Lecture(s)
Comme Polydamas m’a fait l’honneur de me nommer parmi ceux dont il voulait avoir des réponses à ce questionnaire, je le fais volontiers bien que fort en retard, j’en suis confus.

1) Quel(s) souvenir(s) avez-vous de votre apprentissage de la lecture ?
Je n’en ai pas. Peut-être le souvenir le plus ancien et le plus marquant que j’ai en rapport avec la lecture est un disque où était lu Le Petit Prince. Sans doute vient de là que, chez moi, l’écrit est toujours lié à une voix.
2) Vos lectures préférées lorsque vous étiez enfant ?
Je crois qu’enfant, avant dix ans pour dire un âge, je ne lisais guère que des fumetti, ces fameux petits formats traduits de l’italien qui avaient été lus par nos pères avec avidité au temps où ils jouaient aux cow-boys et aux Indiens. Les Rodéo, Zembla, etc. J’aimais beaucoup aussi les petits formats consacrés à la Seconde Guerre mondiale, comme Attack, Choc, Sergent Guam, etc. De ces lectures enfantines, j’ai gardé une ouverture d’esprit à l’égard de la littérature populaire qui n’a rien de la pose populiste de certains universitaires qui donnent dans ce domaine. Et puis, les modèles qui y étaient offerts aux enfants étaient dignes d’être suivis.
Je me souviens, aussi, d’un recueil de contes de la mythologie grecque. C’était un gros livre traduit du tchèque (époque bénie de la Guerre froide !), illustré de dessins étranges. Sans doute mon premier contact avec le monde grec.
Le second fut avec Thucydide, je devais avoir douze ou treize ans. Un ami, plus âgé, m’avait prêté une grande caisse en carton pleine des livres qui l’avaient intellectuellement formé étant jeune. J’ai donc lu Thucydide, Suétone, mais aussi les Mémoires d’Albert Speer, beaucoup de SF, de fantasy, Sade et, surtout (pourquoi dire surtout ?), Lovecraft.
3) Aimez-vous la lecture à haute voix ?
Je suis un lecteur exécrable. Je me précipite j’ai les yeux à la fin d’une ligne alors que j’en suis encore à prononcer les premiers mots de la précédente. Je m’embrouille, je suis inintelligible, mais je suis fort bon public pour les lectures, tant que ce n’est pas moi le lecteur et que celui-ci a quelques talents.
La lecture à voix basse me semble, en revanche, nécessaire pour apprécier la beauté d’une langue, que ce soit de la prose ou, très a fortiori, de la poésie. Certes, je n’ignore pas qu’il y a dans la poésie occidentale une “nostalgie de l’idéogramme” (le mot est de Paul-Louis Rossi, il me semble) et que Pound, e. e. Cummings ou Auxeméry pour citer des noms connus ne sont pas simplement une voix, mais aussi une image. Je ne vois pas, pour autant, comment échapper à cette lecture à voix basse de la poésie.
4) Votre conte préféré ?
Les contes de Perrault en général. Il sont à la fois pour les enfants et pour les adultes. J’aimais particulièrement Le chat botté, mais depuis que j’ai vu Jin-Roh de Hiroyuki Okiura (mais sur un scénario de Mamuro Oshii, toujours lui), je suis tenté de dire que le plus beau des contes est Le petit chaperon rouge pour peu qu’on l’accompagne de la lecture des Réprouvés d’Ernst von Salomon.
Il y a aussi Alice, bien sûr… Mais c’est, disons, une tout autre chose.
5) La meilleure adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre ?
Cela dépend de ce que l’on appelle adaptation. Je suis assez d’accord avec Polydamas, Les liaisons dangereuses de Stephen Frears sont une vraie réussite. J’aime beaucoup Le Manuscrit trouvé à Saragosse de Wojciech Has (aussi fou et génial soit-il ce film ne rend qu’un millième du roman de Potocki). Enfin, citons l’Alice de Jan Švankmajer qui est tout de même une bien belle chose.
6) Apprenez-vous par coeur certains poèmes, répliques de théâtre, passages de roman ?
A force de lectures, on retient, mais même si je sais qu’apprendre par cœur (l’expression est si belle) est une nécessité, je n’arrive pas à m’y mettre autant que je le voudrais.
7) Avez-vous des livres ou des magazines dans vos toilettes ?
Non.
8 ) Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ?
