Le second enfant de Julie Peterson
Privée du sperme de son donneur préféré, au nom de la lutte contre la vache folle, Julie Peterson, ex-playmate février 87 de Playboy, ne décolère pas et part pour le Danemark…

Aujourd’hui âgée de 43 ans, Julie Peterson a derrière elle une carrière qui va bien au-delà d’avoir posée pour finir dénudée sur papier glacé. Elle est devenue un médecin spécialiste en chiropraxie (en février 2002, 15 ans après avoir été la playmate du mois, elle est nommée chiropraticienne de l’année) et l’animatrice de show sur CNN. En somme, une femme accomplie à la carrière bien remplie. Il lui manquait juste une chose arrivée à 40 ans : un enfant. Mais comme c’est une femme indépendante, vouloir un enfant ne signifiait pas être la femme d’un homme.
Elle a donc sélectionné un donneur de sperme sur des critères assez stricts, parmi lesquels l’origine ethnique et le QI — elle est membre de Mensa — ont joué un rôle majeur.
Il se trouve que son donneur est danois (la même origine ethnique que la sienne, donc), mais que, dans le cadre de la lutte contre la maladie de Creutzfeldt-Jakob — et bien que les chance de contracter cette maladie ainsi soient infimes — les banques de sperme américaines ne peuvent plus importer de sperme venant d’Europe (on veut même étendre cela aux donneurs américains ayant séjourné en Europe plus de trois mois !)… D’où la situation de Julie Peterson qui ne peut donner de frère ou de sÅ“ur du même père à l’enfant qu’elle a déjà eu de lui il y a deux ans.
Mais plus largement, cela crée une très forte hausse des prix du marché. Les donneurs scandinaves sont très demandés (pour des raisons d’apparence physique et de QI moyen) ; les stocks congelés par les banques américaines sont devenus de véritables trésors. On dit souvent, ironiquement, que mis à part Ikea et Nokia, les pays Scandinaves ne produisent que du Black Metal, eh bien c’est faux, ils exportent aussi leur patrimoine génétique !
Malheureusement pour Julie Peterson, le sperme de son donneur n’est plus en stock et pour ne pas avoir à renoncer à un second enfant de la même lignée génétique, elle est partie pour le Danemark. Bien sûr, en France tout cela paraîtra fantaisiste, absurde ou marginal, mais il n’en est rien là -bas (et dans mal d’autres endroits). Alors, qui a raison de notre morale
Source : The Washington Post.
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30 août 2008 à 10:39[...] identitaires, autant que ce soit fondé sur des affinités électives — faut-il condamner cela, par exemple ? — plutôt que sur l’opposition aux [...]