kitch avec un faux pins que ressembler au Saddam des dernières minutes.

  11. @ Olaig:

    D’où la question suivante : comment justifier que l’on puisse vendre un produit dix fois moins puissant qu’un autre pour 50 euros de moins ?

    Il faut vraiment que vous lisiez ìonoclaste et tous les billets en lien, il s’agit de discrimination tarifaire classique…

  12. Le fil d’infos financières Bloomberg a publié par erreur la notice nécrologique de Steve Jobs. L’annonce par inadvertance de la mort du fondateur d’Apple a causé un certain émoi chez les investisseurs vers 16h40 en fin d’après-midi mercredi, heure où l’annonce de la mort PDG d’Apple a commencé à se répandre sur les fils de presse du monde. Bloomberg a vite retiré la macabre nouvelle, tout en tentant de rassurer les détenteurs d’actions d’Apple.

    Les organes de presse préparent régulièrement des notices nécrologiques. À l’évidence, la rédaction de celle de Bloomberg a été commandée suite aux nouvelles qui avaient annoncé que Steve Jobs était atteint d’un cancer du pancréas. Les rumeurs sur son état de santé vont bon train à Wall Street.

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