Des dizaines. C’est ingérable, c’est le chaos, mais peu importe.
9) Le poète que vous ne cesserez jamais de relire / de vous réciter ?
Il y en a trop que j’aime.
Disons quelques noms plus ou moins au hasard : Pound, Théophile, Lovecraft, La Ceppède, Chassignet, Khayyâm, Ronsard, Marot, Baudelaire, Trakl, Anacréon, Le Tasse, Saint-Amant, etc.
10) Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ?
Aucune idée
11) Préférez-vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ?
J’aime les livres anciens et j’en ai quelques-uns. Cela dit, ce qui compte, c’est l’esprit des mots, c’est-à-dire le souffle du lecteur. C’est pour cela que la haine de la civilisation ne peut se contenter de brûler les livres, il lui faut couper la gorge des lecteurs ; leur crever les yeux n’est pas assez.
12) Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traîne(nt) toujours ?
Vous voulez la hauteur des tas de livres qui ne trouvent nulle autre place que le sol, les tables, les chaises, etc. ?
13) Quel est votre rapport physique à la lecture ? Debout ? Assis ? Couché ?
Assis, couché, j’ai beaucoup lu debout à une époque. En hivers, parfois, de dos à la cheminée, en me tournant légèrement pour que les pages soient illuminées par le soleil bas des journées courtes, je reste debout de longues heures.
14) Vos lectures sont-elles commentées crayon en main ?
Je prends toujours beaucoup de notes, jamais sur les livres eux-mêmes. Au temps où je préparai ma thèse, j’informatisais le tout, arrivant ainsi à 2500 fiches bibliographiques annotées d’ouvrage moderne et 3700 d’ouvrages des XVIème et XVIIème siècles.
15) Offrez-vous des livres ?
Il y a des gens à qui je prête des livres en sachant qu’ils les garderont, parce qu’on ne se voit pas souvent, parce que c’est ainsi. Offrir un livre neuf me semblerait presque déplacé.
16) La plus belle dédicace, que ce soit de l’auteur ou de la personne qui vous l’offrit ?
Rien de notable ne me vient à l’esprit.
17) Quel est votre rapport sensuel au livre ? (Odeur, texture, etc.)
Voilà bien une question compliquée qui exigerait un traité entier ! Mais répondons, puisqu’il le faut : j’ai sans doute à certains livres le même rapport que j’ai à certaines femmes.
18 ) Quels sont les auteurs dont vous avez lu les oeuvres intégrales ?
Faut-il encore qu’œuvre intégrale il y ait ! Je pense avoir lu tout ce qui était connu d’un assez grand nombre de Grec et de Latins, mais c’est parfois très peu. D’auteurs plus modernes, je ne sais.
Ah si, j’ai lu intégralement les deux in-folio des œuvres complètes de Louis Richeome dans l’édition de 1628. C’est long, je peux vous le promettre.
19) Un livre qui vous a particulièrement fait rire ?
Je ne sais pas. J’ai attrapé un beau fou rire il y a deux jour en lisant l’Ode à Priape d’Alexis Piron (Voltaire le haïssait parce qu’il refusait d’écr. l’inf. comme c’était de mode, mais les manuels continuent à le présenter, à tort, persécuteur soutenu par un Etat et une Eglise prétendument oppressive alors qu’il a vécu toute sa vie dans la pauvreté, sans aucun soutien, et s’occupant de sa femme très malade — Piron est un grand écrivain et ses vers sont plus beaux que ceux de Voltaire). J’ai trouvé ce texte, par hasard, dans un achat récent, le second volume de l’Anthologie des lectures érotiques de Pauvert (pp. 832-835, pour ceux qui veulent y aller voir)
20) Un livre qui vous a particulièrement ému ?
Il y en a tant. Cioran disait que quiconque n’a jamais pleuré en écoutant de la musique ne sait pas ce qu’est la musique. Il en va de même pour la littérature.
21) Le Livre qui vous a terrifié ?
Je ne sais pas. Peut-être les Mémoires d’Albert Speer ?
J’ai aussi eu un sentiment de malaise — pas de terreur, mais bel et bien de malaise — en ayant dans les mains certains traités de démonologie dans des éditions originales et annotées par leurs auteurs brûleurs de sorcières.
22) Le livre qui vous a fait pleurer ?
Cf. réponse à la question 20 (questionnaire redondant ?)
