Puisque le jeu professionnel et sponsorisé prend de l’ampleur, il était fatal que la grande tâche noire du sport professionnel finisse par s’abattre sur le e-sport. A l’approche de la finale de la compétition World Cyber Games, le directeur du tournoi, Alex Walker, reconnaît sans l’ombre d’un frémissement que certains joueurs se dopent aux amphétamines pour booster leurs réflexes et supporter le rythme assez effréné d’une compétition, ce qui représente des heures de jeu et nécessite une attention aiguë, dans le but parfois de remporter de coquettes sommes d’argent en liquide ou en biens, sans parler des sponsors. Si l’éventualité d’effectuer des tests à été envisagée, la chose reste exclue pour l’heure, faute de moyens…
Le Brésil a prévu de développer un sous-marin à propulsion nucléaire afin d’assurer la sécurité de gisements pétroliers récemment découverts au large de ses côtes. Ce projet pourrait bénéficier de la France comme l’a indiqué le président Nicolas Sarkozy. Plus largement, ce pays envisage, d’ici 2010, de dépenser 3,5 milliards de dollars à la modernisation de son armée.
Source : AP.

Selon la cour de commerce internationale, les super-héros sont dans la catégorie des «animaux ou d’autres créatures non humaines (comme les robots ou les monstres)». En effet la tarification des importations des jouets fabriqués en Chine est différente qu’ils s’agissent de «poupées représentant uniquement des êtres humains» taxées à hauteur de 12% et les «jouets représentant des animaux ou d’autres créatures non humaines (comme les robots ou les monstres)» qui quant à eux sont à 6,8%. Ainsi Toy Biz arguant du fait que les super-héros étaient autre chose que des hommes, désiraient appliquer la taxation moindre pour Spider-man, Daredevil et autres Hulk (j’omets de fait Superman, Batman et Green Lantern, héros DC, car la firme appartient à Marvel). La cour lui a rendu raison.
Les super-héros sont autre chose que des hommes. Mais ça on le savait déjà.
J’ai sciemment mis Kal-El en illustration de cet article, car le fils de Krypton est le plus grand de tout les héros.
Source : Le blog du québécois libre.
Ah ! Libération ! Quel journal ! Une certaine image du politiquement correct à la française disponible en kiosque et sur papier. Libération n’aime pas la génétique dont on peut, dont on doit craindre des dérives, ni la liberté économique qui est une dérive en elle-même, alors pensez donc ce qu’il faut s’attendre à lire, dans ce journal, concernant 23andMe (entreprise à laquelle je me suis intéressé) ! Et que l’auteur de l’article soit un chercheur de l’INRA ne change rien à l’affaire…

L’ADN est une source d’informations sur votre patrimoine santé. Il faut tout d’abord préciser les choses. Le plus gros de la structure de l’ADN est partagé par tous les humains, 1 % à 2 % seulement diffèrent d’un individu à l’autre. Les progrès phénoménaux des machines de séquençage permettent de proposer une véritable information sur les différences génétiques existantes entre les individus.
Quand on parle de génétique et donc de différence innée entre les individus, il faut tout d’abord bien prendre garde à se protéger de tout soupçon de racisme et donc dire que les différences ne sont pas si grandes, que « la structure de l’ADN est partagée par tous les humains, 1 % à 2 % seulement diffèrent d’un individu à l’autre »… Oui, certes, mais
Dans le domaine de la santé, les choses sont, en effet, compliquées. Il n’y a pas qu’un gène à l’origine d’un problème, mais sans doute plusieurs qui interviennent chacun pour une partie infime du déclenchement d’une anomalie ou d’une maladie. La part du milieu (de l’environnement) et de votre mode de vie est énorme et primordiale. Dès lors, 23andMe peut donner, au minimum, une information mal adaptée.
Il n’y a pas d’informations « mal adaptées » en la matière, mais de mauvaises questions et une entreprise privée n’est pas tenue d’obliger les gens à utiliser pertinemment les produits qu’elle vend. Puisqu’il s’agit de Libération, parlons de journaux : eux aussi vendent de l’information. Si un journal dit qu’il y a un pourcentage d’immigrés emprisonnés qui est supérieur à celui de la population nationale, est-il responsable du lecteur qui dira que « c’est normal parce que les Arabes sont des vandales, ils ont ça dans le sang » (le fameux gène du brûleur de voiture), de celui qui pensera « bien sûr, les flics sont racistes » (le non moins fameux gène du blanc xénophobe) ou, enfin, de celui qui, comme moi, se demandera « qu’entend dont ce journal par immigrés et quel sont les motifs d’emprisonnement ? » (si les immigrés clandestins sont pris en compte, il est mécanique qu’ils soient surreprésentés, par exemple, puisque c’est la loi qui crée tout à la fois et leur existence et leur délit).
Ni Libération, ni 23andMe ne sont responsables de l’interprétation qui est faite des informations données. Il est même légitime de supposer que quand on investit dans un test génétique, on ait une vision à peu près claire des choses.
Mais voilà un passage fascinant :
En France, l’obtention d’informations sur le génome humain est médicalement très encadrée. Les tests génétiques préventifs, par exemple pour le cancer du sein, ne sont proposés aux patientes qu’après une étude de la prévalence de cette maladie dans la famille. Si cette étude suspecte la présence d’un variant génétique délétère, c’est-à-dire pouvant, avec une grande probabilité, rendre malade, alors il y a un contrôle médical renforcé de la patiente
Passons sur l’apologie du contrôle des citoyens, éternels mineurs devant un Etat qui se prend tantôt pour un père, tantôt pour une mère, et attardons-nous sur la logique du propos : on ne fait le test génétique concernant une prédisposition génétique que si elle s’est déjà manifestée. Or, c’est justement pour ceux qui ne connaissent pas (ou mal) le passé médical de leur famille (les populations d’un certain âge, les populations rurales, voire les populations migrantes) que de tels tests sont utiles.
Mais le meilleur suit :
A l’origine de cette société, on trouve le cofondateur de Google. On flaire la bonne idée. Celle, à mon avis, de créer des sites d’internautes sur la Toile regroupant des individus partageant un certain nombre de particularités génétiques. A terme, l’ambition des concepteurs de 23andMe est peut-être de créer des communautés d’un nouveau type, pourquoi pas des ethnies nouvelles. De multiples informations pourraient y circuler au jour le jour entre ces communautés et 23andMe. Des informations sur leur mode de vie et leur vécu, sur des échanges de conseils et d’informations sur la survenue de troubles de santé, d’intolérance à des médicaments ou d’une maladie. Tout cela sans clause bien claire de confidentialité.
Là, nous avons tout, une synthèse, un concentré :
C’est d’ailleurs en rapport avec ce dernier point que, selon moi, il y a le véritable danger : dans la place que pourrait prendre la statistique (science de l’Etat par excellence) génétique dans la gestion rationnelle de l’Etat providence (j’ai évoqué cela ici et là).
Joël Gellin nous offre donc une belle illustration de l’obscurantisme progressiste à la française. Et je suis sûr que le même est capable de pondre demain et dans le même journal un article sur le danger créationniste qui menace la recherche et la science !
Source : Libération.