
Qui dort dîne, dit-on en période de famine, mais qui dort ne tue pas et à même des chance de se faire tuer, pourrait-on dire en temps de guerre.
La fatigue est, avec la diarrhée, l’éternelle compagne du soldat sur le champ de bataille. Pour elle (comme pour l’autre), il y a des moyens chimiques pour améliorer la résistance de l’être humain. C’est ce sur quoi s’arrête un récent rapport du Pentagone abondamment discuté en divers endroits du web américain.
Source : Slate.


Bonjour,
Le texte bien écrit semble réinventer l’eau chaude. Les aviateurs de la première guerre mondiale consommait de la cocaïne pour améliorer leurs performances.
Par contre il n’aborde pas les problèmes que posent la consommation d’amphétamines, puisque c’est en fait de quoi il s’agit, sur le comportement des personnels sur le champ de bataille.
Un excellent document sur Arte il y a quelques années s’intéressait au sujet et avançait que l’ hyper-agressivité induite par ces “médicaments” étaient la seule explication possible pour les cas de tir fratricide lors de la première guerre du golfe. Les pilotes étaient approvisionnés en comprimé anti fatigue à volonté et la prise sans aucun encadrement ni controle. L’action décrite par les pilotes comme particulièrement impressionnante avait un impact sur la concentration et la mémoire hors engagement militaire, le cerveau tournant en “sur régime” sur une période trop étendue.
Je m’interroge donc sur l’aspect positif de la mesure ou, si elle permet de réduire les pertes immédiatement sur le champ de bataille et d’avoir le dessus sur l’adversaire, elle diminue la durée de vie des personnels sur le moyen terme et les transforment en bombe humaine une fois démobilisés.
Certes, nihil novi sub sole, et Clostermann, pour le Blitz, a très bien décrit son expérience, cela dit, les moyens modernes sont moins brutaux et plus efficace que par le passé.
En revanche, je ne suis franchement pas du tout convaincu que le friendly fire soit particulièrement lié à cela : 1. les armes actuelles portent loin, 2. leur pouvoir perforant est souvent très élevé, 3. concrètement, sur un champ de bataille, on ne voit rien. Pour peu qu’il y ait engagement en zone urbaine, il n’y a presque plus de moyen de savoir qui tire sur qui, et donc…
Sinon, pour un cas de combat sous amphés, il y a le North Hollywood shootout et cet extrait d’un témoignage de l’efficacité de l’épinéphrine (enfin, à court terme).