23) L’avertissement / l’introduction qui vous a le plus marqué ?
Pour leur lucidité froide, les mots de Lyautey au début de l’édition française illégale (Hitler était opposé à cette traduction) de Mein Kampf : “Tout Français doit lire ce livre” (si seulement cela avait été…) ; pour leur côté un peu grotesque et en retard d’une guerre, les quelques pages vert pomme au début de ce même livre où s’enchaînent des faits historiques notoires et suffisants par eux-mêmes et des mises en garde morales qui frôlent (et même un peu plus) le ridicule.
24) Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux ?
Je ne vois pas.
25) Décrivez votre bibliothèque.
Euh… joker !
26) Les livres dont vous vous êtes finalement débarrassé ?
J’ai vendu des tonnes de livres de SF et de fantasy (et des éditions originales d’AD&D…) en entrant à la fac. J’ai été stupide. Maintenant, je rachète ce que je peux trouver dans des éditions de la même époque. Nostalgie ? Oui, mais pas seulement.
27) L’endroit le plus insolite où vous lisez ?
Là encore, je ne vois pas ni quoi répondre, ni l’intérêt de la question.
28 ) Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ?
Même si je ne crains pas vraiment la mort (du moins l’idée de la mort), j’accepterai cela et si je n’ai ni assez vécu, ni assez lu, je crois, néanmoins, que le seul souvenir des femmes, des amis et des lectures qui furent miennes suffira. Trois jours, ce n’est pas long, trois jours.
29) Votre livre d’art préféré ?
Je ne vois pas.
30) La bibliothèque idéale ?
Le monde.
31) L’incipit qui vous a le plus marqué ?
cf. q. 23.
32 ) La clausule qui vous a le plus marqué ?
Je ne vois pas.
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12 août 2008 à 12:26D’ailleurs, j’y pense… Et si je refilais le questionnaire à Dalhia ? Histoire de ne pas rompre la chaîne contrairement à ce que je m’apprêtais à faire ?
Dalhia, zoup, questionnaire !
12 août 2008 à 15:16Et bien, merci à vous de vous être soumis à ce questionnaire, qui permet de découvrir de nouveaux auteurs.
13 août 2008 à 12:27“Euh… joker !”
Dommage!
14 août 2008 à 15:57Il y a un truc que je pige pas….les réacs et les nerds, c’est pas des factions ennemies?
14 août 2008 à 17:49Moi, c’est le sens de votre interrogation que j’ai du mal à saisir.
Voudriez-vous dire, ainsi, que Polydamas étant un “réac” il ne devrait pas me mettre dans la liste de ceux à qui “il passe le bébé” (ce questionnaire) pour reprendre ses termes, parce que je serais un “nerd” ? Ne pensez-vous pas que ce serait là une vision un peu étriquée et simplificatrice des choses ?
14 août 2008 à 18:58En tout cas, ici, j’apprends des nouveaux mots, “nerd”, “geek”. Et j’admire beaucoup, ou plutôt suis extrêmement jaloux des personnes qui arrivent à se donner le temps de lire des milliers d’ouvrages. Chapeau bas
14 août 2008 à 19:40Oh non, je ne voulais pas dire cela du tout! Enfin, je voulais dire ça, mais avec un peu plus de subtilité, si vous voulez
Mais je ne critique pas - j’aurais ma petite théorie sur le sujet: Les nerds sont potes aux réacs (oui, je caricature, mais bon) parce que sont les deux dernières “factions” qui considèrent encore l’intelligence comme une qualité.
14 août 2008 à 23:18Disons que je ne sais pas exactement ce que vous mettez derrière ces mots de “nerds” ou de “réacs”. Nerd ou geek (ou les deux), je le suis sans doute, quoique plus dans le sens que ces mots prennent aux E.-U. qu’en France où on considère trop souvent que geek et joueur de WoW sont synonymes (pour moi, WoW, c’est ça), ou bien qu’un geek c’est un type qui bosse dans l’informatique.
Maintenant, “réac”, qu’est-ce donc pour vous ?
14 août 2008 à 23:56“Nerd”, plutôt dans le sens américain, oui. Enfin, là, ce serait à vous de préciser, je dis “américain” par élimination, car c’est vrai que ce que vous dites sur les nerds en France ne colle pas avec ma vision du nerd (ou geek, mais je préfère nerd).
Un nerd selon moi, s’apparente à un matheux. Il cultive dans son enfance des passions radicalement différentes des autres enfants, tournant autour de la physique, des mathématiques, de la littérature aussi (avec une certaine tendance pour la science-fiction). Les idées et les théories l’intéressent plus que les vêtements, la mode ou la musique. C’est “l’intello” - mais pas forcément le fanatique de trucs nouveaux, des derniers jeux à la mode, cela c’est plutôt les enfants normaux d’ailleurs.
Cela continuera à l’âge adulte.
Il considère la technologie non pas comme une fin mais un moyen, et d’ailleurs les plus intelligents d’entre eux (les vrais nerds selon moi) font la séparation entre gadget inutile et véritable technologie, et sont critiques envers l’industrialisation massive qui va de pair avec la médiocrité de plus en plus profonde.
Le nerd a certains maîtres, des fois des scientifiques (Feynman, Von Neumann, etc), d’autres fois des écrivains.
Mais bon, je vais pas développer plus, sinon faudra que j’écrive un manifeste
Je dirais qu’un réac a la même “structure intellectuelle” que le nerd, mais il tire plus vers la littérature que vers la science, jusqu’à développer un petit côté anti-scientifique (c’était à cause de ça que je me disais qu’il y a une certaine rivalité entre les deux “factions”), renforcé par un côté religieux.
Il y a deux types de réacs: Certains auront un côté religieux qui ne concerne que l’esthétique, c’est à dire que bien qu’ils admirent les grandes cathédrales, le baroque et toute la somptuosité de la religion, ils restent athées, ne voyant la religion qu’à travers le prisme de la littérature - et d’autres qui ont une réelle foi, et ne voient la littérature qu’à travers le prisme de la religion.
En tout cas, les deux ont une certaine mélancolie, une nostalgie des anciens temps, chez certains réacs, faible et qui tire plutôt du romantisme, chez d’autres, très forte et qui les transforme en virulents anti-modernes.
Les meilleurs d’entre eux peuvent devenir écrivains - ce seront les maîtres de la prochaine génération de réacs.
Euh, voilà
15 août 2008 à 0:16C’est une vision assez personnelle, Skutanea, non ?
15 août 2008 à 0:17En passant, je signale que je viens de trouver une version en ligne de L’Ode à Priape à laquelle je faisais allusion q. 19.
15 août 2008 à 0:23C’est une tentative (visiblement ratée) d’être objectif, oui.
Vous n’êtes pas d’accord avec ce que je dis?
(Il y a une série américaine amusante sur les nerds, The Big Bang Theory - malheureusement encore aucune sur les réacs!)
15 août 2008 à 0:33Les premiers croient en la Science, les seconds en Dieu pour résumé..
Le vrai réac aujourd’hui n’est-il pas seulement celui qui n’accepte pas d’emblée et sans explication le discours ambiant dont on l’abreuve et ceci pour toutes les bonnes ou mauvaises raisons qu’on veut, qu’elles soient religieuses ou rationnelles, celui qui ne se conforme pas à la pensée ambiante sans avoir de bonnes raisons de quelque nature qu’elles soient d’y adhérer. Une espèce d’animal récalcitrant qui se demanderait de temps en temps si “on”(?) n’est pas entrain de l’amener à l’abattoir.
15 août 2008 à 0:57“Les premiers croient en la Science, les seconds en Dieu pour résumer”
C’est un résumé très sec de mon commentaire, qui se voulait subtil pourtant.
15 août 2008 à 7:16Ce qui me dérange un peu dans tout ce que vous dites c’est que cela exclut plus ou moins des réactionnaires tous les penseurs fondateurs de cette pensée, notamment l’alternative entre croire en Dieu et croire en la science qui est une invention de la part des scientifiques la plus hostile à la religion.
D’autre part, comment accommoder cette grille de lecture à celle d’un Russel Kirk (ou même à la pensée de Burke pour aller en amont — et je ne dis rien d’un John Randolph de Roanoke) ? Où mettez-vous la pensée conservatrice dans tout cela ?
Ce que vous décrivez, c’est moins la pensée réactionnaire, qui selon moi est un moment de la pensée conservatrice (celui de sa confrontation avec la Révolution et qui n’a donc plus de sens une fois celle-ci définitivement accomplie), me semble plutôt le fruit bâtard et stérile de la caricature faite par les progressistes de la pensée conservatrice et de la pose de néo-”réacs” autoproclamés qui se disent tels parce que ça fait chic et que ça choque les modernes bourgeois.
En tout cas, si un Polydamas partage certaines de ces caractéristiques, ce n’est incidemment et, selon moi, ce qui fait qu’il est réactionnaire ou plutôt conservateur se trouve ailleurs.
15 août 2008 à 15:53D’accord, d’accord. Mais alors vous? Comment vous vous définissez?
15 août 2008 à 17:00Vous voulez dire, ma classe, ma race, mon alignement, mes points expériences, mon niveau et si j’ai une épée 2D10 contre les trolls ? Comme à AD&D ?

Vous voulez que je remplisse ça, en somme… :
Je n’en vois pas l’utilité ; d’ailleurs, moi-même, je ne me définis pas, et pour mes lecteurs, je suis ce que j’écris, cela suffit, il me semble, non ?
15 août 2008 à 17:56Justement, vous êtes ce que vous écrivez - et Polydamas est ce qu’il écrit, comme Bernanos est ce qu’il écrit, etc.
Simplement, je vois une contradiction (tout du moins une tension), entre ce que Polydamas écrit et ce que vous écrivez, entre ce que Bernanos écrit et ce que vous écrivez - plus précisément, entre la passion pour la modernité qui est la vôtre, et l’anti-modernisme qui est celui de Polydamas (Polydamas est un exemple, hein). Bien entendu, cela ne fait pas de vous des ennemis réels - mais intellectuellement, si.
Je voulais que vous m’éclaircissiez sur cela, c’est tout. Et oui, c’est en quelque sorte personnel: j’aime beaucoup les blogs comme celui de Polydamas, comme j’aime beaucoup les blogs comme le votre, et je vois des différences entre les deux types que je n’arrive pas à concilier.
15 août 2008 à 19:33Contradiction ou tension entre deux personnes différentes, c’est, je l’espère pour longtemps encore, la norme. C’est fréquent même chez un individu, alors, deux…
Maintenant, quand vous parlez de passion de la modernité me concernant, c’est une façon de voir les choses dans laquelle je ne me reconnais guère. A moins que vous entendiez passion au sens classique du terme (en opposition à action).
Pour terminer, qu’entendez-vous par “les blogs comme le votre” ?
15 août 2008 à 19:51J’entends même pas ce que veux dire “sens classique”, alors…
Les blogs comme le votre? C’est simple: Dans votre “blogoliste” je peux trouver “Automates intelligents”, “le Journal du Geek”, “ScienceBlogs”, “Science! On blogue”, etc
Dans le blog de Polydamas, on peut trouver: “Le Vatican”, “Le magistère de l’Église”, “Le conservateur”, etc.
Je pourrais continuer longtemps comme ça, il est clair pour n’importe quel sociologue de bas étage que deux différents types de blogs se détachent.
15 août 2008 à 20:05L’action, c’est le sujet qui agit sur l’extérieur, la passion, c’est ce que subit le sujet venant de l’extérieur. Ma passion pour la modernité est une perception, peut-être plus aiguë que chez d’autres, de cette modernité et de ce qu’elle implique. Que cela me plaise ou non ne fait rien à l’affaire.
Mais si je vois ce qui dessine qu’avec crainte et tremblement, je ne peux m’empêcher de penser que c’est simplement une nouvelle expression de l’âme faustienne de l’Occident, pour parler comme Spengler.
15 août 2008 à 20:41Je vous comprend mieux. Vous êtes un espèce de nerd avec un esprit de réac!
(Je suis terriblement désolé de réduire cela à ces simples mots, mais vraiment, je suis pas très fort - ni très intelligent - pour les subtilités)
Dans tous les cas, sachez que je suis un de vos fans.
15 août 2008 à 22:59La manie du classement est tout de même troublante et ses résultats amusants…
Mais je suis honoré d’être de vos fans
16 août 2008 à 12:36Quelle conversation de nerds !
16 août 2008 à 12:58Oui, nous avons, ici, des nerds à vif.
16 août 2008 à 13:16De toute manière, c’est le nerd de la guerre
16 août 2008 à 13:16Grillé
16 août 2008 à 13:19ohla pas la peine de faire une crise de nerd !!
16 août 2008 à 13:42Nerd, alors !
Je reconnais ma défaite.